Notte di vento che passa (Scrittori italiani e stranieri)
- 180pages
- 7 heures de lecture
Milena Agus tisse des récits profondément ancrés dans le paysage sarde, en particulier dans sa ville natale, Cagliari, explorant souvent les liens complexes et la vie intérieure de ses personnages féminins. Son écriture se distingue par une intensité lyrique et une profondeur psychologique saisissante, abordant des thèmes tels que la mémoire, l'identité et la rédemption. Agus possède une capacité unique à tisser des histoires à la fois intimes et universelles, marquées par une élégance stylistique distinctive. Ses récits résonnent d'une puissance émotionnelle qui demeure chez le lecteur bien après la dernière page.







Il pleuvait à torrents et personne, vraiment personne, n’était prêt à ouvrir sa porte, et surtout pas à ces individus. Oui, il y avait des Blancs parmi eux–les humanitaires qui les accompagnaient–mais ils étaient tout aussi étranges que les autres malheureux, mal fagotés et mal en point. Que venaient-ils faire, ces envahisseurs, dans notre petit village où il n’y avait plus de maire, plus d’école, où les trains ne passaient plus et où même nos enfants ne voulaient plus venir? Nous nous demandions comment les affronter, où les abriter puisqu’il le fallait. Eux aussi, les migrants, avaient l’air déboussolés. C’était pour ce coin perdu de Sardaigne, ce petit village délaissé, qu’ils avaient traversé, au péril de leur vie, la Méditerranée? C’était ça, l’Europe?
Ciascuno di noi ha la sua terra promessa, anzi, le sue terre promesse, perché non c’è momento della nostra vita che non guardi a quel vago avvenir che in mente avevi , come dice il poeta tutelare di questo romanzo. Ma vale la pena di continuare a cercarle? Questa è la domanda che Milena Agus si pone, inseguendo le terre promesse di tre generazioni di una famiglia sarda, dalla madre che sogna il matrimonio della figlia con un ricco possidente, alla figlia che sogna di essere amata da un uomo sfuggente, al nipote che si trasferisce in America, già terra promessa dell’Italia povera, inseguendo la musica. Tutti procedono da una terra promessa all’altra, illusi e delusi, finché, un giorno, potrebbero forse decidere di fermarsi e concludere lí quel viaggio sfinente . In questo nuovo libro Milena Agus ci porta, scortati dal suo sguardo lucido e amoroso, dentro ai nostri sogni piú segreti, nell’illusione-delusione della vita, con delicata maestria e sortilegio.
Pouilles, printemps 1946. D'un côté il y a les soeurs Porro, qui vivent recluses dans leur palais et ignorent le monde environnant. De l'autre les ouvriers agricoles, bousculés par la guerre et tenaillés par la faim. Les soeurs continuent à tenir leur rang, à se rendre à l'église, à se pencher sagement sur leurs broderies. Les travailleurs, eux, se mobilisent pour obtenir un emploi, nourrir leurs enfants, contenir la pression des réfugiés qui affluent dans la botte du pays. Ce jour de mars 1946 la foule se rassemble sur la place où s'élève la noble demeure pour un meeting syndical lorsqu'un coup de fusil retentit. Milena Agus a rempli les vides de cette histoire vraie grâce à son imagination. Elle fait revivre sous les yeux du lecteur les soeurs Porro, prisonnières comme les paysans de leur condition sociale mais coupables de n'avoir pas ouvert les yeux sur les cruautés de l'Histoire. Luciana Castellina nous relate cet épisode de l'Histoire dans le contexte trouble de l'époque : le débarquement allié en Italie du Sud, la dissolution du Parti fasciste, l'établissement du roi à Brindisi, l'arrivée des réfugiés dans les Pouilles et les révoltes paysannes. Une flambée de violence que les historiens ont quasiment passé sous silence et qui prend aujourd'hui toute sa signification.
Mr. Johnson, le monsieur du dessus, a toujours les lacets défaits et des vestes trouées. Pourtant, c’est un violoniste célèbre qui vit dans le plus bel appartement de l’immeuble, avec vue sur la mer. Anna, la voisine du dessous, partage un petit entresol obscur avec sa fille, taille ses robes dans de vieilles nappes et fait des ménages. Pourtant, elle cache dans ses tiroirs des dessous coquins et des rêves inavoués. Ces deux-là, plus tout jeunes, débordants de désirs inassouvis, étaient faits pour se rencontrer. Dans les escaliers, où montent et descendent des voisins occupés par une farouche quête du bonheur, se tricotent à tous les étages situations rocambolesques, amours compliquées, jalousies absurdes. Mais n’est-ce pas là la clef de voûte de toute vie ? Observatrice indiscrète, pourfendeuse de la normalité, Milena Agus fait la chronique de ce microcosme dans lequel souffle un vent délicieusement frondeur.
Eine Enkelin erzählt von der Geschichte ihrer Großmutter, die mit romantischen Vorstellungen alle Bewerber vergrault und mit 30 Jahren unverheiratet bleibt. In den 40er Jahren geht sie eine Vernunftehe mit einem Witwer ein, die distanziert bleibt. Während eines Kuraufenthalts trifft sie einen Mann, der ihre Sehnsüchte weckt.
Le palazzo familial se délabre, la plupart des appartements ont été vendus et les trois soeurs se partagent ceux qui restent. Seule l'aînée, Noemi, rêve de reconquérir le faste perdu et de restaurer la demeure sur les hauteurs de Cagliari. Les deux autres s'accommodent de la déchéance. Le sujet sur lequel en revanche toutes les trois s'accordent est l'amour imparfait. Pour Noemi, il est fuyant et dédaigneux. Pour Maddalena, le désir d'enfant n'est pas satisfait. Quant à la plus jeune, la fragile comtesse de Ricotta, on dirait que la vie entière lui échappe. Mais peut-être que l'espoir se cache tout près, juste de l'autre côté du mur. Milena Agus nous emporte à nouveau dans son univers si particulier où se côtoient désenchantement et magie lumineuse.
Une jeune femme solitaire et dépressive imagine le suicide parfait qui la délivrerait de la pesanteur de la vie. Mais le jour où elle se lie d’amitié avec son beau voisin qui, comme elle, a un petit garçon, son regard sur le monde change. Dans un Cagliari écrasé de soleil, Milena Agus met à nouveau en scène des personnages hors normes pour lesquels priment avant tout la rêverie, la sensibilité et l’amour.
Sur une colline de la Sardaigne, la maison de Madame, accueille quelques touristes. Décalée avec ses robes bizarres, elle n'est pas conforme et dérange un peu avec toutes ses aventures...
But what do we really know about other people? In this international bestselling novel, a young unnamed Sardinian woman explores the life of her grandmother, a romantic, bewitching, eccentric figure, and a memorable literary creation. Her life has been characterized by honor and fierce passion, and above all by an abiding search for perfect love that has spanned much of the twentieth century. Ever in the background of this remarkable woman's story is the stunning Sardinian landscape, the deep blues of the Mediterranean, the rugged mountains of the Sardinian back-country dotted with charming villages lost in time. With warmth, great humor, and deep insight Milena Agus writes about the customs and the beauty of her native Sardinia, about love, family, immigration, war, and peace. From the Land of the Moon is the moving English debut of one of Italy s most important new literary talents.
Sardes depuis le Paléolithique supérieur, les Sevilla-Mendoza ignorent la normalité. Un père entiché de voyages lointains, une mère perdue devant la vie, une tante plongée dans des amours sans lendemain, un frère sourd à tout sauf à son piano. Celle qui décrit l'étrange et attachante ambiance familiale, avec une impassible candeur, est une adolescente engluée dans une liaison inavouable. Une liaison qu'elle cache à sa famille, où pourtant on parle d'amour et de sexe sans inhibitions. On y parle aussi de Dieu, dont on n'arrive pas à décider s'il existe ou pas. Plutôt qu'à lui, autant s'en remettre à la superstition pour affronter les dangers de l'existence. Celle-ci se déroule comme si on était dans la gueule d'un requin. Un requin qui vous enserre entre ses dents et vous empêche de vivre. On essaye d'en sortir quand il dort.Dans ce livre, le plus poignant de Milena Agus, on retrouve sa voix inimitable, capable de toutes les audaces.