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Jorge Semprún

    10 décembre 1923 – 7 juin 2011

    Témoin des bouleversements politiques majeurs du XXe siècle, Jorge Semprún a transmuté ses expériences de lutte contre les totalitarismes en littérature. Son œuvre explore en profondeur les tragédies et les horreurs de l'histoire récente, façonnée par ses rencontres personnelles avec des événements tels que l'emprisonnement à Buchenwald. Semprún analyse l'interaction complexe entre mémoire, histoire et écriture, se concentrant souvent sur des dilemmes éthiques et la résilience de l'esprit humain. Sa voix littéraire singulière témoigne de son engagement actif dans la résistance politique, considérant la littérature comme un moyen essentiel pour comprendre et affronter un passé traumatique.

    Jorge Semprún
    Federico Sanchez vous salue bien
    La montagne blanche
    L'écriture ou la vie
    L'algarabie
    Autobiographie de Federico Sanchez
    Le grand voyage
    • Le grand voyage

      • 280pages
      • 10 heures de lecture

      «Il y a cet entassement des corps dans le wagon, cette lancinante douleur dans le genou droit. Les jours, les nuits. Je fais un effort et j'essaye de compter les jours, de compter les nuits. Ça m'aidera peut-être à y voir clair. Quatre jours, cinq nuits. Mais j'ai du mal à compter ou alors il y a des jours qui se sont changés en nuits. J'ai des nuits en trop ; des nuits à revendre. Un matin, c'est sûr, c'est un matin que ce voyage a commencé...» Gasping for breath in a cattle truck occupied by 119 other men, a young Spaniard captured fighting with the French Resistance counts off the days and nights as the train rolls slowly but inexorably toward Buchenwald. On the five seemingly endless days of the journey, he has conversations that send him into daydreams about his childhood or set him fighting Resistance battles over again. He describes the temporary holding prison where the names of distant concentration camps are spoken of in whispers - their individual horrors discussed, rated, contemplated. In chilling detail, the trip with those 119 men - some fearful, some defiant - is evoked, along with his own confusion, anger, and bitter resignation. When at last the fantastic, Wagnerian gates to Buchenwald come into sight, the young Spaniard is left alone to face the camp.

      Le grand voyage
      4,6
    • Autobiographie de Federico Sanchez

      • 314pages
      • 11 heures de lecture

      Mémoires, témoignage, réflexion politique, ce livre n'offre pas seulement une histoire critique du Parti communiste espagnol et de toute une génération de militants anti-franquistes. Il révèle ce qui, du Grand Voyage à L'Ecriture ou la Vie, est une part essentielle de l'oeuvre de Jorge Sempnin : l'engagement sans faille envers la nécessaire révolte de l'homme qui rend l'art inséparable de la vie, au risque de l'erreur et même de la mort.

      Autobiographie de Federico Sanchez
      5,0
    • Raconter le dernier jour de la vie d'un Espagnol émigré à Paris, n'est-ce pas, pour l'écrivain qui signe ces pages, comme d'écrire et livrer avant terme quelque roman autobiographique posthume ?

      L'algarabie
      4,2
    • L'écriture ou la vie

      • 397pages
      • 14 heures de lecture

      Déporté à Buchenwald, membre d'un des réseaux anglais de résistance Buckmaster, devenu l'un des dirigeants des communistes espagnols du camp, Jorge Semprun est libéré par les troupes de Patton en 1945. Ce récit montre comment, avec l'aide d'une femme, et dans les tourments de l'écriture, il lui aura fallu quinze ans pour accepter la vie.

      L'écriture ou la vie
      4,1
    • La montagne blanche

      • 309pages
      • 11 heures de lecture

      Week-end en Normandie. Une maison au bord de la Seine. Trois hommes s'y retrouvent. Ils ont en commun la tourmente européenne qu'ils ont traversée depuis les années quarante jusqu'à ce jour, l'écroulement de leurs utopies et un inlassable goût pour les femmes. Pour le même type de femme, d'ailleurs : la même femme, la femme elle-même. Passionnés par l'inaccessible finalité de leur art - Antoine de Stermania est peintre, Juan Larrea est écrivain et Karel Kepela metteur en scène -, leurs amours s'entrecroisent dans le lacis de leur mémoire. Madrid ou Venise et leurs musées, Prague ou Zurich chargées d'histoire ont vu leurs rencontres avec les traces des événements qui ont marqué le siècle. Avec les femmes aussi, séduites mais rétives. Dans l'ombre portée de Kafka - dont l'oeuvre et la vie ont hanté à des titres divers celles des trois amis -, l'obsession de leurs origines, la découverte d'une intime vérité inexplorable, les dérives de l'amour infidèle et fou déferlent pendant deux journées d'avril 1982 sur ce qui leur reste d'un obscur goût de vivre.

      La montagne blanche
      3,6
    • Federico Sanchez vous salue bien

      • 333pages
      • 12 heures de lecture

      Federico Sanchez, c'est le nom sous lequel se cachait, au temps du franquisme, le militant Jorge Semprun, pourtant issu d'une vieille et grande famille espagnole. Tout cela est bien loin déjà : le marxiste d'hier, devenu ministre de la Culture, a servi une monarchie réconciliée avec la démocratie. Comment s'est fait le passage de l'un à l'autre ? Qu'a-t-il été perdu et sauvegardé du combat d'un demi-siècle ? Que reste-t-il de l'idéal dans les aléas et les petitesses de la politique au jour le jour ? C'est à ces questions et à bien d'autres que répond ce livre de souvenirs, Hemingway et Juan Carlos, Raïssa Gorbatchev et Primo Levi, Felipe Gonzalez et le torero Dominguin, sont quelques-unes des figures qu'on y croisera. Mais surtout on y découvrira l'Espagne de la "movida", dépeinte avec la vigueur et la lucidité du romancier de Netchaïev est de retour : un écrivain et un homme dont la mémoire rencontre à chaque pas l'histoire de ce siècle.

      Federico Sanchez vous salue bien
      3,5
    • Adieu, vive clarté...

      • 288pages
      • 11 heures de lecture

      "Ce livre est le récit de la découverte de l'adolescence et de l'exil, des mystères de Paris, du monde, de la féminité. Aussi, surtout sans doute, de l'appropriation de la langue française. L'expérience de Buchenwald n'y est pour rien, n'y porte aucune ombre. Aucune lumière non plus. Voilà pourquoi, en écrivant Adieu, vive clarté..., il m'a semblé retrouver une liberté perdue, comme si je m'arrachais à la suite de hasards et de choix qui ont fini par me composer une sorte de destin. Une biographie, si l'on préfère moins de solennité.Même si le hasard ou la chance m'avaient évité de tomber dans le piège de la Gestapo, même si mon maître Maurice Halbwachs n'avait pas agonisé dans mes bras, au block 56 de Buchenwald, j'aurais été ce garçon de quinze ans qui découvrait l'éblouissante infortune de la vie, ses joies aussi, inouïes, à Paris, entre les deux guerres de son adolescence.M'y voilà de nouveau." Jorge Semprun.

      Adieu, vive clarté...
      3,7
    • Quel beau dimanche

      • 437pages
      • 16 heures de lecture

      "Avais-je rêvé ma vie à Buchenwald ? Ou bien, tout au contraire, ma vie n'était-elle qu'un rêve depuis mon retour de Buchenwald ?" Quel beau dimanche, que Semprun tient pour son livre "essentiel", sera cette vertigineuse recherche d'identité d'un double rescapé du nazisme et du stalinisme. Ici, l'ancien dirigeant du Parti communiste espagnol clandestin, en homme presque suspect à lui-même, cherche à dire, à comprendre quelle fut son histoire dans l'histoire du siècle. Inspiré, et même commandé par la lecture d'Une journée d'Ivan Denissovitch de Soljenitsyne, ce livre est aussi une réflexion irréductible sur la mort de la Révolution.

      Quel beau dimanche
      3,9
    • Vingt ans et un jour

      roman

      • 302pages
      • 11 heures de lecture

      Vingt ans et un jour est la peine que la justice franquiste réservait aux dirigeants politiques de l'opposition clandestine. Jorge Semprún nous offre, sous ce titre, le portrait intime d'une Espagne toujours meurtrie par la guerre, mais qui rêve d'avenir et de réconciliation. Plusieurs récits - plusieurs histoires - conduiront le lecteur à l'intérieur d'une surprenante nébuleuse romanesque et théâtrale où les apparences sont toujours trompeuses et où le narrateur même s'avance masqué.

      Vingt ans et un jour
      3,4