Cet auteur français est réputé pour son regard satirique et incisif sur la vie moderne et la culture de consommation. Son œuvre se caractérise par un mélange de cynisme et de profonde nostalgie, explorant souvent des thèmes tels que l'amour, la jeunesse et la recherche de sens dans un monde de superficialité. Avec une oreille infaillible pour la langue et un style provocateur, Beigbeder dissèque la nature paradoxale de la société contemporaine. Son écriture est irrésistiblement divertissante, perspicace et incite les lecteurs à réfléchir sur leur propre existence.
Beigbeders nouveau roman explore le drame du 11 septembre à travers les pensées de Carthew Yorston, un agent immobilier texan, et ses fils, pris au restaurant 'Windows on the World' lors de l'attaque. L'auteur dresse un tableau de sa génération, confrontée à la destruction de ses valeurs superficielles par cet événement tragique.
Au détour d’une galerie à Saint-Jean-de-Luz, Frédéric Beigbeder découvre un tableau d'une cabane sur une plage exotique, avec un fauteuil rayé et un bureau d’écrivain. Cette toile, qui évoque la pointe du bassin d’Arcachon et son ami Benoît Bartherotte, le transporte et l’inspire à écrire dans cette cabane. Face à l’Atlantique, il voit le temps s’écouler, les phrases affluent, mêlant réflexions sur l’écriture, la solitude et la quête artistique. Des souvenirs d’enfance entre parents divorcés, l’insouciance des années 70, et des rencontres marquantes, comme celle avec Laura Smet, ressurgissent. Alors que la fête de sa jeunesse s’éteint, l’amour, notamment celui pour le cap Ferret, reste. Bartherotte, décrit comme un "Hemingway en calbute", lutte contre la montée des eaux en déversant des gravats dans la mer, incarnant un survivaliste avant l’heure. Ce combat pour la beauté et la nature devient une métaphore de l’utopie. Le roman se conclut sur une image sublime, où l’eau et le soleil se mêlent, offrant une foi en la beauté comme ultime salut pour l’humanité. Une expérience de lecture unique, à la fois poignante et universelle.
« En 1940, à New York, un écrivain débutant nommé Jerry Salinger, vingt et un ans, rencontre Oona O'Neill, quinze ans, la fille du plus grand dramaturge américain. Leur idylle ne commencera vraiment que l'été suivant... quelques mois avant Pearl Harbor. Début 1942, Salinger est appelé pour combattre en Europe et Oona part tenter sa chance à Hollywood. Ils ne se marièrent jamais et n'eurent aucun enfant. » F. B.
" Les Chiottes " tel est le nom du night-club branché que l'on inaugure place de la Madeleine. Marc Marronnier, jeune chroniqueur mondain, s'y rend à l'invitation de son vieux copain Joss, le DJ le plus demandé de New York à Tokyo, virtuose du sampler digital. Top models de la veille ou du lendemain, visages liftés, stylistes à la page, décadents de tout poil se pressent sur la piste, entre dance music et pilules d'ecstasy. " Le fric permet la fête qui permet le sexe. " Marc, lui, sait bien qu'il ne pense qu'à l'amour. Il le rencontrera à l'aube avec le visage le plus inattendu... Chroniqueur à Elle et à Max, Frédéric Beigbeder connaît à fond les bards branchés et les fêtes du jet set, le noyau dur - cinq cents personnes - des nuits parisiennes. Il aime trop ce monde-là pour moraliser. Il le connaît trop pour n'être pas lucide. Chamfort et Balzac étaient de la même trempe.
« Ecrire, c’est parler en silence, et réciproquement : parler, c’est écrire à haute voix. J’ai interrogé les auteurs de ce livre comme un apprenti garagiste questionnerait un professionnel sur la meilleure manière de changer un joint de culasse. Je voulais déchiffrer leur méthode, comprendre les rouages de leur travail, voler leurs secrets de fabrication. C’est fou comme on se sent bien en écoutant les dernières personnes intelligentes sur terre. » F.B. Liste de mes interlocuteurs, de 1999 à 2014, par ordre chronologique d’apparition sur le papier : Bernard Frank, Philippe Sollers, Jean-Jacques Schuhl, Guillaume Dustan, Antonio Tabucchi, Umberto Eco, Gabriel Matzneff, Chuck Palahniuk, Catherine Millet, Jay McInerney, Albert Cossery, Françoise Sagan, Simon Liberati, Tom Wolfe, Charles Bukowski, Alain Finkielkraut, Michel Houellebecq, Jean d’Ormesson, Bernard-Henri Lévy, Moi, Bret-Easton Ellis, Paul Nizon, Francis Scott Fitzgerald, James Salter.
Ce premier roman de Frédéric Beigbeder a été écrit dans locaux mêmes de la maison d'éditions de la Table Ronde. Ce récit conte les amours de Marc Marronnier, l'alter ego de l'auteur et les grandes difficultés de ce fêtard amoureux, qui choisit la nuit plutôt qu'une vie de famille toute tracée. Le titre fait référence à "Mémoires d'une jeune fille rangée" de Simone de Beauvoir. "Le roman le plus snob de la rentrée? N'hésitez pas ce sont les Mémoires d'un jeune homme dérangé, prestement enlevés par un godelureau éthylique, nihiliste et sarcastique." Roland Jaccard, Le Monde "On pense à Musset, à Poil de Carotte, au poil à gratter." Jean-François Kervéan, Globe "L'élégance déjantée de son style cache beaucoup d'efforts, et comme un retour à l'esprit des fondateurs Beigbeder est le Morny du nightclubbing." Marc Lambron, Le Point "Paris ressemblera donc à un chapitre de Fitzgerald." Eric Neuhoff, Madame Figaro "On réédite mon introuvable premier roman? Zut! Il va donc cesser d'être culte?" Frédéric Beigbeder
« C’est l’histoire d’une Emma Bovary des seventies, qui a reproduit lors de son divorce le silence de la génération précédente sur les malheurs des deux guerres.C’est l’histoire d’un homme devenu un jouisseur pour se venger d’être quitté, d’un père cynique parce que son cœur était brisé.C’est l’histoire d’un grand frère qui a tout fait pour ne pas ressembler à ses parents, et d’un cadet qui a tout fait pour ne pas ressembler à son grand frère.C’est l’histoire d’un garçon mélancolique parce qu’il a grandi dans un pays suicidé, élevé par des parents déprimés par l’échec de leur mariage.C’est l’histoire d’un pays qui a réussi à perdre deux guerres en faisant croire qu’il les avait gagnées, et ensuite à perdre son empire colonial en faisant comme si cela ne changeait rien à son importance.C’est l’histoire d’une humanité nouvelle, ou comment des catholiques monarchistes sont devenus des capitalistes mondialisés. Telle est la vie que j’ai vécue : un roman français. »-- F.B.
En ce temps-là, on mettait des photographies géantes de produits sur les murs, les arrêts d'autobus, les maisons, le sol, les taxis, les camions, la façade des immeubles en cours de ravalement, les meubles, les ascenseurs, les distributeurs de billets, dans toutes les rues et même à la campagne. La vie était envahie par des soutiens-gorge, des surgelés, des shampoings antipelliculaires et des rasoirs triple-lame. L'œil humain n'avait jamais été autant sollicité de toute son histoire : on avait calculé qu'entre sa naissance et l'âge de 18 ans, toute personne était exposée en moyenne à 350 000 publicités. Même à l'orée des forêts, au bout des petits villages, en bas des vallées isolées et au sommet des montagnes blanches, sur les cabines de téléphérique, on devait affronter des logos "Castorama", "Bricodécor", "Champion Midas" et "La Halle aux Vêtements". Il avait fallu deux mille ans pour en arriver là.
Les chemins de J.-M. di Falco et de F. Beigbeder se croisèrent au lycée catholique Bossuet à Paris, où le futur évêque dirigeait les classes élémentaires. Ils se retouvent pour un débat sans concession : Dieu, le bonheur, la mort, l'au-delà, les moeurs, la foi, la prière, l'intime, le doute, etc.
Partant du principe que la seule façon de savoir ce qui s'est passé dans le restaurant situé au 107e étage de la tour Nord du World Trade Center, le 11 septembre 2001, entre 8h30 et 10h29, c'est de l'inventer. L'auteur dresse une reconstitution des 110 dernières minutes d'un père et de ses deux fils, mettant en scène à la fois le rêve américain et sa désacralisation. Prix Interallié 2003