La 4e de couverture indique : "Ma famille incarne ce que la joie a de plus bruyant, de plus spectaculaire, l'écho inlassable des morts, et le retentissement du désastre. Aujourd'hui je sais aussi qu'elle illustre, comme tant d'autres familles, le pouvoir de destruction du verbe, et celui du silence."
Jarenlang komen drie vrienden een à twee keer per jaar samen in het restaurant van Fernando, in hun geboortestad Lissabon. Na afloop van deze maaltijden neemt steevast een van hen het woord en vertelt een verhaal. Zo ook op een avond in juni; Passeo vertelt het verhaal van een meisje uit het Afrikaanse Tigirka. Zij werd op tragische wijze vermoord en er hangt een sluier van mysterie over haar dood. Midden in zijn verhaal stopt Passeo. Het is al laat. Een volgende keer zal hij verder vertellen. Maar die volgende keer komt nooit meer.
« Je me souvenais qu'un jour, dans une plaisanterie sans gaieté, Charlotte m'avait dit qu'après tous ses voyages à travers l'immense Russie, venir à pied jusqu'en France n'aurait pour elle rien d'impossible [...]. Au début, pendant de longs mois de misère et d'errances, mon rêve fou ressemblerait de près à cette bravade. J'imaginerais une femme vêtue de noir qui, aux toutes premières heures d'une matinée d'hiver sombre, entrerait dans une petite ville frontalière [...]. Elle pousserait la porte d'un café au coin d'une étroite place endormie, s'installerait près de la fenêtre, à côté d'un calorifère. La patronne lui apporterait une tasse de thé. Et en regardant, derrière la vitre, la face tranquille des maisons à colombages, la femme murmurerait tout bas : "C'est la France... Je suis retournée en France. Après... après toute une vie." »
Deux femmes, deux hommes qui n’ont aucun lien entre eux, sinon de brèves rencontres de hasard. Christine, la cinquantaine, s’est arrangée une vie aisée et tranquille. Dans sa maison du Berry, elle est tout à coup frappée au coeur par le néant de son existence. Jean est un paysan qui s’abrutit de travail, frémissant d’une sensibilité que lui-même ne comprend pas. Solange, une employée de la SNCF, va découvrir lors d’un voyage organisé une étrange clocharde qui la bouleversera. C’est aussi en voyage, en Hongrie, que Luc, conduit à une résignation désespérée par une femme destructrice, trouvera le courage de réagir. Leurs destins se croiseront alors que chacun croyait être arrivé au bout de sa route. Le bonheur viendra à eux, inattendu et pourtant inscrit dans leur histoire. On n’oublie plus les scènes émouvantes, cocasses, violentes, subtiles, au cours desquelles ces personnages singuliers se révèlent à eux mêmes et à nous.
" Aucune frontière ne vous laisse passer sereinement. Elles blessent toutes. " Pour fuir leur misère et rejoindre l'" Eldorado ", les émigrants risquent leur vie sur des bateaux de fortune... avant d'être impitoyablement repoussés par les gardes-côtes, quand ils ne sont pas victimes de passeurs sans scrupules. Le commandant Piracci fait partie de ceux qui sillonnent les mers à la recherche de clandestins, les sauvant parfois de la noyade. Mais la mort est-elle pire que le rêve brisé ? En recueillant une jeune survivante, Salvatore laisse la compassion et l'humanité l'emporter sur ses certitudes... Voyage initiatique, sacrifice, vengeance, rédemption : le romancier au lyrisme aride manie les thèmes de la tragédie antique avec un souffle toujours épique. L'EXPRESS
L'Abistan, immense empire, tire son nom du prophète Abi, «délégué» de Yölah sur terre. Son système est fondé sur l'amnésie et la soumission au dieu unique. Toute pensée personnelle est bannie, un système de surveillance omniprésent permet de connaître les idées et les actes déviants. Officiellement, le peuple unanime vit dans le bonheur de la foi sans questions. Le personnage central, Ati, met en doute les certitudes imposées. Il se lance dans une enquête sur l'existence d'un peuple de renégats, qui vit dans des ghettos, sans le recours de la religion. Boualem Sansal s'est imposé comme une des voix majeures de la littérature contemporaine. Au fil d'un récit débridé, plein d'innocence goguenarde, d'inventions cocasses ou inquiétantes, il s'inscrit dans la filiation d'Orwell pour brocarder les dérives et l'hypocrisie du radicalisme religieux qui menace les démocraties.