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Masse d’individus qui occupent une ville sans parvenir à l’habiter, forçats de la solitude qui échouent toujours à se rencontrer : voilà les hommes modernes selon Dostoïevski.Alors que Pétersbourg se vide, le temps d’un été, le héros des Nuits blanches ouvre les yeux sur cette condition. Abandonné par la ville elle-même, il plonge dans la nuit solitaire : dans ce désert se dessine une silhouette féminine. Dès lors, il n’est plus question d’échapper à la solitude mais de la partager : quatre nuits durant ils seront seuls ensembles.Qui compte sur un alter-ego s’expose pourtant aux désillusions et à l’abandon. Le narrateur du Sous-sol ne l’ignore pas : accomplissant l’œuvre libératrice du progrès, « l’homme du sous-sol » a poussé l’émancipation jusqu’à s’affranchir d’autrui. Reclus dans un appartement aux allures de cave, il entame un long dialogue avec lui-même, convoquant ses inaccomplissements et ses défaites passées. Maintenant libéré des entraves de la vie en communauté, il pourra exercer contre lui-même la plus méticuleuse des tyrannies.Deux virulents récits, deux cris du cœur pour dénoncer la clause qui nous lie abusivement à nous-même.
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Les Nuits blanches - Le Sous-sol, Fjodor Michajlovič Dostojevskij, Robert André
- Langue
- Année de publication
- 1982
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- (souple)
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- Langue
- Français
- Éditeur
- Gallimard
- Publié
- 1982
- Format
- souple
- Pages
- 314
- ISBN10
- 2070373525
- ISBN13
- 9782070373529
- Séries
- Mots clés
- Fiction, Littérature mondiale
- Première publication
- 1848
- Titre original
- Sobranije sočinenij
- Évaluation
- 4,05 sur 5
- Description
- Masse d’individus qui occupent une ville sans parvenir à l’habiter, forçats de la solitude qui échouent toujours à se rencontrer : voilà les hommes modernes selon Dostoïevski.Alors que Pétersbourg se vide, le temps d’un été, le héros des Nuits blanches ouvre les yeux sur cette condition. Abandonné par la ville elle-même, il plonge dans la nuit solitaire : dans ce désert se dessine une silhouette féminine. Dès lors, il n’est plus question d’échapper à la solitude mais de la partager : quatre nuits durant ils seront seuls ensembles.Qui compte sur un alter-ego s’expose pourtant aux désillusions et à l’abandon. Le narrateur du Sous-sol ne l’ignore pas : accomplissant l’œuvre libératrice du progrès, « l’homme du sous-sol » a poussé l’émancipation jusqu’à s’affranchir d’autrui. Reclus dans un appartement aux allures de cave, il entame un long dialogue avec lui-même, convoquant ses inaccomplissements et ses défaites passées. Maintenant libéré des entraves de la vie en communauté, il pourra exercer contre lui-même la plus méticuleuse des tyrannies.Deux virulents récits, deux cris du cœur pour dénoncer la clause qui nous lie abusivement à nous-même.



