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En 1867, le jeune Verlaine s’octroie un dérivatif frivole : composer une plaquette, Les Amies , qui contient six sonnets consacrés aux amours saphiques et paraîtra clandestinement. Ces quelques pièces, il est tentant de les opposer aux Fêtes galantes , parues quinze mois plus tard ; mais ce serait oublier combien, dans ce recueil qui emprunte son cadre à un xviiie siècle de parodie, couve aussi le désir charnel. Un recueil passéiste ? Un livre bien plutôt où le tour de force du poète est d’évoquer avec justesse les malaises de la jeunesse à la fin du Second Empire, dans un décor d’insouciante et paradoxale légèreté.«Ils n’ont pas l’air de croire à leur bonheur», dit un vers des Fêtes galantes . Mais Verlaine croit au sien lorsqu’il adresse jour après jour à sa future épouse les vingt et une pièces de La Bonne Chanson . Ingénus et sincères, ces poèmes d’amour chaste tranchent sans doute sur le reste de l’œuvre, mais le même savoir-faire s’y retrouve : celui, disait Banville, d’un «artiste toujours aussi savant mais devenu heureux».Edition présentée et annotée par Olivier Bivort.
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Fêtes galantes, Les Amies, La Bonne Chanson, Paul Verlaine
- Langue
- Année de publication
- 2000
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- (souple)
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- Titre
- Fêtes galantes, Les Amies, La Bonne Chanson
- Langue
- Français
- Auteurs
- Paul Verlaine
- Éditeur
- LGF
- Publié
- 2000
- Format
- souple
- Pages
- 192
- ISBN10
- 225316058X
- ISBN13
- 9782253160588
- Séries
- Mots clés
- Fiction, Poésie, Classiques, France, 19e siècle, Anthologies, Livres, Lyrique
- Évaluation
- 3,85 sur 5
- Description
- En 1867, le jeune Verlaine s’octroie un dérivatif frivole : composer une plaquette, Les Amies , qui contient six sonnets consacrés aux amours saphiques et paraîtra clandestinement. Ces quelques pièces, il est tentant de les opposer aux Fêtes galantes , parues quinze mois plus tard ; mais ce serait oublier combien, dans ce recueil qui emprunte son cadre à un xviiie siècle de parodie, couve aussi le désir charnel. Un recueil passéiste ? Un livre bien plutôt où le tour de force du poète est d’évoquer avec justesse les malaises de la jeunesse à la fin du Second Empire, dans un décor d’insouciante et paradoxale légèreté.«Ils n’ont pas l’air de croire à leur bonheur», dit un vers des Fêtes galantes . Mais Verlaine croit au sien lorsqu’il adresse jour après jour à sa future épouse les vingt et une pièces de La Bonne Chanson . Ingénus et sincères, ces poèmes d’amour chaste tranchent sans doute sur le reste de l’œuvre, mais le même savoir-faire s’y retrouve : celui, disait Banville, d’un «artiste toujours aussi savant mais devenu heureux».Edition présentée et annotée par Olivier Bivort.


