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Le pays fertile, Paul Klee

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  • 175pages
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Paul Klee est souvent perçu comme l'artiste qui a tenté une transposition plastique de la musique. S'il ne fait pas de doute que sa formation musicale était solide et qu'il a été passionné de musique toute sa vie, est-ce cet aspect de son œuvre qui peut intéresser un musicien ? Voilà à quoi répond le livre de Pierre Boulez. Il découvre Klee en 1947, pendant le premier festival d'Avignon, alors qu'il a lui-même composé plusieurs œuvres. Les toiles accrochées dans l'exposition organisée par Christian Zervos l'ont tout de suite impressionné. Ce ne sont pas tant les correspondances musicales qui le frappent que les problèmes posés par le peintre et les solutions qu'il y apporte. Quelques années plus tard, lisant les cours du Bauhaus, la particulière intelligence de Klee lui deviendra encore plus évidente. Il rencontrera chez Klee une réflexion sur le phénomène de la création qui rejoint ses propres préoccupations. Pierre Boulez ne pense pas qu'une quelconque traduction des formes musicales, surtout celles régies par des règles strictes, puisse avoir une traduction picturale. Mais il est persuadé que tel type d'approche, telle manière de résoudre une difficulté dans les dimensions d'un tableau peuvent à profit se retrouver dans une autre discipline. Plus que tout, il admire le pouvoir de déduction du peintre et souligne combien la réflexion à laquelle il a été conduit a souvent été une très efficace leçon de composition.

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Le pays fertile, Paul Klee, Pierre Boulez

Langue
Année de publication
1990
Reliure
(rigide)
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4,6
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7 Évaluations

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Langue
Français
Éditeur
Gallimard
Publié
1990
Format
rigide
Pages
175
ISBN10
2070111741
ISBN13
9782070111749
Séries
Évaluation
4,55 sur 5
Description
Paul Klee est souvent perçu comme l'artiste qui a tenté une transposition plastique de la musique. S'il ne fait pas de doute que sa formation musicale était solide et qu'il a été passionné de musique toute sa vie, est-ce cet aspect de son œuvre qui peut intéresser un musicien ? Voilà à quoi répond le livre de Pierre Boulez. Il découvre Klee en 1947, pendant le premier festival d'Avignon, alors qu'il a lui-même composé plusieurs œuvres. Les toiles accrochées dans l'exposition organisée par Christian Zervos l'ont tout de suite impressionné. Ce ne sont pas tant les correspondances musicales qui le frappent que les problèmes posés par le peintre et les solutions qu'il y apporte. Quelques années plus tard, lisant les cours du Bauhaus, la particulière intelligence de Klee lui deviendra encore plus évidente. Il rencontrera chez Klee une réflexion sur le phénomène de la création qui rejoint ses propres préoccupations. Pierre Boulez ne pense pas qu'une quelconque traduction des formes musicales, surtout celles régies par des règles strictes, puisse avoir une traduction picturale. Mais il est persuadé que tel type d'approche, telle manière de résoudre une difficulté dans les dimensions d'un tableau peuvent à profit se retrouver dans une autre discipline. Plus que tout, il admire le pouvoir de déduction du peintre et souligne combien la réflexion à laquelle il a été conduit a souvent été une très efficace leçon de composition.