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Cahiers André Gide 11

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Ce volume couvre les quinze dernières années de la Correspondance. C'est le moment où la collaboration littéraire de Gide et de Dorothy Bussy devient le plus intense. Le ton de Gide change. Son exil en Afrique, la disparition de sa femme, peut-être, lui permettent de mieux dire son affection. "Je crois, écrit-il à son amie, que vous vous êtes mal rendu compte, modeste comme vous êtes et comme je vous aime, de ce que vous avez été pour moi - toujours, et de plus en plus." Par un mouvement inverse, Dorothy Bussy paraît se replier sur une résignation nouvelle. "Souhaiter des lettres d'amour de vous, dira-t-elle un jour, oh oui, je l'ai fait follement, et je le fais encore par accès, mais pas profondément, si je puis dire, pas dans cette vie. Est-ce tout ? Est-ce tout ce que j'aurai à dire sur mon lit de mort ? Allons, ce n'est pas si mal - que je ne regrette pas mon amour, ni votre refus de cet amour." Pourtant, certaines lettres montrent qu'elle est toujours susceptible d'être blessée : le vieillissement, qu'elle décrit de façon pathétique, laisse son coeur intact.

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Cahiers André Gide 11, André Gide, Dorothy Bussy

Langue
Année de publication
1981
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État du livre
Bon
Prix
11,49 €

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Titre
Cahiers André Gide 11
Langue
Français
Éditeur
Gallimard
Publié
1981
Format
souple
ISBN10
2070208192
ISBN13
9782070208197
Séries
Mots clés
Fiction, Classiques
Description
Ce volume couvre les quinze dernières années de la Correspondance. C'est le moment où la collaboration littéraire de Gide et de Dorothy Bussy devient le plus intense. Le ton de Gide change. Son exil en Afrique, la disparition de sa femme, peut-être, lui permettent de mieux dire son affection. "Je crois, écrit-il à son amie, que vous vous êtes mal rendu compte, modeste comme vous êtes et comme je vous aime, de ce que vous avez été pour moi - toujours, et de plus en plus." Par un mouvement inverse, Dorothy Bussy paraît se replier sur une résignation nouvelle. "Souhaiter des lettres d'amour de vous, dira-t-elle un jour, oh oui, je l'ai fait follement, et je le fais encore par accès, mais pas profondément, si je puis dire, pas dans cette vie. Est-ce tout ? Est-ce tout ce que j'aurai à dire sur mon lit de mort ? Allons, ce n'est pas si mal - que je ne regrette pas mon amour, ni votre refus de cet amour." Pourtant, certaines lettres montrent qu'elle est toujours susceptible d'être blessée : le vieillissement, qu'elle décrit de façon pathétique, laisse son coeur intact.