La 4e de couv. indique : "Comment convaincre les citoyens qu'il est utile et légitime de verser à l'État une partie de leur argent ? Cette question s'est posée à tous les régimes de 1789 à nos jours. Des révoltes paysannes du XIXe siècle aux stratégies contemporaines de fraude et d'évasion et au mouvement des "bonnets rouges", les charges fiscales n'ont cessé d'êtres combattues et contournées au motif de leur poids excessif ou de leurs inégalités. Le consentement à l'impôt n'a en effet rien de naturel : dans les démocraties, il repose sur un lien de confiance qu'il faut perpétuellement reconstruire. Fondé sur une enquête approfondie dans les archives, ce livre retrace les nombreuses batailles, intellectuelles, sociales et politiques, qui ont façonné notre système de redistribution et divisé la société française au cours des deux siècles passés.
Delalande Nicolas Livres



Histoire mondiale de la France
- 800pages
- 28 heures de lecture
Ce livre propose une histoire de France qui s'étend de la grotte Chauvet aux événements de 2015, sans se perdre dans les questions d'origine ou d'identité. Il explore le destin d'un pays intrinsèquement lié au monde, tout en respectant la chronologie et en offrant un récit captivant, chaque date étant présentée comme une petite intrigue. Sous la direction de Patrick Boucheron, un collectif d'historiens et historiennes s'efforce de rendre accessible un discours à la fois engagé et savant. L'objectif est de proposer une histoire mondiale de la France, revisitant les lieux de mémoire du récit national pour les déplacer, les dépayser et les élargir, rendant ainsi l'histoire plus intéressante. Ce livre se distingue par sa richesse polyphonique et vise à apporter une note de joie face aux passions tristes de notre époque. Patrick Boucheron, professeur au Collège de France, dirige cet ouvrage, tandis que Nicolas Delalande, Florian Mazel, Yann Potin et Pierre Singaravélou, tous experts dans leurs domaines respectifs, assurent la coordination.
A dynamic historian revisits the workers’ internationals, whose scope and significance are commonly overlooked. In current debates about globalization, open and borderless elites are often set in opposition to the immobile and protectionist working classes. This view obscures a major historical fact: for around a century—from the 1860s to the 1970s—worker movements were at the cutting edge of internationalism. The creation in London of the International Workingmen’s Association in 1864 was a turning point. What would later be called the “First International” aspired to bring together European and American workers across languages, nationalities, and trades. It was a major undertaking in a context marked by opening borders, moving capital, and exploding inequalities. In this urgent, engaging work, historian Nicolas Delalande explores how international worker solidarity developed, what it accomplished in the nineteenth and twentieth centuries, and why it collapsed over the past fifty years, to the point of disappearing from our memories.