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Les Murènes

nouvelles

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  • 283pages
  • 10 heures de lecture

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« Je compris alors qu’elle était morte. Sans la voir, loin d’elle et sans nouvelles, j’avais ouvert les yeux. Je savais qu’elle reposait quelque part, inanimée, morte ou mourante, bientôt morte, qu’elle gisait ailleurs, désarticulée, désossée, comme endormie. Rasséréné, sous le charme d’une image que je n’avais osé me figurer, d’une toile jadis abstraite, je me plus à la détailler.» Un homme goûtant la fin d’un règne ; une femme qui trahit sa mère à l’agonie ; un père et un fils rapprochés par un manuscrit oublié, d’autres séparés par l´horreur ; des amants unis dans leurs lectures, un poète et sa muse en une étrange sarabande. Trente et une nouvelles qui disent la beauté, l’art et le silence, la solitude et la violence, dont les personnages se cherchent, se manquent, s’effleurent et s’écorchent. Contemplatives, troublantes, leurs histoires nourrissent le doute et l’ambiguïté : pantins et démiurges s’égarent, se débattent, ignorant que c'est le verbe qui mène la danse. Les masques ne tombent pas, les plaies ne cicatrisent pas, mais tout se suspend lorsque survient la grâce déliée d'une mystérieuse Ophélie...

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Les Murènes, Cédric Pignat

Langue
Année de publication
2012
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Titre
Les Murènes
Sous-titre
nouvelles
Langue
Français
Éditeur
L'Aire
Publié
2012
Format
souple
Pages
283
ISBN10
2940478406
ISBN13
9782940478408
Séries
Mots clés
Description
« Je compris alors qu’elle était morte. Sans la voir, loin d’elle et sans nouvelles, j’avais ouvert les yeux. Je savais qu’elle reposait quelque part, inanimée, morte ou mourante, bientôt morte, qu’elle gisait ailleurs, désarticulée, désossée, comme endormie. Rasséréné, sous le charme d’une image que je n’avais osé me figurer, d’une toile jadis abstraite, je me plus à la détailler.» Un homme goûtant la fin d’un règne ; une femme qui trahit sa mère à l’agonie ; un père et un fils rapprochés par un manuscrit oublié, d’autres séparés par l´horreur ; des amants unis dans leurs lectures, un poète et sa muse en une étrange sarabande. Trente et une nouvelles qui disent la beauté, l’art et le silence, la solitude et la violence, dont les personnages se cherchent, se manquent, s’effleurent et s’écorchent. Contemplatives, troublantes, leurs histoires nourrissent le doute et l’ambiguïté : pantins et démiurges s’égarent, se débattent, ignorant que c'est le verbe qui mène la danse. Les masques ne tombent pas, les plaies ne cicatrisent pas, mais tout se suspend lorsque survient la grâce déliée d'une mystérieuse Ophélie...