Temps et récit I L'intrigue et le récit historique. Temps et Récit explore après la Métaphore vive, le phénomène central de l'innovation sémantique. Avec la métaphore, celle-ci consistait à produire une nouvelle pertinence de sens par le moyen d'une attribution impertinente. Avec le récit, l'innovation consiste dans l'invention d'une intrigue, des buts, des causes, des hasards, relevant à des titres divers du champ pratique, sont alors rassemblés dans l'unité temporelle d'une action totale et complète. La question philosophique posée par ce travail de composition narrative est celui des rapports entre le temps du récit et celui de la vie et de l'action affective. Plusieurs disciplines sont convoquées à la barre de ce grand débat entre temps et récit, principalement la phénoménologie du temps, l'historiographie et la théorie littéraire du récit de fiction. Temps et Récit I met en place, dans une première partie, la thèse de Paul Ricoeur, qui se précise tout au long des trois tomes, selon laquelle le récit comporte trois rapports " mimétiques " au temps agi et vécu, au temps propre de la mise en intrigue, au temps de la lecture. Dans une deuxième partie, l'ouvrage met ce schéma à l'épreuve sur l'histoire.
Temps et récit Séries
Cette série monumentale explore en profondeur les liens complexes entre le temps, la narration et l'expérience humaine. Elle enquête sur la manière dont les histoires façonnent notre compréhension du passé, du présent et de l'avenir, analysant l'interaction du temps, de l'histoire et de la mémoire dans des contextes philosophiques et littéraires. Les œuvres plongent dans la façon dont la narration construit le sens et l'identité, mêlant ainsi des éléments de phénoménologie, d'historiographie et de théorie littéraire.



Ordre de lecture recommandé
Ce volume est consacré en son entier à mettre à l'épreuve la théorie de la narrativité exposée par la première partie de Temps et Récit, dans la région non plus du récit historique mais, cette fois, du récit de fiction. Analyser ce qu'est la configuration du temps dans et par le récit de fiction, tel sera donc ici l'objet : qui mènera des métamorphoses passées et récentes de l'opération de mise en intrigue, aux modèles de "logique" du récit proposés par les divers structuralismes, aux jeux avec le temps ouverts par la dialectique de l'énonciation et de l'énoncé, enfin à l'ouverture de la fiction sur des mondes imaginaires dans lesquels le temps lui-même est devenu l'enjeu principal. Ce sera la tâche du dernier volume de tenir les promesses formulées au début et de tenter de dire comment récit historique et récit de fiction concourent, en dépit de dissymétries, à refigurer en commun une expérience phénoménologique du temps dont le caractère foncièrement aporétique a été reconnu dès le départ. Comment l'art immémorial de raconter apporte une réponse "poétique" à ces apories, voilà la question qui demeure à l'horizon de toutes les analyses ici présentées.
Temps et récit
- 533pages
- 19 heures de lecture
Le temps raconté Temps et Récit explore, après La Métaphore vive, le phénomène central de l'innovation sémantique. Avec la métaphore, celle-ci consistait à produire une nouvelle pertinence de sens par le moyen d'une attribution impertinente. Avec le récit, l'innovation consiste dans l'invention d'une intrigue : des buts, des causes, des hasards, relevant à des titres divers du champ pratique, sont alors rassemblés dans l'unité temporelle d'une action totale et complète. La question philosophique posée par ce travail de composition narrative est celui des rapports entre le temps du récit et celui de la vie et de l'action affective. Plusieurs disciplines sont convoquées à la barre de ce grand débat entre temps et récit, principalement la phénoménologie du temps, l'historiographie, et la théorie littéraire du récit de fiction. Temps et récit 3 démontre tout d'abord que la phénoménologie, en s'approfondissant, de saint Augustin à Heidegger, aboutit, en regard de la sociologie à une incontournable Aporétique du temps. La seconde section montre comment à ces impasses de la pensée, la Poétique du récit répond en mobilisant, par le canal de la lecture, les ressources entrecroisées de l'histoire et de la fiction.