Emmanuel Bove était un auteur parisien connu pour être un observateur discret et réservé. Ses romans et nouvelles mettaient en scène des personnages maladroits, des 'losers' constamment sans le sou et résignés à leur destin sans espoir. Malgré le caractère angoissant de ses récits, Bove veillait à ce que son œuvre reste moderniste tout en étant déprimante, y insufflant un style aérien et des observations humoristiques qui saisissaient avec précision l'atmosphère d'après-guerre.
Publié en 1926, Armand est le deuxième roman d'Emmanuel Bove, après Mes Amis, dont il est assez proche par le style et le propos. Quatre personnages se côtoient dans un récit à la première personne où art du détail, observations psychologiques et analyse des tourments créent un univers propre à l'auteur...
Comme la plupart des livres d'Emmanuel Bove, ce roman -écrit à Compiègne -est un étincellement de réalités quotidiennes qui décrit une humanité sulfureuse. Ici, les personnages ont tous l'échec dans les veines. Adieu Fombonne (roman initialement paru en 1937 chez Gallimard) est gouverné par un humour froid, à la lueur métallique.
Charles, avocat riche, choisit la solitude et l'écriture face à la méchanceté du monde. Installé dans un quartier populaire du 14e arrondissement, il rêve de simplicité et envisage de donner sa fortune. Sa décision choque son entourage, alors qu'il découvre la réalité d'une classe ouvrière en difficulté.
Mes Amis, roman incontournable d'Emmanuel Bove, a été publié pour la première fois en France en 1924. Vous souhaitez lire autrement et profiter d'une expérience de lecture originale ? Grâce à notre charte éditoriale, nous vous offrons l'opportunité de découvrir ce roman dans une édition aérée et dans un grand format, facilitant ainsi votre lecture pour vous permettre de profiter d'une expérience de lecture unique.
« Mon imagination crée des amis parfaits pour l’avenir, mais, en attendant, je me contente de n’importe qui. » Premier roman d’Emmanuel Bove, publié en 1924, il a été salué par Colette pour son talent. Le récit se distingue par un style dépouillé, avec des phrases courtes et limpides, apparemment anodines mais percutantes, et un humour noir dépourvu d’illusions. Victor Bâton, un homme seul et silencieux, revient de la guerre avec une infirmité et vit dans une chambre misérable à Paris. Sa quête d’amis devient obsessionnelle. Il se promène, réfléchit à la vie, à l’amitié et à l’amour, rencontrant divers personnages colorés. Parmi eux, Henri Billard, intéressé par l’argent de Victor, Neveu le marinier désespéré, et Henri Lacaze, un bourgeois charitable. Du côté des femmes, il croise Lucie Dunois, patronne de bistrot, et Blanche, chanteuse de cabaret. Bien que ces rencontres pourraient lui offrir de l’amitié, la plupart des personnages sont plus préoccupés par leurs propres intérêts, laissant Victor seul et déçu. L’écriture, presque musicale, maintient un suspense malgré une intrigue minimale. Plus qu’un roman, c’est une collection de nouvelles empreintes d’une profonde tristesse existentielle, reflétant les sentiments contradictoires du narrateur dans sa quête d’amitié.
Pierre Neuhart est un homme d'âge mûr promis à une fin de carrière aussi brillante que paisible. Dans les milieux de la bohème parisienne des années 20, il rencontre Eliane, une jeune fille de dix-sept ans frivole et versatile. L'amour absolu qu'il éprouve bientôt pour cette ingénue libertine va bouleverser son existence et le mener inexorablement vers la déchéance.
«... Un tel besoin de tendresse envahit le jeune homme qu'il dut se retenir pour ne pas se jeter dans les bras de M. Marondié. Tout s'éclairait autour de lui. En l'espace d'un instant, il s'était senti devenir un autre. Il n'était plus obligé comme avant de compter uniquement sur lui-même. Un père veillerait désormais sur lui, le protégerait, l'encouragerait. À présent, n'allait-il pas être digne de Danièle ? On ne pourrait plus lui reprocher ses origines inconnues. Soudain, il pâlit. Mais Danièle était sa soeur !...»
Un cadavre de sexe féminin est retrouvé enterré dans le jardin des Favrin, couple sans histoires habitant dans une maison à Viroflay. Madame Favrin ayant disparu depuis quelque temps, le mari, coupable présumé de ce crime, est arrêté. Mais le commissaire Croiserel, en charge de l'enquête, soupçonne que l'affaire est plus complexe qu'elle n'en a l'air et il se lance dans une enquête profonde...
The story centers on Maurice Lesca, a 57-year-old man grappling with failures in both his career and personal life, living in poverty with his sister. Despite his education, he navigates a life of financial struggles and strained relationships, including a manipulative connection with a divorcee who owns a bookshop. As he encourages her to exploit her ex-husband, he inadvertently spreads dissatisfaction around him. Written in 1942 but published later, this novel showcases Bove's mature and distinctive narrative style, reflecting the complexities of survival in a modern city.