Sur les chemins de l'Imaginaire...
On the trails of my Fancy... - Traduction française et présentation de Judy Pfau Cochran
- 62pages
- 3 heures de lecture
Poétesse et romancière française d'origine libanaise, Andrée Chedid explore dans son œuvre la condition humaine et le lien entre l'individu et le monde. Son écriture, profondément façonnée par son parcours multiculturel, cherche à évouer l'Orient tout en dénonçant les guerres civiles destructrices. Elle décrit son travail comme une quête éternelle de l'humanité, caractérisée par un style et une approche uniques. Ses textes sont profondément tissés de questions sur l'existence et la recherche de sens.






On the trails of my Fancy... - Traduction française et présentation de Judy Pfau Cochran
Comment suggérer sans dire ? Comment exprimer un avis sur le monde sans recourir aux moyens directs de l'argumentation ? Dans cette anthologie, un Blanc demande asile à des Noirs qui se sont réfugiés sur la planète Mars pour échapper à l'oppression qu'ils subissaient sur Terre ; une cigale revendique le droit de vivre en fourmi ; des individus se laissent dominer par des rats ; un mage rêve de comprendre de façon absolue le sens de l'univers. Fables, contes ou nouvelles, les textes de ce recueil comportent tous une dimension symbolique. Drôles, grinçants et surprenants, ils défient le lecteur sur son aptitude à les interpréter. Subrepticement, ils le conduisent à s'interroger sur le sens du monde contemporain et les valeurs qui le fondent.
Le vampire - La morte amoureuse - Le mari vampire - Histoire cahier photos des arts - Texte intégral
Un retrait dcroche son fusil lorsqu'il entend un intrus. Un rebelle surveille une plage, prt tirer "sur tout ce qui bouge". Un dandy impose son majordome ses dangereux caprices. Un jeune de banlieue assiste sans broncher un acte de torture. Deux adolescentes se lancent dans une "ronde" aussi violente que tragique... Les personnages de ces rcits infligent ou subissent la cruaut ordinaire. Cruaut d'individus tyranniques ou inconscients. Cruaut d'une socit ingalitaire qui engendre la violence. Cruaut du destin, qui transforme des personnes ordinaires en victimes et en bourreaux. En explorant la tragdie quotidienne du fait divers, les cinq auteurs de ces nouvelles interrogent la banalit du mal.
C'est l'aube. L'air est doux. Le vieux Simm et son chien Bic traversent un village encore endormi. Brusquement, un volet claque, et la façade de l'hôtel Splendide s'illumine d'un visage inconnu - la rencontre est fugitive, immense et joyeuse. Mais soudain les murs se lézardent et tout bascule dans un tremblement de terre. Dans les ruines, au milieu des cris et des larmes, Simm veut retrouver le jeune étranger avec lequel il a échangé un regard quelques secondes avant le drame. Dans la folie qui suit le séisme, il gesticule, crie, tire les sauveteurs par le bras. Là, il est là ! Il l'a vu... Ce roman poétique mélange plusieurs formes d'écritures : poèmes, dialogues théâtraux, scénario de cinéma. Et la magie opère...
" Les voisins de la veille vous égorgent. Les amis de toujours vous poignardent. Les uns comme les autres n'ont plus ni compassion, ni réflexion, ni amour. L'horreur est partout. Le goût du sang les rend ivres. En qui, à quoi croire désormais ? " En été, dans un pays en guerre, une jeune femme est blessée par une balle alors qu'elle essayait de rejoindre Steph, qui habite de l'autre côté de la ville. À vingt minutes à pied d'ici, Steph l'attend. Dans sa dernière lettre, il lui demande de laisser de côté leurs vieilles querelles et de vivre l'indéfectible amour qui, depuis toujours, les unit. Arrêtée dans sa course par la balle d'un franc-tireur, Marie n'a qu'une seule idée en tête : lui faire parvenir un message pour lui dire qu'elle venait... qu'elle l'aime.
A travers les années, cette robe écarlate l'avait secourue. En la revêtant, elle se donnait le change, retrouvait une désinvolture, d'abord feinte, puis naturelle, qui forçait l'entourage à croire en l'innocence de son fils. Quelle mère réellement troublée, inquiète, aurait osé s'affubler de cette façon ? Un vieillard part en pleine nuit à la recherche de la chèvre perdue d'un voisin. Une femme ose braver la bénédiction d'un pèlerin réputé saint homme. Et contre toute attente, elle reçoit l'appui de son mari, puis du village tout entier. Une bien curieuse passagère intrigue le chauffeur d'un autocar : à plus de soixante ans, elle est vêtue d'une provocante robe rouge... Andrée Chedid caresse d'une plume douce des personnages qui, par la magie des mots, se révèlent émouvants jusqu'aux larmes.
Predstavovala som si Géricaulta oficiálneho, pompézneho a teatrálneho. Naozaj ma veľmi nezaujímal, kým som sa nepostavila na výstave v Grand Palais v Paríži roku 1991 pre jeho maľbu Hlava bieleho koňa. Tento obraz ma veľmi rozochvel, pritiahol ma ako magnet a sprevádzal od jedného plátna k druhému v ústrety vášnivému, mnohotvárnemu a vrcholnému dielu. Potom ma priviedol k človeku, ktorý bol zachvátený prevratnými udalosťami Dejín i svojho vlastného osudu. Hlava ma spojila na dlhé dni a na mnohých stranách s takým mocným a s takým krehkým maliarom, ktorý zomrel v tridsiatich troch rokoch. Théodore Géricault mal syna – utajeného a dlho neznámeho – ktorý sa volal Hippolyte. A práve on berie do svojich rúk toto rozprávanie. Hippolyte Géricault v hľadaní svojho otca podrobne rozpovie všetko, čo zistí z jednotlivých častí otcovho diela za pomoci fragmentov jeho života. Fikcia vyznačená míľnikmi skutočnosti, taká je zámer a smerovanie tohto textu.
Omar-Jo est un orphelin rescapé d'un attentat. Avec le saltimbanques du Manège, il va s'attacher à recréer une nouvelle terre d'appartenance pour tous les déracinés... Parabole sur le refus de l'exclusion autant que récit initiatique, ce livre est avant tout un hymne poétique au respect de nos cultures et de nos différences.
Sybil, douze ans, habite les Etats-Unis. Sa grand-mère Kalya, la cinquantaine, vit à Paris. Elles ne se sont jamais rencontrées et décident de passer leurs prochaines vacances, ensemble, au Liban, pays de leurs ancêtres. Emigrées de plusieurs générations, leurs " maisons sans racines " - à part celles de l'esprit et du coeur - sont parfois plus passionnantes et plus ouvertes que les demeures immuables agrippées à leurs mottes de terre. Nous sommes en 1975. Rendez-vous à Beyrouth, à l'aube de la tragédie. Une marche dramatique le long d'une place de la ville ponctuera le roman. Elle ne durera que quelques minutes mais, dans cet espace refermé comme un piège où la mort est aux aguets, Kalya revivra ses propres vacances, en ces mêmes lieux, avec sa grand-mère Nouza. C'était en 1932, en des saisons plus insouciantes et plus frivoles.