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Christine Angot

    7 février 1959

    Romancière et dramaturge française, elle est célébrée pour ses audacieuses explorations de sujets tabous, notamment une relation incestueuse avec son père. Ce thème résonne dans plusieurs de ses œuvres précédentes, brouillant les lignes entre l'autofiction et la réalité. Angot elle-même caractérise son écriture comme un acte performatif, qui dissèque l'interdit fondamental de la société concernant l'inceste et son propre engagement avec ce sujet. Son style distinctif met les lecteurs au défi, les invitant à une profonde réflexion sur les frontières de l'expérience personnelle et des normes sociales.

    Christine Angot
    Pourquoi le Brésil?
    Un tournant de la vie
    Un amour impossible
    Le voyage dans l'Est
    Pourquoi le Brésil
    Les Désaxés
    • Les Désaxés

      roman

      • 216pages
      • 8 heures de lecture

      François et Sylvie : un couple. Un couple avec enfants, une fille et un garçon. François et Sylvie vivent ensemble depuis une quinzaine d’années. Ils sont tous les deux cinéastes. Ils s’aiment, ils s’aiment mal mais peut-être s’aimeront-ils toujours de ce même mal ? Sylvie fait de fréquents séjours en hôpital psychiatrique : elle est maniaco-dépressive. François, lui, n’est même pas dépressif, il ne s’aime pas, déprécie son travail, trouve que sa femme a bien plus de talent et de force que lui. Autour de ce couple, avec enfants donc, gravitent des personnages d’un Paris littéraire fraîchement célèbre, où chacun semble jouer sa partition. Chacun pour soi, oui, jamais personne ensemble. François et Sylvie devront-ils se séparer pour apprendre à s’aimer davantage, mieux en tout cas ? Ils sont manifestement les seuls à vivre et à faire ensemble. Au moins ce qu’ils peuvent. Qu’ils fassent ou défassent, l’attachement demeure. Comment se défaire d’un tel amour, voilà sans doute le sujet souterrain du nouveau roman de Christine Angot, Les désaxés, sa vraie nature aussi, et son aspect terriblement universel. Les désaxés, c’est nous tous : tant que nous ne saurons pas vivre, nous ne saurons pas aimer.

      Les Désaxés
      3,3
    • Pourquoi le Brésil

      roman

      • 221pages
      • 8 heures de lecture

      " Pourquoi le Brésil ? Peut-être parce que c'est un pays dont toute la richesse est dans l'avenir, comme toi à qui le globe est destiné. " Pierre Angot.

      Pourquoi le Brésil
      3,3
    • Le voyage dans l'Est

      • 224pages
      • 8 heures de lecture

      « — Vu l’ancienneté des faits, il sera sans doute compliqué de les faire établir, et vraisemblablement, votre père ne sera pas condamné…— Alors, il y a des faits plus récents, qui ont eu lieu à Nancy, à Nice, à Paris et à Tende, il y a deux ans. Ce serait peut-être plus facile…— Certainement.— Mais j’étais majeure.— Ça reste des viols par ascendant, madame. Et qui ont eu un commencement d’exécution quand vous étiez mineure. Moi, je vais le faire convoquer dans un commissariat de Strasbourg. Il aura une grosse frayeur. Il sera difficile d’apporter les preuves. Il y aura sans doute un non-lieu…»Prix Médicis 2021.

      Le voyage dans l'Est
      3,8
    • Pierre et Rachel vivent une liaison courte mais intense à Châteauroux à la fin des années 1950. Pierre, érudit, issu d'une famille bourgeoise, fascine Rachel, employée à la Sécurité sociale. Il refuse de l'épouser, mais ils font un enfant. L'amour maternel devient pour Rachel et Christine le socle d'une vie heureuse. Pierre voit sa fille épisodiquement. Des années plus tard, Rachel apprend qu'il la viole. Le choc est immense. Un sentiment de culpabilité s'immisce progressivement entre la mère et la fille. Christine Angot entreprend ici de mettre à nu une relation des plus complexes, entre amour inconditionnel pour la mère et ressentiment, dépeignant sans concession une guerre sociale amoureuse et le parcours d'une femme, détruite par son péché originel : la passion vouée à l'homme qui aura finalement anéanti tous les repères qu'elle s'était construits.

      Un amour impossible
      3,7
    • Un tournant de la vie

      • 192pages
      • 7 heures de lecture

      "Je traversais la rue... Vincent passait sur le trottoir d'en face. Je me suis arrêtée au milieu du carrefour. J'étais là, figée. Le coeur battant. Je regardais son dos qui s'éloignait. Torse large, hanches étroites, il avait une stature impressionnante. J'aurais pu courir, le rattraper. Il a tourné au coin de la rue. Je suis restée debout, les jambes coupées. Les yeux fixés sur la direction qu'il avait prise. Je tremblais. Je n'arrivais plus à respirer. J'ai pris mon téléphone dans mon sac, j'ai appelé une amie. "

      Un tournant de la vie
      2,7
    • " Pourquoi le Brésil ? Peut-être parce que c'est un pays dont toute la richesse est dans l'avenir, comme toi à qui le globe était destiné. "

      Pourquoi le Brésil?
      3,1
    • Le marché des amants

      • 324pages
      • 12 heures de lecture

      Un roman intense sur l’amour, sur la réalité qui se cache derrière les préjugés et sur le malaise dans la société contemporaine française, avec son petit racisme ordinaire.Cela commence par Marc, qui dirige un journal culturel. Et cela se passe, pour l’essentiel, à Paris. Mais à vrai dire, tout a commencé quelques mois auparavant à Brive-la-Gaillarde, lorsque la narratrice ― qui est aussi l’auteur ― fait la connaissance d’une vedette de la chanson. Il s’appelle Bruno. Ou Doc Gynéco. On s’y attendait. La presse en avait donné écho. Et pourtant, le lecteur va de surprise en surprise : les personnages ne sont pas ceux qu’il attendait, tout est plus compliqué ; les préjugés se dissipent, s’évaporent ; une vérité plus complexe affleure. Une vérité faite aussi, disons-le, d’aspects guère reluisants de la société française, avec ses frontières invisibles, ou à peine perceptibles, ses exclusions, ses territoires réels ou symboliques. Plus tard arrive Charly, l’ami de Bruno. Les choix sont rarement faciles.Christine Angot réussit un grand roman, qui va au-delà des attentes pour mieux les déjouer et nous ouvrir à la complexité des individus, bien plus intéressants que leur image. Elle nous livre des histoires d’amour construites sur la force et la volonté de découvrir l’autre dans sa différence. Un roman ? Oui, puisque les histoires y sont créées dans une langue précise au service d’une quête infatigable de la vérité.

      Le marché des amants
      2,9
    • Les petits

      • 185pages
      • 7 heures de lecture

      Hélène, mère célibataire, rencontre Billy, un musicien martiniquais. Après avoir eu quatre enfants, le couple fait face à l'hostilité, à la violence et aux manipulations familiales. L'auteure explore le côté sombre de la puissance féminine et l'utilisation du pouvoir maternel.

      Les petits
      3,0
    • Une semaine de vacances

      • 136pages
      • 5 heures de lecture

      Christine Angot a écrit ce court roman comme on prend une photo, sans respirer, sans prendre le temps de souffler. En cherchant la précision, en captant l'instant et le mouvement. Ce n'est pas à nous lecteurs de vouloir en connaître l'élément déclencheur, peu importe de le savoir. On s'aperçoit vite en le lisant que le texte possède en lui-même le pouvoir d'agir avec violence. Il suscite des sentiments dont l'angoisse ne peut être évacuée. Il provoque le saisissement par lequel on reconnaît un des pouvoirs de la littérature : donner aux mots toute leur puissance explicative et figurative, plutôt que de s'en servir pour recouvrir et voiler. C'est comme si l'écrivain levait ce voile, non pas pour nous faire peur, mais pour que l'on voie et comprenne

      Une semaine de vacances
      3,1
    • " Christine Angot va gagner. Parce qu'elle ne risque pas de plaire. Elle va trop vite, trop fort, trop loin, elle bouscule les formes, les cadres, les codes, elle en demande trop au lecteur. Elle vient d'avoir quarante ans, elle écrit depuis quinze ans et, en huit livres (depuis 1990, car elle a mis quatre ans à faire publier son premier roman), elle a enjambé la niaiserie fin de siècle. Elle n'est pas humaniste, elle a fait exploser le réalisme, la pseudo-littérature consensuelle, provocante ou faussement étrange, pour poser la seule question, la plus dérangeante : quel est le rapport d'un écrivain à la réalité ? " Josyane Savigneau, Le Monde des livres.

      L'inceste
      2,8