À Ravenne, le 4 septembre 476, le jeune empereur Romulus Augustule – " le petit Auguste " – est contraint d'abdiquer par Odoacre, roi des Hérules – un peuple germanique venu de Scandinavie s'installer sur les bords de la mer Noire. L'empire d'Occident disparaît, ce qui est vécu comme une fin du monde par les habitants de l'aire culturelle et politique romaine. Quinze siècles plus tard ce tournant capital de l'Histoire reste fascinant et mal connu. Parler de la chute de Rome, des grandes invasions et du remodelage tumultueux de l'Europe par les royaumes barbares, c'est aussi s'interroger sur notre propre culture, sur les identités nationales et sur la hantise du déclin. Faut-il parler d'un soudain basculement dans les " âges sombres " ou ne voir, au contraire, dans les temps troublés de l'Antiquité tardive, qu'une turbulente période de mutation ?
Bryan Ward-Perkins Livres


Volume V of the new edition of The Cambridge Ancient History encompasses the first classic age of European civilization—the fifth century B.C. This was the first and last period before the Romans in which great political and military power was located in the same place as cultural importance. This volume, therefore, is more narrowly focused geographically than its predecessors and successors, and hardly strays beyond Greece. Athens is at the center of the picture, both politically and culturally, but events and achievements elsewhere are assessed as carefully as the nature of our sources allows. Two series of narrative chapters, one on the growth of the Athenian empire and the development of Athenian democracy, the other on the Peloponnesian War that brought them down, are divided by a series of studies in which the artistic and literary achievements of the fifth century are described.