Une tortue, un corbeau, un lièvre, une fourmi, un lion, et même un pot au lait : autant de figures familières qui peuplent, parmi tant d'autres, notre imaginaire, resurgissent régulièrement, et que nous devons toutes au fabuleux talent de Monsieur de La Fontaine. Il est le prince des poètes, lui qui a su transformer une tradition un peu rigide, celle de la fable, en un art exceptionnel, qui charme l'oreille tout en réjouissant l'esprit, réveille les bois, anime les animaux et parvient à toucher tous les hommes. Moralité : on aurait tort de ne pas se replonger dans la lecture des Fables, qui ravissent les enfants et enchantent les adultes ! Leur pertinence impertinente est sans doute à l'origine de leur succès ininterrompu : qu'on les récite, comme à l'école, qu'on se les répète pour soi seulement ou qu'on se les "mette en bouche", comme le fit avec un bonheur évident le comédien Fabrice Luchini, on ne résiste pas au petit plaisir d'une fable.
Gustave Doré Livres
Gustave Doré fut l'illustrateur français le plus populaire et le plus prospère du milieu du XIXe siècle. Il acquit une large renommée grâce à ses illustrations d'œuvres majeures, contribuant à établir le livre illustré grand format à travers l'Europe. Son art se caractérise par un goût plein d'entrain, quoique quelque peu naïf, pour le grotesque, commercialisant la fascination romantique pour le bizarre. Plus tard, ses études plus sobres des quartiers pauvres de Londres retinrent l'attention de van Gogh, marquant une orientation vers une observation plus terre à terre.






Gustave Doré. Album du Centenaire
Texte d'introduction à chaque œuvre 395 illustrations
Anthologie de l'œuvre du dessinateur, peintre, sculpteur Gustave Doré (1832-1883) pour le centenaire de son décès
Les fables
- 448pages
- 16 heures de lecture
En 1867, les éditions Hachette publiaient les Fables de La Fontaine illustrées par Gustave Doré en deux volumes. Plus de huit cents pages parmi lesquelles ont été choisies, pour le présent ouvrage, les plus belles gravures de l'artiste. Ces quarante-trois oeuvres, mises en couleurs, sont l'occasion de redécouvrir avec émerveillement le travail unique de Gustave Doré et les textes de La Fontaine, monument de la littérature française.
"Vous n'avez peut-être entendu parler que confusément de mes étranges aventures, et des dangers que j'ai courus sur mer dans les sept voyages que j'ai faits; et puisque l'occasion s'en présente, je vais vous en faire un rapport fidèle..." Ainsi parle Sindbad le marin, ainsi commence l'un des contes les plus célèbres des Mille et Une Nuits...
Le coureur des bois
- 119pages
- 5 heures de lecture
Une détonation retentit alors qu'un Indien levait sa carabine pour tirer sur un chasseur audacieux. L'Indien tomba, laissant tomber son arme. Pepe, se jetant à terre pour recharger son rifle, invita Fabian à agir. Ce dernier tira, mais son coup manqua l'Indien, qui ne fut que blessé par un cri de rage. Des flèches volèrent vers le Canadien, mais Bois-Rose, imperturbable, les esquivait habilement. Lorsque Pepe eut rechargé son arme, il profita d'un moment d'hésitation chez les Indiens pour récupérer le corps de Gayferos. Ce dernier, accroché à ses épaules, laissa les bras de Bois-Rose libres pour manœuvrer. Le Canadien, avançant à reculons dans l'eau, ne tira qu'une seule fois, provoquant un cri d'agonie d'un Indien. La retraite stratégique, soutenue par les tirs de Fabian et Pepe, finit par imposer le respect à leurs ennemis. Quelques minutes plus tard, Bois-Rose, victorieux, déposa Gayferos, presque évanoui, sur le sol de l'îlot. Le géant annonça qu'ils avaient mis hors de combat trois adversaires.
This authoritative retrospective of Doré’s prints and paintings showcases over 10,000 works in a spectacularly ornate package that reflects the artist’s dramatic style. If you were a literature consumer in the nineteenth century, your library likely featured his illustrations. From the Bible to Shakespeare, Balzac to Poe, Doré’s intricate and exuberant drawings brought great works to life, making them as cherished as the stories they illustrated. This magnificent volume also reveals his talents as a sculptor, painter, and cartoonist. It spans Doré’s entire career, with chapters dedicated to specific works such as The Divine Comedy, Don Quixote, Tennyson’s Idylls of the King, and medieval fairy tales, each accompanied by exquisite full-page reproductions that highlight his genius in line, shading, and texture. The authors provide insights into the techniques Doré used to create his masterpieces. Fans will appreciate the book's stunning production, featuring quarter binding, gold foil stamping, embossing, a belly band, and silkscreen printing on three edges. Filled with incisive analysis and expert historical perspectives, this volume is a consummate collector’s item—expansive and sensational, just like the artist himself.
'London: A Pilgrimage' was conceived in 1868 by the journalist and playwright Blanchard Jerrold. Accompanied by the famous artist Gustave Dore, Jerrold prowled every corner of the heaving metropolis, sometimes with plain-clothes police for protection. 'London: A Pilgrimage' is a forgotten classic of social journalism, a frank and brutal look at the poverty striken, gin-swilling London of the nineteenth century, written in a perceptive, bold and gripping style.180 incredible etchings by Dore escort Jerrold on his odyssey through the pulsating city, into the Lambeth gas works, seedy opium dens and grubby bathing houses; peering curiously into the desperate lives of the flower sellers, lavender girls and organ grinders. 'London: A Pilgrimage' is an enlightening work that brings to life the chaotic and gloomy past of a great city on the cusp of modern times.Peter Ackroyd's excellent introduction sheds further light on the period and the context in which Jerrold and Dore felt compelled to reveal to the world the squalor into which London was slowly sinking.
Reproductions of Dore's scenes from the Inferno, Purgatorio and Paradiso are accompanied by lines from Longfellow's translation
Don Quichotte de la Manche, tome 1
- 634pages
- 23 heures de lecture
Là-dessus ils découvrirent trente ou quarante moulins à vent, et, dès que don Quichotte les vit, il dit à son écuyer : "La fortune conduit nos affaires mieux que nous n'eussions su désirer, car voilà, ami Sancho Pança, où se découvrent trente ou quelque peu plus de démesurés géants, avec lesquels je pense avoir combat et leur ôter la vie à tous. - Quels géants ? dit Sancho. - Ceux que tu vois là, répondit son maître, aux longs bras, et d'aucuns les ont quelquefois de deux lieues. - Regardez, monsieur, répondit Sancho, que ceux qui paraissent là ne sont pas des géants, mais des moulins à vent et ce qui semble des bras sont les ailes, lesquelles, tournées par le vent, font mouvoir la pierre du moulin. - Il paraît bien, répondit don Quichotte, que tu n'es pas fort versé en ce qui est des aventures : ce sont des géants, et, si tu as peur, ôte-toi de là et te mets en oraison, tandis que je vais entrer avec eux en une furieuse et inégale bataille." Et, disant cela, il donna des éperons à son cheval Rossinante. [Source : 4e de couv.]



