Pearlie pense vivre un bonheur paisible. En 1949, à San Francisco, elle a retrouvé et épousé Holland Cook, son amour d’adolescence. Holland a survécu à la guerre et refuse d’en parler. Une chose est certaine : il n’est plus le même... Le passé ressurgit le jour où un homme d’affaires, Charles Drummer, s’immisce dans la vie du couple et propose à Pearlie un étrange marché.
Dans le cadre de la mythique université de Gloucester, deux personnages sont engagés dans le jeu complexe de la séduction : Ralph Messenger, spécialiste des sciences cognitives, et Helen Reed, romancière fragilisée par son récent veuvage. A travers une succession d’événements et de retournements de situation, l’auteur confirme avec brio ce que soutient Messenger, à savoir qu’on ne peut jamais connaître avec certitude ce que pense l’autre.
Que peut faire quelqu'un d'une douleur aggravée d'un sentiment de culpabilité ? Que peut faire quelqu'un d'une douleur qu'il ne peut partager ? Alistair Crown, psychiatre, sait tout sur la culpabilité jusqu'à ce qu'il en soit victime lui-même. Alors il ne sait plus comment l'aborder. Mais il est expert en griffonnages et, à travers ses dessins, il se débat et finit par trouver une forme de solution... La construction romanesque est brillante, le style mordant. C'est drôle, ironique et finalement assez poignant.
A qui David Lodge veut-il dire ses quatre vérités ? A Adrian, l'écrivain qui ne se remet pas d'un premier succès des années auparavant ? A Eleanor, sa femme, avec qui il vit retiré à la campagne ? A Sam, leur ami d'université qui a réussi à Hollywood dans les feuilletons télévisés ? A Fanny Tarrant, la jeune journaliste effrontée qui publie un article féroce sur Sam dans un journal du dimanche ? Sur qui se refermera le piège imaginé par Sam avec la complicité d'Adrian ? Brillant, toujours drôle, David Lodge s'intéresse au conflit entre littérature et tiques.
Un gentil garçon, Harris. Il aime blaguer et rendre service. Il vous tond la pelouse pour quatre dollars australiens, garde les enfants à l'occasion, se découvre une vocation de garde forestier. À l'école, il était champion de billes et, plus tard, de tango. Pourtant, à treize ans, il a entendu son professeur expliquer à sa mère qu'il était sans doute arriéré. Pourtant, au mariage de son frère, il cause un scandale abominable. Une sorte de fatalité semble s'acharner sur lui, fait surgir la violence sur son chemin et le pousse vers les situations extrêmes. Chaque fois se réveille au fond de sa tête la trace d'un souvenir oublié, une image insaisissable. Son itinéraire va passer par la révélation du drame des autres, enfants violés, adolescents prisonniers de la délinquance. Robert Carter nous fait connaître un personnage merveilleusement présent et vrai. Il lui prête sa plume pour le laisser se raconter avec une grande simplicité, une sorte de virginité qui donne une force neuve à des réalités universelles. Émotion et drôlerie semblent couler de source.