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Agnès Verle

    Une Vie
    Les Précieuses ridicules - Texte intégral
    Gaspard de la nuit
    • Gaspard de la nuit

      • 342pages
      • 12 heures de lecture

      En 1842, un an après la mort de son discret auteur, la première édition de Gaspard de la Nuit ne rencontre guère que le silence : vingt exemplaires à peine en sont vendus. Et il est vrai que les premiers lecteurs étaient sans doute mal préparés à la découverte de ce recueil de courtes "fantaisies à la manière de Rembrandt et de Callot" qui offraient à la fois l'apparence de la prose et la réalité d'une pure écriture poétique. Il faudra attendre Baudelaire pour que le poème en prose soit reconnu, et c'est justement l'auteur du Spleen de Paris qui fera découvrir à un public plus large ce "fameux Gaspard de la Nuit" grâce auquel l'idée lui est venue à son tour de "tenter quelque chose d'analogue". D'analogue? Rien n'est moins sûr car si les pièces de Baudelaire s'attachent à la vie moderne, celles de Bertrand nous proposent la peinture de la vie ancienne. Et ce sont bien deux naissances successives du poème en prose.

      Gaspard de la nuit
      3,8
    • Les Précieuses ridicules est une satire en un acte et en prose. Les Précieuses sont Magdelon et Cathos, deux jeunes provinciales, qui sont venus à Paris en quête d'amour et de jeux d'esprit. Gorgibus, père de Magdelon et oncle de Cathos, décide qu'ils doivent se marier à un couple de jeunes hommes, mais les deux femmes trouvent les hommes pas assez raffinés et leur ridiculisent. Les hommes s'engagent à prendre revanche. Apparaît Mascarille, un jeune homme qui prétend être un homme sophistiqué du monde qui fréquente les meilleurs cercles. Magdelon tombe amoureuse de lui. Puis apparaît un autre jeune homme, Jodelet, et maintenant c'est Cathos qui tombe amoureux. Il est révélé que ces deux hommes, Mascarille et Jodelet, sont des imposteurs qui sont en réalité que les valets des deux premiers hommes qui ont été méprisés et rejetés. Alors que le rideau tombe, les précieuses et Gorgibus sont tombées dans le piège et ont donc montré le ridicule de leur vanité.

      Les Précieuses ridicules - Texte intégral
      3,6
    • Jeanne, ayant fini ses malles, s'approcha de la fenêtre, mais la pluie ne cessait pas. L'averse, toute la nuit, avait sonné contre les carreaux et les toits. Le ciel bas et chargé d'eau semblait crevé, se vidant sur la terre, la délayant en bouillie, la fondant comme du sucre. Des rafales passaient pleines d'une chaleur lourde. Le ronflement des ruisseaux débordés emplissait les rues désertes où les maisons, comme des éponges, buvaient l'humidité qui pénétrait au-dedans et faisait suer les murs de la cave au grenier.

      Une Vie
      4,0