Bookbot

Giulio Schiavoni

    L'amérique
    La métamorphose
    Aphorismes
    • Aphorismes

      • 87pages
      • 4 heures de lecture

      À côté des rares volumes de nouvelles qu'il publia, Kafka songea, à partir de 1917, faire paraître un recueil d'aphorismes. On trouvera ici les deux grandes séries collationnées par lui de ses “pensées” éparses, délimitées par Brod et Schoeps, et conformes à l'édition allemande. Comme en marge de la visée littéraire de Kafka, mais l'éclairant singulièrement, l'enjeu et la nature de ces aphorismes ne laisseront pas de surprendre. Et on pourrait dire, avec Claude David qui attira l'attention sur leur extrême importance, que c'est en effet, pour une réelle connaissance de Kafka, là sans doute «le fond permanent de sa pensée qui apparaît».

      Aphorismes
      4,5
    • Lorsque Gregor Samsa s'éveilla un matin au sortir de rêves agités, il se retrouva dans son lit changé en un énorme cancrelat. Il était couché sur le dos, dur comme une carapace et, lorsqu'il levait un peut la tête, il découvrait un ventre brun, bombé, partagé par des indurations en forme d'arc, sur lequel la couverture avait de la peine à tenir et semblait à tout moment près de glisser. Ses nombreuses pattes pitoyablement minces quand on les comparait à l'ensemble de sa taille, papillotaient maladroitement devant ses yeux.

      La métamorphose
      4,1
    • Lorsque, a seize ans, le jeune Karl Rossmann, que ses pauvres parents envoyaient en exil parce qu'une bonne l'avait séduit et rendu pere, entra dans le port de New York sur le bateau déja plus lent, la statue de fla Liberté, qu'il observait depuis longtemps lui apparut dans un sursaut de lumieres. On eut dit que le bras qui brandissait l'épée s'était levé a l'instant meme, et l'air libre soufflait autour de ce grand corps...

      L'amérique
      3,8