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Christine Le Boeuf

    Les Yeux bandés
    La nuit de l'oracle
    De beaux lendemains
    La Fiancée de Frankenstein
    Le livre des éloges
    Tout ce que j'aimais
    • Élégie pour un Américain

      Roman traduit de l'Américain par Christine Le Boeuf

      • 401pages
      • 15 heures de lecture

      De retour à New York après l'enterrement de leur père, dans le Minnesota, Erik Davidsen, psychiatre divorcé, et sa sœur, Inga, veuve dévastée et récente d'un écrivain célèbre, découvrent la lettre qu'une femme a jadis adressée au disparu et par laquelle ils apprennent que leur père aurait naguère été impliqué dans une mort mystérieuse. Dès lors, dans une Amérique toujours traumatisée par les événements du 11 Septembre survenus quatre ans plus tôt, tous les personnages qui gravitent autour de la famille Davidsen vont, de proche en proche, être amenés à se confronter à la part la plus opaque de leur être. Conjuguant la mémoire de l'immigration et le thème du secret de famille, pointant les ambiguïtés de la transmission et la difficulté pour tout individu de réinventer sa vie, Siri Hustvedt écrit ici le roman compassionnel de l'inconscient d'une Amérique déchirée entre l'apparente infaillibilité de ses mythologies fondatrices et la profondeur des désarrois qui l'habitent aujourd'hui.

      Élégie pour un Américain2010
      3,6
    • Invisible

      • 291pages
      • 11 heures de lecture

      New York, 1967: un jeune aspirant poète rencontre un énigmatique mécène français et sa sulfureuse maîtresse. Un meurtre scelle bientôt, de New York à Paris, cette communauté de destins placés sous le double signe du désir charnel et de la quête éperdue de justice. Superbe variation sur "l'ère du soupçon", Invisible explore, sur plus de trois décennies, les méandres psychiques de protagonistes immergés dans des relations complexes et tourmentées. Le vertigineux kaléidoscope du roman met en perspective changeante les séductions multiformes d'un récit dont le motif central ne cesse de se déplacer. On se délecte des tribulations du jeune Américain naïf et idéaliste confronté au secret et aux interdits, tout autant qu'on admire l'exercice de haute voltige qu'accomplit ce très singulier roman de formation. Au sommet de son art narratif, Paul Auster interroge les ressorts mêmes de la fiction, au fil d'une fascinante réflexion sur les thèmes de la disparition et de la fuite.

      Invisible2010
      3,8
    • La Fiancée de Frankenstein

      • 81pages
      • 3 heures de lecture

      En première lecture, ce livre est un essai sur le film de James Whale (1935), ses origines (le célèbre roman de Mary Shelley), l'écriture de son scénario, le choix de ses acteurs, la relation avec la censure, etc. Mais, plus profondément, c'est un essai sur la création, sur les relations du créateur avec sa création, sur la prédominance de l'acte de création sur tout autres considérations philosophiques, religieuses ou morales. C'est aussi un essai sur le mal, sur la tentation de puissance, sur le vertige des interdits. A sa première apparition, le visage du monstre est présenté par Manguel comme l'une des icônes de notre temps, au même titre que le visage de Greta Garbo... Cela fait partie des nombreuses réussites de ce livre provoquées par ces rapprochements inattendus où nous entraînent l'intelligence et la culture de Manguel. La comparaison, du point de vue de la création pure, entre la Fiancée créée par Frankenstein et la Mariée mise à nu par ses célibataires créée par Duchamp est un grand moment d'analyse et de jubilation ! Enfin, et d'une façon assez classique dans la littérature et le cinéma fantastiques, la monstruosité n'est peut-être pas là où on le penserait. Le monstre n'aspire qu'à une harmonie que la société des hommes " normaux " lui refuse. L'instant de bonheur que connaît le monstre en compagnie d'un vieillard aveugle est une scène magnifiquement décrite...

      La Fiancée de Frankenstein2008
      3,0
    • Le livre des éloges

      • 80pages
      • 3 heures de lecture

      Série d'éloges qui sont autant de variations sur les sujets les plus variés : la Bible, la librairie, l'horreur, le plaisir, les animaux, le blasphème ou la France.

      Le livre des éloges2007
      4,0
    • Dans le scriptorium

      • 146pages
      • 6 heures de lecture

      Un homme, âgé et désorienté, se réveille dans une chambre inconnue, sans mémoire de son identité ni de la raison de son assignation à résidence. La pièce, dotée d'une fenêtre condamnée et d'une porte par laquelle des "visiteurs" entrent et sortent, devient le cadre d'une introspection troublante. Sur un bureau, des photographies en noir et blanc, deux manuscrits et un stylo l'invitent à réfléchir. Ses interlocuteurs, dont une certaine Anna qui l'appelle "Mr. Blank", évoquent des comprimés, un traitement en cours, ainsi que des thèmes d'amour et de promesses. D'autres personnages, filmés par une caméra, lui reprochent des missions passées qui ont laissé des séquelles irréparables. En explorant des territoires d'inquiétante étrangeté, l'auteur propose une réflexion sur la relation entre un romancier et ses personnages, tout en interrogeant les responsabilités de l'Amérique contemporaine face à son Histoire. Ce récit témoigne d'une volonté de réinvention d'un écrivain à la notoriété établie, qui s'engage à explorer les labyrinthes du langage et à affronter les exigences fondamentales de la fiction.

      Dans le scriptorium2007
      3,3
    • Tout ce que j'aimais

      • 456pages
      • 16 heures de lecture

      Au milieu des années 1970, à New York, deux couples d'artistes ont partagé les rêves de liberté de l'époque. De l'art et de la création, ils ont fait le ciment d'une amitié qu'ils voulaient éternelle et, quand ils ont fondé leur famille, se sont installés dans des appartements voisins. Rien n'a pu les préparer aux coups dont le destin va les frapper et qui vont infléchir radicalement le cours de leurs vies... Siri Hustvedt convie ici à un voyage à travers les régions inquiétantes de l'âme : bouleversant, ambigu, vertigineux, Tout ce que j'aimais est le roman d'une génération coupable d'innocence qui se retrouve, vingt ans plus tard, au bout de son beau rêve.

      Tout ce que j'aimais2005
      4,4
    • La nuit de l'oracle

      • 237pages
      • 9 heures de lecture

      Après un long séjour à l’hôpital, l’écrivain Sidney Orr est de retour chez lui. Toujours aussi amoureux de sa femme Grace, il reprend lentement goût à la vie. Mais il est accablé par l’ampleur de ses dettes et par l’angoisse de ne plus jamais retrouver l’inspiration. Un matin, alors qu’il fait quelques pas dans son immeuble, il découvre une toute nouvelle papeterie, au charme irrésistible. Sidney entre, attiré par un étrange carnet bleu. Le soir même, presque dans un état second, Sidney commence à écrire dans le carnet une captivante histoire qui dépasse vite ses espérances. Sans qu’il devine où elle va le conduire. Ni que le réel lui réserve les plus dangereuses surprises… Virtuosité, puissance narrative, défi réciproque de l’improvisation et de la maîtrise, La Nuit de l’oracle précipite le lecteur au cœur des obsessions austériennes, dans un face à face entre fiction et destin. Comme si l’imaginaire d’était rien d’autre que le déroulement du temps avant le mort. Ou pire encore, son origine.

      La nuit de l'oracle2004
      3,8
    • De beaux lendemains

      • 326pages
      • 12 heures de lecture

      L'existence d'une bourgade au nord de l'Etat de New York a été bouleversée par l'accident d'un bus de ramassage scolaire, dans lequel ont péri de nombreux enfants du lieu. Les réactions de la petite communauté sont rapportées par les récits de quatre acteurs principaux. Il y a d'abord Dolorès Driscoll, la conductrice du bus scolaire accidenté, femme solide et généreuse, choquée par cette catastrophe. Vient Billy Ansel, le père inconsolable de deux des enfants morts. Ensuite, Mitchell Stephens, un avocat new-yorkais poursuivant avec une hargne passionnée les éventuels responsables de l'accident. Et enfin Nicole Burnell, adolescente promise à tous les succès, qui a perdu l'usage de ses jambes et découvre ses parents grâce à une lucidité chèrement payée. Ces quatre voix font connaître les habitants du village, leur douleur, et ressassent la question lancinante - qui est responsable ? - avec cette étonnante capacité qu'a Russell Banks de se mettre intimement dans la peau de ses personnages.

      De beaux lendemains1997
      3,9
    • Les Yeux bandés

      • 281pages
      • 10 heures de lecture

      "Pour moi, Klaus demeurait un jeune homme, en dépit du fait que les gens qui me connaissaient sous ce nom ne me prenaient jamais pour un garçon. Le fossé entre ce que j’étais bien obligée d’admettre devant les autres — à savoir : que j’étais une femme — et mes rêves intérieurs ne me dérangeait pas. En devenant Klaus la nuit, j’avais effectivement brouillé mon genre. Le costume, mon crâne tondu et mon visage nu modifiaient la perception que les gens avaient de moi, et à travers leurs yeux je changeais de personnalité. Jusqu’à ma façon de parler changeait quand j’étais Klaus." Entre ombre et lumière, entre nuit et jour, dans la ville superlative, New York — elle-même personnage à part entière de ces récits —, Iris Vegan, la narratrice, fait l’expérience d’étranges rencontres et de singulières transformations de sa propre identité. Polyptyque à quatre volets, Les Yeux bandés a marqué, lors de sa publication en 1993, l’entrée en littérature d’un talent subtil et incontestable, celui de Siri Hustvedt.

      Les Yeux bandés1996
      3,7
    • Romanzo storico. La regina Vittoria non regnò per più di mezzo secolo, dovette abdicare nel 1848 davanti alla rivolta dei cartisti, i socialisti inglesi. Si stabili' un regime socialista mite e bucolico, interessato soprattutto a garantire il lavoro a tutti e mantenere l'uguaglianza.

      La Véritable Histoire du Dernier Roi Socialiste1993
      3,6