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On dirait toi

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  • 223pages
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Dans certains endroits du monde, la terre ne se vend pas. Courent les nomades, les gitans, les cheveux aux quatre vents ! Le sol n'appartient à personne, pas plus que l'eau de la source, l'air ou le sel de la mer. Pas de ça dans la Vallée. On meurt pour son terrain, pour le quart du réservoir, le tiers du moulin et le huitième d'alpage. La montagne se compte en cuillères, en hectares, en litres, avec une carabine à plombs, la pelle et le fil barbelé. C'est comme ça que j'ai appris à penser, à compter sur mes doigts, les cousins de cinquième degré, les demi-parts de granges et le dixième de la récolte de pommes de terre. Là au milieu nous sommes, Marie-Adèle ! Toi et moi, emmêlées, enchevêtrées l'une à l'autre, liées à la Vallée, à son goût minéral, à ses mousses et à ses neiges qui tombent, qui couvrent, qui nous refusent le départ, le retour, un endroit autre où repiquer nos racines. Qu'on me libère ! Crie mon âme. A quoi mon corps répond : Que la montagne, la terre, la terre, ma terre se souvienne toujours de mon nom, de ton nom.

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On dirait toi, Sonia Baechler

Langue
Année de publication
2013
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(souple),
État du livre
Abîmé
Prix
14,21 €

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Titre
On dirait toi
Langue
Français
Publié
2013
Format
souple
Pages
223
ISBN10
2882413351
ISBN13
9782882413352
Séries
Mots clés
Description
Dans certains endroits du monde, la terre ne se vend pas. Courent les nomades, les gitans, les cheveux aux quatre vents ! Le sol n'appartient à personne, pas plus que l'eau de la source, l'air ou le sel de la mer. Pas de ça dans la Vallée. On meurt pour son terrain, pour le quart du réservoir, le tiers du moulin et le huitième d'alpage. La montagne se compte en cuillères, en hectares, en litres, avec une carabine à plombs, la pelle et le fil barbelé. C'est comme ça que j'ai appris à penser, à compter sur mes doigts, les cousins de cinquième degré, les demi-parts de granges et le dixième de la récolte de pommes de terre. Là au milieu nous sommes, Marie-Adèle ! Toi et moi, emmêlées, enchevêtrées l'une à l'autre, liées à la Vallée, à son goût minéral, à ses mousses et à ses neiges qui tombent, qui couvrent, qui nous refusent le départ, le retour, un endroit autre où repiquer nos racines. Qu'on me libère ! Crie mon âme. A quoi mon corps répond : Que la montagne, la terre, la terre, ma terre se souvienne toujours de mon nom, de ton nom.