Cette série suit deux frères jumeaux plongés dans un monde ravagé par la guerre et la cruauté. Envoyés loin de chez eux pour vivre chez une grand-mère redoutable à la campagne, ils sont confrontés à des épreuves inimaginables. Pour faire face aux atrocités qui les entourent, les garçons entreprennent une éducation singulière par eux-mêmes. Documentant leurs expériences dans un cahier spécial, il s'agit d'un récit captivant de survie, de résilience et de découverte de soi face à l'adversité.
Klaus et Lucas sont jumeaux. La ville est en guerre, et ils sont envoyés à la campagne, chez leur grand-mère. Une grand-mère affreuse, sale et méchante, qui leur mènera la vie dure. Pour surmonter cette atrocité, Klaus et Lucas vont entreprendre seuls une étrange éducation. Dans un style enfantine et cruel, chaque événement de leur existence sera consigné dans un < >
Avec Le Grand Cahier nous étions dans un pays en guerre où deux enfants, des jumeaux, apprenaient à survivre en usant toutes les ressources du mal et de la cruauté. Puis les jumeaux se séparaient, l’un d’eux franchissant la frontière, laissant l’autre en son pays pacifié mais dominé par son régime autoritaire. Seul, désormais privé d’une partie de lui-même, Lucas, celui resté, semble vouloir se consacrer au bien. Il recueille Yasmine et adopte son fils Mathias, porte sa pitance au curé du village, tente de consoler Clara dont le mari fut pendu pour ‘‘trahison’’, écoute avec attention la confession de Victor, le libraire qui rêve d’écrire un livre ... Et si c’était pire ? Le propre d’un système totalitaire n’est-il pas de pervertir à la base tout élan de générosité ? Ce que découvrira Claus, le jumeau exilé de retour sur les lieux de ses premiers forfaits, sera plus terrible encore : qu’il n’y a pas de générosité sans crime, et qu’on est toujours deux, même quand on est seul.Au-delà de la fable, l’auteur pousuit ici son exploration impitoyable d’une mémoire si longtemps divisée, à l’image de l’Europe, et nous livre une belle méditation désespérée sur la littérature.
This bleak story, by a Hungarian-born writer living in Switzerland and writing in French, is both an allegory on the East-West divisions of Europe and a commentary on the damage parents can do to children. The narrator, Claus, revisits the places of his youth after the fall of Communism. He recounts a past that begins with his waking up during World War II with a serious spinal injury at the age of four and progresses through rehabilitation and foster homes. He has only a vague memory of a happier childhood before then. In the middle of the book a surprise twist casts a new light on Claus' past. Translated by Marc Romano.