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En 1913, Rachilde percevait derrière les pages du Grand Meaulnes une "fée qui vous guette" pour offrir "le don d'enfance". Cette poétisation du réel, qui reste l'un des charmes du roman, a aussi ouvert la voie à un malentendu durable. Peu de romans ont une renommée comparable, et la mort d'Alain-Fournier en 1914 a contribué à faire de lui un jeune homme irrévocable, rendant l'ouvrage unique. Pourtant, beaucoup le lisent superficiellement, prenant pour un texte peu construit ce qui est en réalité un concerto en trois mouvements, une sombre histoire de déception et de désenchantement. Yvonne de Galais évoque la Mélisande de Maeterlinck et Debussy, étant "pas d'ici", tandis qu'Augustin Meaulnes, tel un aérolithe, chamboule tout avant de disparaître, laissant son ami Seurel imaginer ses nouvelles aventures. La simplicité apparente du livre cache une richesse littéraire secrète, allant des récits du Graal à Nerval et Pelléas. Bien que Fournier tente de dissimuler la violence latente chez Meaulnes, celle-ci affleure, tout comme des pulsions sexuelles complexes. Un chapitre finalement retranché et des lettres rassemblées après le roman éclairent la genèse de l'ouvrage, révélant une passion impossible pour Yvonne de Quiévrecourt, rencontrée en 1905, et tissant ensemble un rêve amoureux et une expérience d'écriture unique.
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Le Grand Meaulnes, Alain-Fournier, Philippe Berthier
- Langue
- Année de publication
- 2020
- Reliure
- (rigide)
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- Titre
- Le Grand Meaulnes
- Sous-titre
- Suivi de Choix de lettres, de documents et d’esquisses
- Langue
- Français
- Auteurs
- Alain-Fournier, Philippe Berthier
- Éditeur
- Gallimard
- Publié
- 2020
- Format
- rigide
- Pages
- 640
- ISBN10
- 2072713323
- ISBN13
- 9782072713323
- Séries
- Mots clés
- Fiction, Amour, Classiques, 20e siècle, Littérature française
- Première publication
- 1913
- Titre original
- Le grand Meaulnes
- Évaluation
- 3,7 sur 5
- Description
- En 1913, Rachilde percevait derrière les pages du Grand Meaulnes une "fée qui vous guette" pour offrir "le don d'enfance". Cette poétisation du réel, qui reste l'un des charmes du roman, a aussi ouvert la voie à un malentendu durable. Peu de romans ont une renommée comparable, et la mort d'Alain-Fournier en 1914 a contribué à faire de lui un jeune homme irrévocable, rendant l'ouvrage unique. Pourtant, beaucoup le lisent superficiellement, prenant pour un texte peu construit ce qui est en réalité un concerto en trois mouvements, une sombre histoire de déception et de désenchantement. Yvonne de Galais évoque la Mélisande de Maeterlinck et Debussy, étant "pas d'ici", tandis qu'Augustin Meaulnes, tel un aérolithe, chamboule tout avant de disparaître, laissant son ami Seurel imaginer ses nouvelles aventures. La simplicité apparente du livre cache une richesse littéraire secrète, allant des récits du Graal à Nerval et Pelléas. Bien que Fournier tente de dissimuler la violence latente chez Meaulnes, celle-ci affleure, tout comme des pulsions sexuelles complexes. Un chapitre finalement retranché et des lettres rassemblées après le roman éclairent la genèse de l'ouvrage, révélant une passion impossible pour Yvonne de Quiévrecourt, rencontrée en 1905, et tissant ensemble un rêve amoureux et une expérience d'écriture unique.




































