Jean Genet fut l'un des écrivains français les plus importants du XXe siècle, reconnu comme poète, romancier, dramaturge et essayiste politique. Ses œuvres, dont beaucoup furent considérées comme scandaleuses lors de leur parution initiale, sont aujourd'hui célébrées comme des classiques de la littérature moderne. L'écriture de Genet explore la vie des figures marginales de la société, abordant des thèmes complexes de moralité, d'identité et de rébellion. Son style distinctif, caractérisé par des images provocatrices et une intense profondeur émotionnelle, a laissé une marque indélébile sur le paysage littéraire.
Dieser Band versammelt Artikel, Reden und Essays von Jean Genet, die seine öffentliche Präsenz und politischen Engagement dokumentieren. Er behandelt Themen von sozialer Ungerechtigkeit bis zur Solidarität mit Ausgestoßenen. Enthalten sind weitgehend unveröffentlichte Texte, einschließlich der berühmten May Day Speech von 1970.
"Чудо о розе", второй роман Жана Жене, - пожалуй, одно из самых трогательных и романтических произведений французского писателя. Роман был написан в тюрьме, где Жене отбывал срок за дезертирство, бродяжничество, воровство и подделку документов
"Je transportais avec moi un tel fardeau de détresse que toute ma vie, j'étais sûr, se passerait à errer." Phrase prémonitoire et lucide, Genet, toute sa vie, erra - entre crises et fulgurances créatrices. Orphelin sans bien ni instruction né en 1910, Genet bâtit seul son destin comme on compose un roman. Il trouve le salut en pleine guerre, enfermé dans une cellule de prison, par le récit de ses turpitudes de voleur, de pédéraste et de traître. Libéré en 1944, il invente des drames baroques et provocants et joue, à sa façon, sur la scène du monde. Il poursuit son chemin poétique en s'engageant pour les Panthères noires aux États-Unis et pour les Palestiniens à qui il rend un ultime hommage dans une oeuvre joyeuse, qu'il écrit avant de mourir.Arnaud Malgorn raconte ici la vie et l'oeuvre de ce marginal exemplaire. Marginal, Genet l'est demeuré toute sa vie. Exemplaire, il le fut, car jamais il ne s'est laissé fixer, figer. Quinze ans après la mort de Genet, son oeuvre paraît toujours aussi visionnaire.
Vous me reprochez d’écrire en bon français? Premièrement, ce que j’avais à dire à l’ennemi, il fallait le dire dans sa langue, pas dans la langue étrangère qu’aurait été l’argot. Seul un Céline pouvait le faire. Il fallait un docteur, médecin des pauvres, pour oser écrire l’argot. Lui, il a pu changer le français bien correct de sa première thèse de médecine en un argot, avec des points de suspension, etc. Le détenu que j’étais ne pouvait pas faire ça, il fallait que je m’adresse, dans sa langue justement, au tortionnaire.
El escenario de la célebre obra de Jean Genet es un burdel que atiende a sensibilidades refinadas y gustos peculiares. Aquí, hombres de todos los ámbitos de la vida se visten con las ropas de sus fantasías y las representan: un hombre de la compañía de gas lleva la túnica y la mitra de un obispo; otro cliente se convierte en un juez flagelante, y otro más en un general victorioso, mientras que un empleado de banco profana a la Virgen María. Estas diversiones disfrazadas tienen lugar mientras afuera una revolución asola, aislando el burdel del resto de la ciudad controlada por los rebeldes. En una impactante serie de escenas macabras y climáticas, Genet presenta su visión cáustica del hombre y la sociedad.
C'est en prison, provoqué par des camarades de cellule qui s'essayaient à imaginer de médiocres pièces sentimentales, que Genet rédigea les strophes du "Condamné à mort" et la dédicace en prose à Maurice Pilorge. En prison aussi qu'il écrivit"Marche funèbre","La galère", "La parade". Autant de poèmes qui sont comme des ex-votos ou comme des bouteilles à la mer.
Un giorno in uno squallido scompartimento di terza classe, lo sguardo di Genet incontra quello di un ignoto viaggiatore dall'aspetto ripugnante. E' la rivelazione, prodigiosa e decisiva, dell'identità degli uomini, dell'identità che circola incessantemente fra gli uomini. Una rivelazione capace di accendere pensieri terribili, ma anche abbaglianti riflessioni sui dipinti di Rembrandt come sculture di Giacometti, che nella loro indistruttibile e innocente nudità concentrano ciò che vi è di più irriducibile nell'uomo: "la solitudine di un essere esattamente equivalente a qualsiasi altro"... La raccolta, che comprende testi apparsi fra il 1949 e il 1967 e consente di ripercorrere l'intera attività di Genet, include anche i "Frammenti".
Le Bagne est la queue de comète carcérale de Genet : de 1942, où il ébaucha Haute Surveillance, à 1964, où il abandonna la rédaction du Bagne, Genet n'a cessé d'ériger l'enfermement en idéal d'une vie essentialisée, car proche de la mort. Cayenne est pour lui le nouvel Eden, paradis perdu auquel seul le crime permet d'ajouter un éclair de totale réalisation de soi avant que le couteau de la guillotine n'en vienne sanctifier la perte. A ce jeu de qui perd gagne jouent les forçats Rocky, Ferrand et Fornalo : d'abord rivaux, ils finiront par reconnaître qu'ils sont à égalité de haine et de pouvoir pour tromper et ridiculiser les maîtres du bagne. Dans ce lieu clos s'anime, traitée avec humour et sarcasme, une société d'exclus -bagnards aussi bien que gardiens- malfaisants et retors, tout ensemble lucides et aliénés par leurs rêves. Le Bagne met un point d'orgue en même temps que de suspension à l'œuvre théâtrale de Genet.
Hometown and host to talents as diverse as Richard Wright, David Mamet, Maya Angelou, Saul Bellow, and Mike Royko, Chicago boasts a rich tradition of writers who have helped shape our sense of the city even as the city informs their best work. It's "a writer's town . . . a fighter's town," according to Nelson Algren, and this anthology proves it. With a striking new cover, Chicago Stories collects the most evocative writing on the city, its gritty realism, and indomitable spirit.
Anfang Dezember 1983 hielt sich Jean Genet in Begleitung von Leila Chahid in Wien auf. Er war auf Einladung einer der UNO nahestehenden Organisation nach Österreich gekommen, um als Augenzeuge über das Massaker zu berichten, das 1982 im Palästinenserlager Chatila stattgefunden hatte. Bei dieser Gelegenheit nahm Rüdiger Wischenbart ein Interview auf, das auf Genets Wunsch zunächst allein sein Verhältnis zu den Palästinensern verdeutlichen sollte, sich aber im Laufe des Gesprächs auch anderen Themen öffnete und für die Charakteristik seines Denkens bezeichnend ist.
"Elle" appartient aux écrits posthumes de Jean Genet. Destinée à l'origine à l'acteur Michel de Ré, la pièce avait été composée en grande partie et d'un seul trait à l'automne de 1955. Genet se trouvait alors en Suède où il venait tout juste d'achever d'écrire la première version du Balcon. De retour à Paris, il termine "Elle" mais délaisse aussitôt la pièce pour entreprendre la rédaction des Nègres dont il avait déjà établi le canevas. Absorbé par ses projets, il n'a guère l'occasion de revenir sur le texte initial et après avoir un moment envisagé de le publier dans le même volume que Les Nègres, il y renonce, estimant les deux pièces de nature trop différente. Ainsi "Elle" demeura-t-elle inédite jusqu'à nos jours.
"Décor: une cellule de prison. Personnages: le surveillant et trois détenus. Dans ce huis clos, tout est drame: un lit défait, unmot de trop. Mais la tragédie naît d'une femme absente"--Publisher's note.
L'étrange journal de bord des quinze années de périgrinations au Moyen-Orient, et en particulier parmi les Palestiniens, de cet écrivain qui sut très jeune qu'il ne pourrait être que "vagabond et voleur". Avant tout Genet parle de Genet, comme l'écrit en substance A. Cohen-Solal dans ##Le Nouvel Observateur##.
Die 1966 in Paris inszenierte Aufführung von Jean Genets "Die Bildschirme" durch die Jean-Louis Barrault-Madeleine Renaud Company war äußerst umstritten. Geschrieben zur Zeit des Algerischen Krieges, galt es zunächst als unaufführbar in Frankreich aufgrund der gewalttätigen politischen Reaktionen, die es hervorrufen würde. Die Produktion von Barrault-Renaud wurde vom angesehenen Roger Blin geleitet, und während der mehreren Monate dauernden Proben, die Genet besuchte, schrieb er eine Reihe von Briefen und Notizen an Blin, in denen er seine Ansichten zu jedem Aspekt der Inszenierung darlegte. Seine Kommentare befassen sich mit den Details dieses Stücks und dieser Produktion, gehen jedoch darüber hinaus und ergeben eine präzise und faszinierende Zusammenstellung von Jean Genets Theaterkonzept. Dieser Band enthält auch zwei Essays von Genet, die ursprünglich in der französischen Zeitschrift Un Tel veröffentlicht wurden, in denen er seine eindrucksvollen und sehr persönlichen Ansichten über das Leben und die Kunst darlegt.
Parmi les poètes qui peignent et les peintres qui écrivent, Jean Genet se distingue en tant que poète écrivant sur un peintre : Alberto Giacometti. Il a rencontré régulièrement Giacometti (1901–1966) dans son atelier, où il a consigné ses expériences et réflexions sous forme de dialogue. Ce dialogue extérieur se déroule entre le sculpteur et peintre et le écrivain, tandis que le dialogue intérieur se tient entre Genet et l'œuvre de Giacometti. Le résultat est un réseau virtuose d'observations, de pensées et de commentaires d'Alberto Giacometti. Genet capture ainsi la quête de Giacometti pour l'œuvre parfaite, tout en révélant ses propres émotions et la fascination que suscitent les œuvres de ce grand artiste. Ce livre offre une plongée unique dans l'univers artistique de Giacometti, mêlant réflexions personnelles et exploration de la créativité.
Bibliophil ausgestattetes Poem von Jean Genet, ins Deutsche übertragen von Gerhard Edler. Enthält Illustrationen von Markus Vallazza und zwei Vorzugsausgaben: eine mit 7 Radierungen und eine mit jeweils einem Unikat des Bozener Künstlers.
Jean Genet, ein Erweckter, Komödiant, Märtyrer. Ein Rebell, der sich mit seiner Persönlichkeit und seinem Werk gegen die Welt der Städter, ihre Bräuche und ihr heuchlerisches Leben auflehnt. In diesem eindringlichen Text bringt Genet auch seine politische Haltung zum Ausdruck: Ein schneeweißer Schwarzer in Palästina.
Dieser Band erneuert unsere Sicht auf Genets Theaterwerk. Jede der Stücke wird in ihrer endgültigen Version veröffentlicht, gefolgt, wenn nötig, von der ursprünglichen Version. Unveröffentlichte Texte (eine vollständige erste Version von Haute surveillance, Szenen oder Tableaus, die als Manuskripte oder Typoskripte vorliegen, Auszüge aus korrigierten Druckfahnen) ergänzen die bereits bekannten Texte. Le Bagne, das nur teilweise veröffentlicht wurde, wird in einer stark erweiterten Version angeboten. Schließlich werden Genets kritische Texte, seine Briefe zum Theater und verschiedene nicht auffindbare oder unveröffentlichte Dokumente in drei eigenständigen Abschnitten gesammelt.
Les deux bonnes sont là — les dévouées servantes ! Devenez plus belle pour les mépriser. Nous ne vous craignons plus. Nous sommes enveloppées, confondues dans nos exhalaisons. dans nos fastes, dans notre haine pour vous. Nous prenons forme, madame. Ne riez pas. Ah ! surtout ne riez pas de ma grandiloquence...
" Mon casier judiciaire est vierge et je n'ai pas de goût pour les jeunes garçons : or les écrits de Genet m'ont touché. S'ils me touchent, c'est qu'ils me concernent ; s'ils me concernent, c'est que j'en peux tirer profit. " Jean-Paul Sartre Saint Genet, comédien et martyr
Dvě hry (Balkón, 1956; Černoši, 1958) francouzského autora, o němž Jean-Paul Sartre napsal životopis pod názvem Svatý Genet, herec a mučedník. Hry s převrácenými mravními hodnotami, o nichž se v doslovu J. Konůpka říká: „Každá Genetova hra se jeví jako rituál, posvátný obřad, jako jakási mše, arci černá, v níž její sloužící-herci velebí, povznášejí, vysvěcují zlo. Hodnoty jsou tu dokonale obráceny: peklo je rájem, temnoty jasem, neřest jedinou ctností. Vrah je světec, na němž ulpívá milost zločinu, a odsouzen za svůj zločin dostává aureolu mučedníka.“
Divadelní hra francouzského autora, který se zamýšlí nad převrácenými mravními hodnotami. Peklo se stává rájem, temnoty jasem, neřest jedinou ctností. Vrah je světec, na němž ulpívá milost zločinu, a odsouzen za svůj zločin dostává nálepku mučedníka.
En quittant la Santé pour Fontevrault, je savais déjà qu'Harcamone y attendait son exécution. A mon arrivée, je fus donc saisi par le mystère d'un de mes anciens camarades de Mettray, qui avait su, notre aventure à nous tous, la pousser jusqu'à sa pointe la plus ténue : la mort sur l'échafaud qui est notre gloire
Publié clandestinement par Albert Skira à Genève à l'automne 1948 avant d'être repris en édition courante par Gallimard quelques mois plus tard, dans une version légèrement expurgée, disponible en anglais en 1964, Journal du Voleur a longtemps été, est peut-être encore le livre le plus connu de Genet. On peut invoquer des raisons accidentelles, comme la longue circulation en éditions clandestines ou peu diffusées (L'Arbalète) des oeuvres en prose qui précèdent, desservies ensuite par la réédition peu engageante des oeuvres complètes chez Gallimard (impression serrée et sans air, nombreuses coupes). On doit surtout prendre en compte l'effet d'attraction du titre, moins poétique, plus autobiographique que les autres ; attrait à la fois de l'asocialité et de la confession directe, comme pour les Mémoires de Vidocq un siècle plus tôt (1828). Il donne au lecteur le sentiment de pouvoir entrer dans la vie même de l'écrivain, en dépit d'une composition enchevêtrée et d'une perspective morale bien insistante. Plus que tout autre, le livre semble condenser l'histoire picaresque de Genet, ses vagabondages, sa vie en marge, ses prostitutions, ses amours. Mais il fixe aussi, de l'abjection subie à l'abjection consentie et revendiquée, une figure d'ascète étonnant, à la recherche de la sainteté par les voies de l'abjection.
Tous les protagonistes de ce drame naissent du brouillard de Brest, du soleil qui dore faiblement ses façades, et de la mer semblable au mouvement intérieur qui anime l'écrivain. Ce sont des miroirs se renvoyant des images semblables et contraires qui sourdent du même foyer où elles reviennent ensuite se confondre : Jean Genet.
Weidmann vous apparut dans une édition de cinq heures, la tête emmaillotée de bandelettes blanches, religieuse et encore aviateur blessé, tombé dans les seigles, un jour de septembre pareil à celui où fut connu le nom de Notre-Dame-des-Fleurs. Son beau visage multiplié par les linotypes s'abattit sur Paris et sur la France, au plus profond des villages perdus, dans les châteaux et les chaumières, révélant aux bourgeois attristés que leur vie quotidienne est frôlée d'assassins enchanteurs, élevés sournoisement jusqu'à leur sommeil qu'ils vont traverser, par quelque escalier d'office qui, complice pour eux, n'a pas grincé. Sous son image, éclataient d'aurore ses crimes : meurtre 1, meurtre 2, meurtre 3 et jusqu'à six, disaient sa gloire secrète et préparaient sa gloire future.