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Philippe Berthier

    Bibliothèque de la Pléiade - 2: Œuvres
    Bibliothèque de la Pléiade: Le Grand Meaulnes
    Le Père Goriot
    Eugénie Grandet
    • Eugénie Grandet

      • 251pages
      • 9 heures de lecture

      Dans la ville de Saumur vit modestement la famille Grandet : le père ex-tonnelier devenu richissime après de fructueuses spéculations, son épouse, sa fille Eugénie et Nanon la servante. Ces trois femmes vivent sous la terrible coupe du chef de famille, avaricieux maladif. Dans la ville, les beaux partis se disputent l'hypothétique main d'Eugénie dans l'espoir d'épouser la fortune. Mais le cousin d'Eugénie, un dandy parisien, débarque un soir, porteur d'une missive pour son oncle. Sans le savoir, il apporte la nouvelle du suicide de son père ruiné, demandant à son frère de s'occuper de son fils pour l'aider à partir faire fortune aux Indes. L’avaricieux vieillard va se heurter à la candeur et à la générosité d'Eugénie. Balzac a peint crûment, sans concession, les mœurs d'une époque qui n'est finalement pas si éloignée de la nôtre.

      Eugénie Grandet
      3,7
    • Le Père Goriot

      • 314pages
      • 11 heures de lecture

      Rastignac est un jeune provincial qui cherche à s'insérer dans la société parisienne. Il lui manque les manières et l'argent. Pour parvenir, il côtoie les femmes du monde, mais reste attaché à son voisin de la pension Vauquer, le père Goriot, vieillard malheureux abandonné de ses filles. Vautrin, forçat évadé, Marsay, politicien ambitieux, et Rubempré, écrivain talentueux, sont animés du même désir de pouvoir. Ils apprennent, chacun à leur manière, les complicités et les alliances indispensables dans une société gourvernée par les intérêts. Seules figures du désintéressement: le père Goriot, vaincu par son amour paternel, et Mme de Beauséant, abandonnée du Tout-Paris. La passion bout dans cette maison comme dans une cocotte-minute, les pages se tournent toutes seules; c'est que chaque palier de la pension Vauquer est devenu un étage de ce que Balzac vient de concevoir : La Comédie humaine.

      Le Père Goriot
      3,7
    • Bibliothèque de la Pléiade: Le Grand Meaulnes

      Suivi de choix de lettres, de documents et d'esquisses

      • 640pages
      • 23 heures de lecture

      En 1913, Rachilde percevait derrière les pages du Grand Meaulnes une "fée qui vous guette" pour offrir "le don d'enfance". Cette poétisation du réel, qui reste l'un des charmes du roman, a aussi ouvert la voie à un malentendu durable. Peu de romans ont une renommée comparable, et la mort d'Alain-Fournier en 1914 a contribué à faire de lui un jeune homme irrévocable, rendant l'ouvrage unique. Pourtant, beaucoup le lisent superficiellement, prenant pour un texte peu construit ce qui est en réalité un concerto en trois mouvements, une sombre histoire de déception et de désenchantement. Yvonne de Galais évoque la Mélisande de Maeterlinck et Debussy, étant "pas d'ici", tandis qu'Augustin Meaulnes, tel un aérolithe, chamboule tout avant de disparaître, laissant son ami Seurel imaginer ses nouvelles aventures. La simplicité apparente du livre cache une richesse littéraire secrète, allant des récits du Graal à Nerval et Pelléas. Bien que Fournier tente de dissimuler la violence latente chez Meaulnes, celle-ci affleure, tout comme des pulsions sexuelles complexes. Un chapitre finalement retranché et des lettres rassemblées après le roman éclairent la genèse de l'ouvrage, révélant une passion impossible pour Yvonne de Quiévrecourt, rencontrée en 1905, et tissant ensemble un rêve amoureux et une expérience d'écriture unique.

      Bibliothèque de la Pléiade: Le Grand Meaulnes