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Jorge Semprún

    10 décembre 1923 – 7 juin 2011

    Témoin des bouleversements politiques majeurs du XXe siècle, Jorge Semprún a transmuté ses expériences de lutte contre les totalitarismes en littérature. Son œuvre explore en profondeur les tragédies et les horreurs de l'histoire récente, façonnée par ses rencontres personnelles avec des événements tels que l'emprisonnement à Buchenwald. Semprún analyse l'interaction complexe entre mémoire, histoire et écriture, se concentrant souvent sur des dilemmes éthiques et la résilience de l'esprit humain. Sa voix littéraire singulière témoigne de son engagement actif dans la résistance politique, considérant la littérature comme un moyen essentiel pour comprendre et affronter un passé traumatique.

    Jorge Semprún
    La montagne blanche
    Le Mort qu'il faut
    L'écriture ou la vie
    Le grand voyage
    L'algarabie
    Netchaïev est de retour
    • Überlebensübungen

      • 112pages
      • 4 heures de lecture

      In diesen »Überlebensübungen« rekapituliert Jorge Semprún die prägenden Situationen und Erfahrungen seiner frühen Jahre. Er fragt: Wie kann einer überleben, der jeden Moment damit rechnen muss, verhaftet zu werden? Und nicht nur überleben, sondern überdies politisch handeln, verschiedene Missionen als Kämpfer der Résistance ausführen, und zwar in beständiger Todesgefahr? Dabei rückt Semprún eine Erfahrung in den Mittelpunkt, die den moralischen Glutkern seines gesamten späteren Denkens und Schreibens bilden sollte – die Erfahrung der Folter. Mit unverstelltem Blick für das Schlimme nähert sich Semprún diesen qualvollen, nicht erzählbaren und deshalb umso bedrohlicheren Momenten seiner Vergangenheit, in Andeutungen und Evokationen von bleibenden Schreckensreflexen. Und behauptet so – auch dies eine fundamentale Einübung ins Überleben – die unveräußerliche Würde des Einzelnen gegen den menschenverachtenden Lärm, den Furor der Geschichte.

      Überlebensübungen2013
    • L'écriture ou la vie

      suivi de "Adieu, vive clarté"

      • 659pages
      • 24 heures de lecture

      Déporté à Buchenwald, membre d'un des réseaux anglais de résistance Buckmaster, devenu l'un des dirigeants des communistes espagnols du camp, Jorge Semprun est libéré par les troupes de Patton en 1945. Ce récit montre comment, avec l'aide d'une femme, et dans les tourments de l'écriture, il lui aura fallu quinze ans pour accepter la vie.--------------------"Ce livre est le récit de la découverte de l'adolescence et de l'exil, des mystères de Paris, du monde, de la féminité. Aussi, surtout sans doute, de l'appropriation de la langue française. L'expérience de Buchenwald n'y est pour rien, n'y porte aucune ombre. Aucune lumière non plus. Voilà pourquoi, en écrivant Adieu, vive clarté..., il m'a semblé retrouver une liberté perdue, comme si je m'arrachais à la suite de hasards et de choix qui ont fini par me composer une sorte de destin. Une biographie, si l'on préfère moins de solennité.Même si le hasard ou la chance m'avaient évité de tomber dans le piège de la Gestapo, même si mon maître Maurice Halbwachs n'avait pas agonisé dans mes bras, au block 56 de Buchenwald, j'aurais été ce garçon de quinze ans qui découvrait l'éblouissante infortune de la vie, ses joies aussi, inouïes, à Paris, entre les deux guerres de son adolescence. M'y voilà de nouveau." Jorge Semprun.

      L'écriture ou la vie2011
    • Vingt ans et un jour

      roman

      • 302pages
      • 11 heures de lecture

      Vingt ans et un jour est la peine que la justice franquiste réservait aux dirigeants politiques de l'opposition clandestine. Jorge Semprún nous offre, sous ce titre, le portrait intime d'une Espagne toujours meurtrie par la guerre, mais qui rêve d'avenir et de réconciliation. Plusieurs récits - plusieurs histoires - conduiront le lecteur à l'intérieur d'une surprenante nébuleuse romanesque et théâtrale où les apparences sont toujours trompeuses et où le narrateur même s'avance masqué.

      Vingt ans et un jour2003
      3,5
    • Le Mort qu'il faut

      • 196pages
      • 7 heures de lecture

      Ce récit autobiographique se déroule en décembre 1944, pendant l'internement de Jorge Semprun à Buchenwald. Il évoque un épisode poignant de sa vie, faisant suite à ses précédents ouvrages. Un ami lui suggère d'écrire sur une nuit marquante au Revier, incitant Semprun à explorer des souvenirs intenses. Né à Madrid en 1923, il s'installe à Paris en 1939. Résistant sous l'occupation allemande, il est arrêté et déporté à Buchenwald. Après sa libération, il s'engage dans la clandestinité en Espagne, affilié au Parti communiste en exil. Sa carrière littéraire le propulse parmi les écrivains les plus influents et lus de son temps. Semprun a écrit de nombreux ouvrages, dont certains ont reçu des distinctions prestigieuses, tels que le Prix Formentor et le Prix Femina. En tant que ministre de la Culture en Espagne de 1988 à 1991, il a également marqué la scène politique. "Veinte anos y un dia", sa première œuvre rédigée en espagnol, illustre parfaitement son expérience de la post-guerre et de la résistance antifranquiste. Son écriture, riche et évocatrice, témoigne de son engagement et de sa mémoire, offrant une réflexion profonde sur l'histoire et l'identité.

      Le Mort qu'il faut2001
      3,9
    • Le retour de Carola Neher

      • 57pages
      • 2 heures de lecture

      Fuyant les média, qui l'ont découvert. le dernier survivant des camps nazis se réfugie aux alentours de Buchenwald dans le parc du château du Belvédère. Un cimetière militaire soviétique en occupe une partie. Lieu idéal pour y rêver à son histoire personnelle. à l'histoire de l'Allemagne qu'incarne dramatiquement le destin de Carola Neher. jeune comédienne chassée de son pars par le nazisme, disparue ensuite dans le goulag stalinien.

      Le retour de Carola Neher1998
    • Adieu, vive clarté...

      • 288pages
      • 11 heures de lecture

      "Ce livre est le récit de la découverte de l'adolescence et de l'exil, des mystères de Paris, du monde, de la féminité. Aussi, surtout sans doute, de l'appropriation de la langue française. L'expérience de Buchenwald n'y est pour rien, n'y porte aucune ombre. Aucune lumière non plus. Voilà pourquoi, en écrivant Adieu, vive clarté..., il m'a semblé retrouver une liberté perdue, comme si je m'arrachais à la suite de hasards et de choix qui ont fini par me composer une sorte de destin. Une biographie, si l'on préfère moins de solennité.Même si le hasard ou la chance m'avaient évité de tomber dans le piège de la Gestapo, même si mon maître Maurice Halbwachs n'avait pas agonisé dans mes bras, au block 56 de Buchenwald, j'aurais été ce garçon de quinze ans qui découvrait l'éblouissante infortune de la vie, ses joies aussi, inouïes, à Paris, entre les deux guerres de son adolescence.M'y voilà de nouveau." Jorge Semprun.

      Adieu, vive clarté...1998
      3,7
    • Vzpomínky muže, který v mládí přežil Buchenwald, a po válce se pokouší traumatu zbavit jednak intenzivním milostným životem, jednak psaním o svých zážitcích. Původem španělský autor, známý filmový scenárista, své zážitky z francouzského odboje a posléze z koncentračního tábora převedl do podoby memoárového románu, v němž hlavní slovo mají filozofické úvahy a rozpravy, spolu s reminiscencemi a citacemi děl básníků, kteří jej v průběhu života ovlivnili. Je to taková hostina filozofů a francouzských intelektuálů nad problémem holocaustu.

      Psaní nebo život1997
      3,2
    • Schweigen ist unmöglich

      • 54pages
      • 2 heures de lecture

      Ein Gespräch zwischen zwei Überlebenden der Konzentrationslager: Jorge Semprún, dem Widerstandskämpfer, der 1943 in deutsche Gefangenschaft gerät, danach in das Konzentrationslager Buchenwald deportiert wird; Elie Wiesel, 1944 als Jude zunächst nach Auschwitz gebracht, wo mehrere seiner Familienmitglieder umkommen, dann nach Buchenwald verlegt, wo auch sein Vater stirbt. Dieses Gespräch beschwört die gemeinsamen wie die unterschiedlichen Erfahrungen von Jorge Semprún und Elie Wiesel, die exemplarisch sind für viele Opfer des Nazi-Terrors. Sie sprechen über die schwierige Aufnahme nach der Befreiung, über Erinnerung und Schreiben.

      Schweigen ist unmöglich1997
      4,6
    • Jorge Semprún wurde am 10. Dezember 1923 in Madrid geboren. Mit 14 Jahren musste er bei Beginn des spanischen Bürgerkrieges mit seiner Familie nach Paris fliehen. Dort besuchte er das Lycée Henri IV und studiert Philosophie an der Sorbonne. 1941 trat er unter dem Pseudonym ›Gérard‹ der kommunistischen Résistance-Bewegung ›Francs-Tireurs et Partisans‹ bei. Die deutsche Gestapo verhaftete ihn 1943, und Semprun wurde in das KZ Buchenwald deportiert. Nach der Befreiung 1945 kehrte er nach Paris zurück. Ab 1953 koordinierte er als Mitglied des ZK der spanischen Exil-KP im Geheimen den Widerstand gegen das Franco-Regime in Paris. Unter dem Pseudonym Federico Sánchez arbeitete er zwischen 1957 und 1962 im Untergrund der kommunistischen Partei im franquistischen Spanien. 1964 wurde er wegen Abweichung von der Parteilinie aus der KP ausgeschlossen. Seitdem widmete sich Semprun seiner schriftstellerischen Tätigkeit. In den sechziger Jahren wurde er erstmals als Drehbuchautor bekannt; mit berühmten Filmen wie beispielsweise La guerre est finie (Der Krieg ist aus) von 1966, Z von 1968 und L'aveu (Das Geständnis) von 1970. Nach seiner Amtszeit als spanischer Kultusminister von 1988 - 1991 lebte Jorge Semprún bis zu seinem Tod (2011) in Paris.

      Edition Suhrkamp: Blick auf Deutschlands Zukunft1995
    • L'écriture ou la vie

      • 397pages
      • 14 heures de lecture

      Déporté à Buchenwald, membre d'un des réseaux anglais de résistance Buckmaster, devenu l'un des dirigeants des communistes espagnols du camp, Jorge Semprun est libéré par les troupes de Patton en 1945. Ce récit montre comment, avec l'aide d'une femme, et dans les tourments de l'écriture, il lui aura fallu quinze ans pour accepter la vie.

      L'écriture ou la vie1995
      4,2
    • Netchaïev est de retour

      roman

      • 336pages
      • 12 heures de lecture

      De la Seconde Guerre mondiale, à 1986, "de la grandeur des résistants d'autrefois à la folie des terroristes d'aujourd'hui" (J.B. Michel). Un roman policier sophistiqué, culturel (on cite Duras et Cioran), d'une "sombre complexité" destiné aux lecteurs prêts à accepter la recette de Semprun : "il faut souvent perdre le fil du récit pour raconter l'essentiel d'une histoire."

      Netchaïev est de retour1987
      4,6
    • La montagne blanche

      • 309pages
      • 11 heures de lecture

      Week-end en Normandie. Une maison au bord de la Seine. Trois hommes s'y retrouvent. Ils ont en commun la tourmente européenne qu'ils ont traversée depuis les années quarante jusqu'à ce jour, l'écroulement de leurs utopies et un inlassable goût pour les femmes. Pour le même type de femme, d'ailleurs : la même femme, la femme elle-même. Passionnés par l'inaccessible finalité de leur art - Antoine de Stermania est peintre, Juan Larrea est écrivain et Karel Kepela metteur en scène -, leurs amours s'entrecroisent dans le lacis de leur mémoire. Madrid ou Venise et leurs musées, Prague ou Zurich chargées d'histoire ont vu leurs rencontres avec les traces des événements qui ont marqué le siècle. Avec les femmes aussi, séduites mais rétives. Dans l'ombre portée de Kafka - dont l'oeuvre et la vie ont hanté à des titres divers celles des trois amis -, l'obsession de leurs origines, la découverte d'une intime vérité inexplorable, les dérives de l'amour infidèle et fou déferlent pendant deux journées d'avril 1982 sur ce qui leur reste d'un obscur goût de vivre.

      La montagne blanche1987
      3,6
    • Montand

      La vita continua

      • 231pages
      • 9 heures de lecture
      Montand1984
    • L'algarabie

      • 446pages
      • 16 heures de lecture

      Raconter le dernier jour de la vie d'un Espagnol émigré à Paris, n'est-ce pas, pour l'écrivain qui signe ces pages, comme d'écrire et livrer avant terme quelque roman autobiographique posthume ?

      L'algarabie1981
      4,3
    • Quel beau dimanche

      • 437pages
      • 16 heures de lecture

      "Avais-je rêvé ma vie à Buchenwald ? Ou bien, tout au contraire, ma vie n'était-elle qu'un rêve depuis mon retour de Buchenwald ?" Quel beau dimanche, que Semprun tient pour son livre "essentiel", sera cette vertigineuse recherche d'identité d'un double rescapé du nazisme et du stalinisme. Ici, l'ancien dirigeant du Parti communiste espagnol clandestin, en homme presque suspect à lui-même, cherche à dire, à comprendre quelle fut son histoire dans l'histoire du siècle. Inspiré, et même commandé par la lecture d'Une journée d'Ivan Denissovitch de Soljenitsyne, ce livre est aussi une réflexion irréductible sur la mort de la Révolution.

      Quel beau dimanche1980
      3,9
    • Federico Sanchez vous salue bien

      • 333pages
      • 12 heures de lecture

      Federico Sanchez, c'est le nom sous lequel se cachait, au temps du franquisme, le militant Jorge Semprun, pourtant issu d'une vieille et grande famille espagnole. Tout cela est bien loin déjà : le marxiste d'hier, devenu ministre de la Culture, a servi une monarchie réconciliée avec la démocratie. Comment s'est fait le passage de l'un à l'autre ? Qu'a-t-il été perdu et sauvegardé du combat d'un demi-siècle ? Que reste-t-il de l'idéal dans les aléas et les petitesses de la politique au jour le jour ? C'est à ces questions et à bien d'autres que répond ce livre de souvenirs, Hemingway et Juan Carlos, Raïssa Gorbatchev et Primo Levi, Felipe Gonzalez et le torero Dominguin, sont quelques-unes des figures qu'on y croisera. Mais surtout on y découvrira l'Espagne de la "movida", dépeinte avec la vigueur et la lucidité du romancier de Netchaïev est de retour : un écrivain et un homme dont la mémoire rencontre à chaque pas l'histoire de ce siècle.

      Federico Sanchez vous salue bien1977
      3,0
    • Ramón Mercader est le nom de l'assassin de Léon Trotski. Ce nom incarne l'histoire sanglante qui s'étend de la Révolution d'Octobre jusqu'à l'assassinat de celui qui a contribué à sa victoire. Ramón Mercader est également le nom de code du héros de ce roman, qui, en tant qu'agent secret soviétique, opère en Espagne et se retrouve à Amsterdam dans un combat mortel contre la CIA. Cette similitude de noms suscite l'angoisse et l'effroi chez tous ceux qui sont entraînés dans ce conflit : cette histoire sanglante prendra-t-elle un jour fin ? L'utopie pour laquelle on se bat deviendra-t-elle un jour réalité ?

      La deuxième mort de Ramón Mercader1969
      2,7
    • Románová prvotina španělského autora, žijícího od pádu Španělské republiky v exilu a píšícího francouzsky. Hrdinou a vypravěčem románu je autor sám. V roce 1939 odchází jako šestnáctiletý student lycea ze Španělska, zapojuje se do odboje, v zimě 1942 je zatčen gestapem a po krátkém věznění v Compiègne je dopravován v zaplombovaném vagónu do koncentračního tábora u Výmaru. Na tomto jednoduchém obsahu je vybudováno vrcholné umělecké dílo o životě a smrti, svobodě a otroctví, zbabělosti a hrdinství, dílo, které bylo v roce 1963 poctěno cenou Formentoru.

      Velká cesta1967
    • Le grand voyage

      • 280pages
      • 10 heures de lecture

      «Il y a cet entassement des corps dans le wagon, cette lancinante douleur dans le genou droit. Les jours, les nuits. Je fais un effort et j'essaye de compter les jours, de compter les nuits. Ça m'aidera peut-être à y voir clair. Quatre jours, cinq nuits. Mais j'ai du mal à compter ou alors il y a des jours qui se sont changés en nuits. J'ai des nuits en trop ; des nuits à revendre. Un matin, c'est sûr, c'est un matin que ce voyage a commencé...» Gasping for breath in a cattle truck occupied by 119 other men, a young Spaniard captured fighting with the French Resistance counts off the days and nights as the train rolls slowly but inexorably toward Buchenwald. On the five seemingly endless days of the journey, he has conversations that send him into daydreams about his childhood or set him fighting Resistance battles over again. He describes the temporary holding prison where the names of distant concentration camps are spoken of in whispers - their individual horrors discussed, rated, contemplated. In chilling detail, the trip with those 119 men - some fearful, some defiant - is evoked, along with his own confusion, anger, and bitter resignation. When at last the fantastic, Wagnerian gates to Buchenwald come into sight, the young Spaniard is left alone to face the camp.

      Le grand voyage1964
      4,2