Voici l'histoire ... excessivement répugnante, dit l'auteur d'un homme qui se réveille changé en cancrelat. Cette transformation est le châtiment imaginaire que Kafka s'inflige. Et son personnage est celui qui ne peut plus aimer, ni être aimé.
Alexandre Vialatte Livres







Lettres à Milena
- 350pages
- 13 heures de lecture
Franz Kafka connut d'abord Milena comme traductrice : elle établissait la version tchèque de quelques-unes de ses proses courtes. Ces relations se transformèrent en une liaison passionnée dont les lettres permettent de suivre le progrès. Cette passion ne dura q'un instant, elle tient en quelques mois à peine. Les lettres racontent d'un bout à l'autre ce roman d'amour, orgie de désespoir et de félicité, de mortification et d'humiliation. Car quelle qu'ait pu être la fréquence de leurs rencontres, leurs amours restent essentiellement épistolaires comme celles de Werther ou de Kierkegaard. Milena est morte vingt ans après Kafka, dans le camp de concentration de Ravensbrück.
Le procès
- 284pages
- 10 heures de lecture
Adaptation du roman de F. Kafka en bande dessinée.
Almanach des quatre saisons
- 232pages
- 9 heures de lecture
Le vrai de la chose se trouve dans les vieux almanachs l'homme de mars, expliquent-ils, dompte les jeunes taureaux. Il sème même la fétuque flottante et le blé à épi blanc barbu. Rien n'est plus exaltant qu'un programme si champêtre. Pourtant, on ne voit jamais les hommes en train de dompter les jeunes taureaux ou de semer la fétuque flottante. J'ai fait là-dessus mon enquête personnelle : les hommes sortent du métro Glacière ou attendent l'autobus 27. Les hommes ne font pas ce que fait l'homme. Je leur ai demandé avec surprise s'ils ne domptaient pas les jeunes taureaux. Un monsieur à barbe noire, qui ressemblait à Landru, m'a répondu qu'il n'en faisait rien, d'un air sévère. Peut-être en cachette ? Non, même pas en cachette. Il ne semait pas la fétuque. Il se fâcha quand je lui parlai du blé barbu. Je lui demandai ce qu'il pouvait bien faire dans la deuxième quinzaine de mars, il me répondit qu'il faisait exactement la même chose que dans la première, de même qu'en février, en décembre, en avril. Et il ajouta : " Comme tout le monde. " Peut-être que l'homme de l'almanach est un homme idéal, une exception honteuse ?
La Dame du Job
- 192pages
- 7 heures de lecture
La Dame du Job, près de qui un homme va mourir, annonce déjà la Négresse des Fruits du Congo, reine de papier elle aussi, son visage bouleversant restera mêlé pour toujours à ce qui est le vrai sujet du roman : la découverte du monde par deux enfants.
Au coin du désert
- 94pages
- 4 heures de lecture
Égypte 1938. L'ombre de Bonaparte traîne encore sur les calendriers-réclames des petits cafés du port d'Alexandrie. Les avenues du Caire mènent droit au désert où les Pyramides battent immobilement la cadence. Par pur esprit de contradiction, les gens écrivent de droite à gauche. L'hiver est chaud, le désert frais. Et vingt nations s'entendent comme des sœurs. Alexandre Vialatte, professeur de français au lycée franco-égyptien d'Héliopolis, y réalise son rêve d'Orient. Il nous en rapporte ces chroniques, telles des cartes postales, où, comme à son habitude, se mêlent éloquence et cocasserie. Au coin du désert ou quand l'Égypte fait la conquête d'Alexandre.
Chroniques des grands micmacs
- 313pages
- 11 heures de lecture
285pages. poche. Broché.
Bananes de Königsberg
- 414pages
- 15 heures de lecture
A Mayence, en 1922. Le Rhin est vert, la cathédrale rouge, les habitants paisibles et joufflus. L'Allemagne que découvre Vialatte est jolie comme une image d'Epinal. Dix ans plus tard, la silhouette de l'Allemand a changé. La misère et le sport lui ont fait le ventre plat. La chemise noire est de rigueur. L'Allemagne a pris un visage bien inquiétant : celui d'Hitler. EN 1945, Vialatte assiste aux procès des criminels de guerre de Belsen et enregistre les aveux de ces tortionnaires qui ont des scrupules d'employés tatillons. " Bananes de Königsberg " nous raconte l'histoire de l'Allemagne de 1922 à 1949 vue par Vialatte. Une histoire " folle, tragique, invraisemblable et d'un comique ahurissant ".



