I Narratori - 348: La vita materiale
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Les aveux de la chair, qui paraît aujourd'hui comme le quatrième et dernier volume de L'histoire de la sexualité, est en réalité le premier auquel Michel Foucault s'était consacré après La volonté de savoir (1976) qui constituait l'introduction générale de l'entreprise. Il s'attachait aux règles et doctrines du christianisme élaborées du IIe au IVe siècles par les Pères de l'Eglise. Au cours de son travail, Michel Foucault s'était persuadé que l'essentiel de ces règles et doctrines était un héritage remanié des disciplines de soi élaborées par les philosophes grecs et latins de l'Antiquité classique et tardive. C'est à leur analyse qu'il s'est courageusement appliqué, pour aboutir en 1984 à la publication simultanée de L'usage des plaisirs et du Souci de soi. L'ouvrage est donc un premier jet auquel Foucault comptait se remettre au moment de sa mort. La réunion des quatre volumes de Dits et Ecrits (1954-1988) publiés en 1994, puis celle des treize volumes des Cours au Collège de France en ont retardé l'édition et la mise au point dont s'est chargé Frédéric Gros, l'éditeur des oeuvres de Michel Foucault dans la Bibliothèque de la Pléiade. Tel quel, cet ouvrage constitue un état très élaboré de la pensée de l'auteur et peut-être le coeur même de l'entreprise, la partie à laquelle il attachait assez d'importance pour se lancer dans l'aventure.
La première note fut écrite au crayon, sur une feuille de bloc-notes de la grandeur d’une carte postale. Il ne crut pas devoir mettre la date complète. « Mardi. Crise à 2 h 50. Durée 35 minutes. Colique. Mangé purée de pommes de terre au déjeuner. » Il fit suivre le mot déjeuner du signe moins, qu’il entoura d’un cercle, et, dans son esprit, cela voulait dire que sa femme n’avait pas pris de purée. Il y avait des années que, par crainte d’engraisser, elle évitait les féculents.
«Ma cos’hanno i romanzi di Simenon, che ci rimangono incollati alle mani e non ci danno tregua fino all’ultima pagina? E perché ogni volta ci lasciano dentro un’amarezza strana, come se ci avessero portato in un punto dove non volevamo arrivare, che non volevamo conoscere? La risposta probabilmente sta nella profonda onestà intellettuale di Simenon, nella sua incapacità di mentire, di raccontarci la vita migliore di quello che è ... i suoi romanzi nascono dalla consapevolezza di ciò che veramente sono gli esseri umani, di quali forze segrete li muovono, e di quanto provano inutilmente a dimenticare la propria implacabile sostanza. Una conferma arriva da questo romanzo del 1954, L’orologiaio di Everton ». Marco Lodoli
Taut, evocative and beautifully paced, All Our Worldly Goods points up with heartbreaking detail and clarity how close were those two wars, how history repeated itself, tragically, shockingly...
Mots-clés: accident vasculaire cérébral ; guérison : mutisme.
In appendice: Il piccolo sarto e il cappellaio, Benedetti gli umili (cap. IV) (tit.orig.: Le petit tailleur et le chapelier, Bénis soient les humbles).
Deux couples, parents respectifs de deux collégiens, tentent de résoudre à l'amiable un conflit entre leurs enfants... Peu à peu, le vernis craque, et sous les apparences lisses, les passions se déchaînent et les deux couples finiront par s'entre-déchirer sous les hurlements de rire du public !
Comme dans beaucoup de vieilles maisons du quartier, les fenêtres, hautes et étroites, descendaient jusqu'à trente centimètres du plancher et des arabesques en fer forgé supportaient la barre d'appui. C'est à travers ces arabesques que Foy, de sa chaise, suivait plus ou moins consciemment les allées et venues de la rue. Il fronça les sourcils quand il vit la petite auto bleue du Dr Aubonne tourner l'angle de la rue des Francs-Bourgeois, s'engager dans la rue de Turenne et, traversant la chaussée en oblique, s'arrêter derrière le camion de la papeterie Herbiveaux.
Quand un héritage est en jeu, les bonnes âmes montrent soudain leur noirceur. Un jeune homme et sa tante, d'abord opposés, s'allient contre ceux qui les prennent pour de naïves victimes. L'histoire se passe à La Rochelle, et c'est un puissant tableau de la vie de province, des haines familiales, des jalousies, des infamies que l'on voit trop souvent se perpétrer pour des questions d'argent dans la bourgeoisie aisée. Mais là, les faibles triomphent des forts.
La nostalgie de l'innocence, la peinture sans concession d'une humanité " souffrante "... nombreuses sont les affinités qui lient Irène Némirovsky à Anton Tchekhov. Née un an avant la mort de ce dernier, l'auteur de Suite française, couronnée à titre posthume par le prix Renaudot 2004, était fascinée par le destin et la personnalité du grand écrivain. Cette biographie à la fois précise et intime révèle l'auteur de La Cerisaie dans toute sa vérité, ses souffrances et ses espoirs. Une enfance " sans enfance ", comme le disait lui-même Tchekhov, la violence de son père, fils de serf, l'écriture pour entretenir sa famille, la conscience aiguë d'une condition misérable, la carrière de médecin et le désir de guérir le chagrin. Dans la vie de Tchekhov comme dans son œuvre, le sublime côtoie l'insignifiant. Ce livre, qui est aussi un essai sur la littérature russe dans lequel Irène Némirovsky évoque brillamment, aux côtés de Tchekhov, Tolstoï et Gorki, scelle la rencontre de deux âmes étrangement proches.
«Diceva bene il primo editore francese di Irène Némirovsky, che questo romanzo, il suo “primo d'amore”, era bello almeno quanto il celeberrimo David Golder. Forse è più bello. Ha una vena nuova, per nulla ironica, ma ugualmente dura, raffinata, indagatrice, ha un timbro esclusivamente femminile, questo romanzo magnifico sull'essere in due. I giovani reduci della prima guerra mondiale, tornando a casa, “accusano” quella guerra ormai finita, nei fasti di una Parigi che vuole rinascere, ma non possono dimenticare il fango delle trincee. Sono loro i veri protagonisti di queste relazioni strane, sghembe, eppure così comprensibili, così moderne per essere ambientate negli anni Venti ... Un capolavoro di psicologia e sociologia, imbarazzante per la sua verità dispiegata. Una penna magnifica, un libro imprescindibile». Valeria Parrella
Maigret bâilla, poussa les papiers vers le bout du bureau. - Signez ça, les enfants, et vous pourrez aller vous coucher. Les " enfants " étaient probablement les trois gaillards les plus durs à cuire qui fussent passés par la P J. depuis un an. L'un d'eux, celui qu'on appelait Dédé, avait l'aspect d'un gorille, et le plus fluet, qui avait un œil au beurre noir, aurait pu gagner sa vie comme lutteur forain. Janvier leur passait les papiers, une plume, et, maintenant qu'ils venaient enfin de lâcher le morceau, ils ne se donnaient plus la peine de discuter, ne lisaient même pas le procès-verbal de leur interrogatoire, et signaient d'un air dégoûté. L'horloge de marbre marquait trois heures et quelques minutes et la plupart des bureaux du Quai des Orfèvres étaient plongés dans l'obscurité. Depuis longtemps, on n'entendait plus d'autre bruit qu'un lointain klaxon ou les freins d'un taxi qui dérapait sur le pavé mouillé. Au moment de leur arrivée, la veille, lés bureaux étaient déserts aussi, parce qu'il n'était pas neuf heures du matin et que le personnel n'était pas encore là. Il pleuvait déjà, de cette pluie fine et mélancolique qui tombait toujours.
In un lindo cottage di una tranquilla cittadina americana, una ragazza diciottenne, Belle Sherman, viene uccisa. Quella sera, casualmente, il professor Spencer Ashby – che ospitava la giovane, figlia di un’amica della moglie – era rimasto solo in casa con lei. Questa circostanza fa di Ashby il principale indiziato del delitto, e a poco a poco la scuola in cui insegna, la piccola comunità puritana, «i giusti», cominciano a guardarlo con sospetto, a trovarlo «diverso», a isolarlo. È quanto basta per far riaffiorare in lui antichi turbamenti, fantasie sessuali, un disordine interiore che, dopo anni di vita senza scosse, credeva sopito, represso. Il coroner incalza con i suoi interrogatori, e il precario equilibrio del professore si sfalda. Un’altra realtà verrà fuori, dal guscio dell’orrore. La morte di Belle è, nell’opera di Simenon, uno dei grandi romanzi dell’ossessione: ossessione di essere guardati dal di fuori, giudicati, costretti dagli altri a essere qualcosa – anche un assassino. La morte di Belle apparve per la prima volta nel 1952.
Élie Nagéar non sapeva neanche come si chiamasse esattamente l'uomo che aveva ucciso a colpi di chiave inglese sul treno Bruxelles-Parigi. Sapeva solo che aveva con sé dieci mazzette di banconote, e che era olandese: tant'è che la sera prima, quando quel grosso personaggio ridanciano aveva cominciato a offrire champagne alle entraîneuse del night club, Sylvie lo aveva soprannominato Van der Coso. A Bruxelles, Élie contava di vendere certi tappeti bloccati alla dogana, ma l'affare era andato a monte, i soldi stavano per finire, e Sylvie aveva cominciato a trattarlo in modo sprezzante. Così, senza quasi rendersi conto di quel che faceva, aveva comprato la chiave inglese e aveva seguito l’olandese sul treno delle 00.33. Quando è tornato a Bruxelles, è stata Sylvie a prendere in mano la situazione e a decidere dove sarebbe andato a nascondersi: nella pensione per studenti tenuta da sua madre a Charleroi. A poco a poco, la casetta con le tendine bianche e i mattoni anneriti dalla polvere di carbone è diventata per Élie una sorta di bozzolo caldo e protettivo, da cui vorrebbe non uscire mai più. Ma che cosa accadrà quando la sorella di Sylvie, o qualcuno dei pensionanti, o la stessa affittacamere, che prova per lui una tenerezza quasi materna, comincerà a sospettare che l'assassino di cui parlano i giornali è proprio lui? O quando la polizia deciderà di interrogare Sylvie?
Une soirée pluvieuse d'octobre, dans une ville de province, tout semble plongé dans une atmosphère stagnante. Hector Loursat, après avoir dîné en silence avec sa fille, se renferme dans son bureau avec une bouteille de bourgogne et se plonge dans la lecture. Depuis dix-huit ans, il vit ainsi, depuis que sa femme l'a quitté avec une enfant. À quarante-huit ans, c'est un avocat négligé et solitaire, considéré comme un talent gâché et un ivrogne. Mais cette nuit-là, un coup de feu interrompt sa routine : une ombre fugace et un homme qui meurt dans une pièce abandonnée. Hector s'interroge sur cet intrus, sur le meurtre et sur les secrets de sa vieille maison. Sa fille cache également des tourments derrière une apparence paisible. La honte, la compassion et le besoin d'amour poussent Loursat à sortir de sa solitude et à défendre le jeune amant de sa fille, réémergeant dans la vie, du moins pour un temps. Écrit en 1939, le roman fut publié l'année suivante.
A la suite d'une terrible erreur médicale dont il se sent responsable, le docteur Elie Bergelon s'enfuit. Des plages corses à Anvers, il fuit sa femme et ses enfants qui, pense-t-il, le jugent; il fuit le mari de la malheureuse morte en couches par sa faute, qui a juré de se venger; il fuit une vie marquée par la médiocrité et l'échec... Mais le petit docteur va apprendre qu'il arrive toujours un moment où il faut faire face et expier, il va apprendre que parfois certaines punitions sont pires que la mort.
Rencontre avec l'Amour - François Combe, acteur naguère célèbre en France, vit depuis six mois à New York, où il est venu chercher un second souffle et surtout étouffer le scandale provoqué par une liaison de sa femme, qui l'a quitté pour un homme très jeune. Rencontre avec l'Amour François Combe, acteur naguère célèbre en France, vit depuis six mois à New York, où il est venu chercher un second souffle et surtout étouffer le scandale provoqué par une liaison de sa femme, qui l'a quitté pour un homme très jeune. Fuyant sa solitude, il rencontre Kay, au milieu de la nuit, dans un bar. Ils lient connaissance : Kay n'a plus d'endroit où loger. François cherche à l'aider. Adapté pour le cinéma en 1965, par Marcel Carné, avec Annie Girardot (Kay Larsi), Maurice Ronet (François Combe), Otto E. Hasse (Hourvitch), Gabrielle Ferzetti (Comte Larsi), Geneviève Page (Yolande), parmi les figurants : Robert De Niro. Simenon chez Omnibus : les enquêtes du célèbre commissaire Maigret, et les très "noirs' Romans durs