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Théo Buckinx

    Vers chez les blancs
    Je m'en vais
    • 2000

      Je m'en vais

      • 250pages
      • 9 heures de lecture
      3,4(374)Évaluer

      " Je m'en vais ", ce sont les premiers mots prononcés par le héros du roman d'Echenoz, qui vient de décider de quitter sa femme. Ce sont également les derniers mots du livre, émis par ce même héros lorsque, après une année d'errance et d'aventure, le cœur brisé, il revient hanter ce qui fut le domicile conjugal. La boucle est bouclée, la révolution est terminée, la parenthèse se ferme, le héros a simplement un peu vieilli. Il a connu des aventures qu'on dirait palpitantes à cause des dérèglements de son muscle cardiaque, il est allé jusqu'au pôle Nord pour récupérer un trésor d'ancien art esquimau, il a été volé et voleur, escroc et escroqué, séducteur et séduit, il a vécu. Il ne lui en reste qu'un vague malaise et un essoufflement. De livre en livre, depuis Le Méridien de Greenwich, paru il y a vingt ans, Jean Echenoz s'est fait le cartographe de son temps. De ses séismes, de ses catastrophes, de son imaginaire, de ses objets, de ses rêves et de sa longue glissade hors du réel : dans les images, dans les fantasmes, dans les rêveries de conquête, dans l'éloignement de soi et des autres. Je m'en vais, c'est aussi la formule d'adieu d'un siècle bien incapable de savoir où il va et qui oublie même de se poser la question. Il s'en va, c'est tout. Pierre Lepape, Le Monde

      Je m'en vais
    • 2000

      Vers chez les blancs

      • 374pages
      • 14 heures de lecture
      3,2(39)Évaluer

      Dans le petit milieu littéraire, seules deux ou trois choses comptent vraiment : les pages que l'on noircit, les femmes que l'on séduit, l'argent que l'on amasse. Le tout en évitant les pannes. Francis a eu tout cela, du temps où il était un auteur à succès. Mais la roue a tourné, la gloire a déserté et, en attendant une improbable réédition, il ne lui reste plus guère que les femmes, la sienne mais surtout celles des autres. Il s'y jette donc à corps perdu, abuse du sexe en général et de celui de Nicole, la femme de son meilleur ami, en particulier. Ce dernier, écrivain en pleine gloire, tout à ses rêves de rencontrer Madonna, se moque bien de ce que sa femme peut faire dans son dos. Ou plutôt, il ne l'imagine pas du tout : comment songer seulement à tous ses fantasmes, assouvis les uns après les autres#160;? Depuis 37,2° le matin, Philippe Djian nous a habitués à une écriture sulfureuse : avec ce dernier opus, il ne faillit pas à sa réputation, et livre un roman particulièrement chaud, mais jamais dépourvu d'humour. Un livre réjouissant. --Karla Manuele

      Vers chez les blancs