Ce que je ne peux pas vous dire
Vingt-six collégiens et collégiennes parlent
- 412pages
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412pages. poche. Broché.
Marie-Thérèse Cuny est une écrivaine, scénariste, traductrice et présentatrice de télévision française. Elle est reconnue pour ses collaborations avec Jacques Antoine et Pierre Bellemare. Sa production créative témoigne d'une approche distinctive de la narration et de l'exploration thématique.






Vingt-six collégiens et collégiennes parlent
412pages. poche. Broché.
Nathalie avait douze ans quand son père l'a violée pour la première fois. En ce temps-là, confie-t-elle, "j'étais toute fière quand on me disait que j'étais déjà une petite femme. Je ne savais pas ce que ça voulait dire être une petite femme en miniature, une poupée que mon père installait tranquillement dans la nuit sur la machine à laver pour la violer". Pendant cinq ans, la peur, la résignation, la culpabilité l'empêchent de parler. et puis, à dix-huit ans, avec un courage et une détermination admirables, elle décide de briser le silence : elle porte plainte contre son père et accepte de témoigner à la télévision. "J'ai entamé une véritable croisade. J'avais envie de dire à toutes les filles comme moi de ne plus avoir honte." Nathalie crie sa douleur. À nous de faire silence pour écouter, et partager son combat.
Aujourd'hui en France, plus de 60 000 petites filles sont excisées. Plus de 130 millions de femmes dans le monde ont enduré ces mutilations. La tradition voudrait que l'excision augmente la fécondité, qu'elle garantisse la pureté et la virginité, ainsi que la fidélité d'une épouse. Mais dans les faits cette barbarie met en péril l'existence de celles qui la subissent, et les prive à jamais de plaisir sexuel, brisant leur vie de femmes. Le témoignage de Khady est celui d'une enfant qui, à l'âge de sept ans, a vécu ce cauchemar et qui, devenue adulte, a pris conscience de la cruauté de cette pratique. C'est le parcours d'une survivante qui dénonce, avec un courage inouï, ce qu'on lui a fait. Une militante qui sans relâche se bat dans le monde entier pour sauver des fillettes avant l'horreur.
Le premier témoignage au monde d'une victime de " crime d'honneur ". Souad a dix-sept ans, elle est amoureuse. Dans son village comme dans beaucoup d'autres, l'amour avant le mariage est synonyme de mort. " Déshonorée ", sa famille désigne son beau-frère pour exécuter la sentence. Enfermée dans la chambre voisine, Souad a entendu la condamnation. Le lendemain, elle est en train de laver du linge dans la cour de sa maison. Son beau-frère approche, elle est terrifiée, il l'asperge d'essence, il craque une allumette, elle est brûlée vive. Aux yeux de tous, cet homme est un héros. C'est ce que l'on appelle un " crime d'honneur ". Ce n'est en fait qu'un lâche assassinat. L'exécutant ne risque rien, il n'est presque jamais poursuivi, encore plus rarement condamné. Plus de cinq mille cas sont répertoriés chaque année dans le monde, bien d'autres ne sont jamais connus. Atrocement brûlée, Souad a été sauvée par miracle. Elle a décidé de parler pour toutes celles qui aujourd'hui risquent leur vie. Pour dire au monde la barbarie de cette pratique. Elle le fait au péril de sa vie car l'atteinte à " l'honneur " de sa famille est imprescriptible. Brûlée vive est un témoignage bouleversant, mais aussi un appel. Il faut briser le tabou du silence insupportable qui recouvre la mort de ces femmes. Victimes de la loi des hommes.
Leila est fille d'immigrés marocains, française, mais élevée dans la plus pure tradition musulmane. Avec une mère effacée et dix frères, elle est sollicitée de toutes parts pour des tâches ingrates. Leila refuse de se soumettre. Après plusieurs tentatives de suicide, elle cherche à se faire entendre. Mais tout s'effondre quand, lassé de la volonté d'émancipation de la jeune femme, son père décide de la marier. Anorexie, dépression... Leila crie son mal-être. Aujourd'hui, en France, plus de 50 000 filles sont victimes de mariage forcé.
232pages. in8. Broché.
5 février 1986 : hagardes, épuisées, Betty Mahmoody et sa fille voient flotter le drapeau américain devant leur ambassade à Ankara. Elles sont libres. Le cauchemar iranien s'efface alors peu à peu. Mais Betty devra braver ses peurs les plus secrètes pour raconter son histoire. Son livre, puis le film qui en est tiré, la rendent célèbre. Par centaines, d'autres parents, qui vivent le même drame, lui téléphonent, démunis, désespérés. Ce sont ces histoires bouleversantes qu'a choisi de raconter cette " Mère Courage ", devenue présidente de la fondation " Un monde pour les enfants ". L'aventure d'hommes et de femmes qui, en Afrique du Sud, au Yémen, en Allemagne, en France, défient les lois et les frontières pour l'amour de leur enfant, kidnappé par leur conjoint.
In June 2002, Mukhtar Mai, a Pakistani woman from the impoverished village of Meerwala, was gang-raped by a local clan known as the Mastoi — punishment for indiscretions allegedly committed by the woman's brother. While certainly not the first account of a female body being negotiated for honor in a family, this time the survivor had bravely chosen to fight back. In doing so, Mai single-handedly changed the feminist movement in Pakistan, one of the world's most adverse climates for women. By July 2002, the Pakistani government awarded her the equivalent of 8,500 U.S. dollars in compensation money and sentenced her attackers to death — and Mukhtar Mai went on to open a school for girls so that future generations would not suffer, as she had, from illiteracy. In this rousing account, Mai describes her experience and how she has since become an agent for change and a beacon of hope for oppressed women around the world. Timely and topical, "In the Name of Honor" is the remarkable and inspirational memoir of a woman who fought and triumphed against exceptional odds.
C'est autour de ces questions éternellement sans réponse que Bellemare a choisi de s'interroger. Tout au long de ces 75 nouveaux récits haletants et émouvants, il a voulu montrer comment, dans certaines circonstances, des enchaînements de raisons et de déraisons ont pu conduire au pire des hommes et des femmes de tous pays et de toutes conditions. A travers leurs histoires au dénouement tragique, l'engrenage du mal, voulu ou subi, paraît inexorable. Ainsi, poussée par un sentiment d'injustice, Myrna, l'employée de supermarché, deviendra la meurtrière de toute sa famille, ce qui lui vaudra de finir sur la chaise électrique; la folle passion d'un père pour son bébé fera de lui un kidnappeur et un hors-la-loi; Volker Braun sera conduit au désespoir, déchiré entre deux femmes, deux vies et huit enfants. Chez ces êtres perdus, il y a sans doute une petite parcelle de chacun de nous. En nous décrivant les mille et un rouages du mal qui les a rongés, menés aux pires extrémités, puis à l'issue fatale; Pierre Bellemare et ses habituels complices tentent, à leur façon, de nous en préserver.