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Marguerite Duras

    4 avril 1914 – 3 mars 1996

    Marguerite Duras fut une autrice dont les premiers romans étaient de forme assez conventionnelle, mais avec Moderato Cantabile, elle devint plus expérimentale. Elle dépouilla ses textes pour accorder une importance toujours plus grande à ce qui n'était pas dit, et fut associée au mouvement littéraire du Nouveau roman, bien qu'elle n'ait jamais appartenu définitivement à aucun groupe. Ses films sont également expérimentaux, eschevant souvent le son synchrone et utilisant la voix off pour faire allusion à une histoire sur des images dont la relation à ce qui est dit peut être plus ou moins tangentielle. Duras a fréquemment exploré des thèmes de mémoire, de désir et de violence, mêlant éléments autobiographiques et fiction, et examinant les complexités des relations humaines.

    Marguerite Duras
    L'Été 80
    Emily L.
    C'est tout
    Le navire Night. Césarée. Les mains négatives. Aurélia Steiner. Aurélia Steiner. Aurélia Steiner
    Le Théâtre de l'amante anglaise
    Théâtre
    • Théâtre

      • 256pages
      • 9 heures de lecture

      Ce volume est composé d'adaptations théâtrales. La bête dans la jungle est l'adaptation française de la nouvelle de Henry James, adaptée au théâtre par James Lord. Les papiers d'Aspern sont aussi inspirés de Henry James. Michael Redgrave en a tiré une pièce en trois actes et cinq tableaux dont l'adaptation française est de Marguerite Duras et Robert Antelme. La danse de mort est l'adaptation française, créée au T.N.P. en 1970, de la pièce de Strindberg.

      Théâtre
      5,0
    • Pièce de théâtre basé sur le roman L'Amante anglaise (1967).Quatrième de couverture:«Amélie Rabilloux a avoué dès qu'elle a été arrêtée.Je les ai appelés les Lannes. Elle, Claire, Claire Lannes. Lui, Pierre, Pierre Lannes. J'ai changé aussi la victime du crime ; elle est devenue Marie-Thérèse Bousquet, la cousine germaine de Pierre Lannes, celle qui tient la maison des Lannes à Viorne. Je crois que la peine d'Amélie Rabilloux a été considérablement écourtée. Au bout de cinq ans, en effet, on l'a revue à Savigny-sur-Orge. Elle était revenue dans sa maison, rue de la Paix.Quelquefois on l'a encore revue. Elle attendait l'autobus en bas de sa rue.Toujours elle était seule.Un jour on ne l'a plus vue.» - Marguerite Duras

      Le Théâtre de l'amante anglaise
      4,0
    • Un journal, une lettre d'amour, un livre. Des phrases dites ou écrites, tout uniment, comme des appels à l'amant adoré à la fois fictif et réel, de qui provient l'écriture, vers qui elle va. Cet amour qui aspire l'entier désir d'un être pour un autre être, sa vie. Avec la mort également puissante et présente, les vagues de découragement, la panique du néant proche et de la perte. Tout est là, de l'ouvre et de la vie vécues ensemble dans le même mouvement exigeant et féroce. Les personnages anciens, les mots, les éclairs de drôlerie, les pieds sur terre, les pleurs. 'Écrire toute sa vie, ça apprend à écrire. Ça ne sauve de rien.'

      C'est tout
      3,9
    • Des personnages flous - d'où émergent une Anglaise prostrée et son yachtman de mari - qui évoquent par bribes des amours exténuées, des poèmes disparus, qui remâchent de vieux souvenirs. Comment diable de ce "maniérisme pompeux" peut-il naître des "moments de génie"? C'est ce qu'il faut se demander, avec B. Poirot-Delpech.

      Emily L.
      3,7
    • L'Été 80

      • 102pages
      • 4 heures de lecture

      Au début de l'été, Serge July m'a proposé d'écrire une chronique régulière pour Libération. Hésitante, j'ai finalement accepté, avec l'idée d'aborder des événements qui m'intéressaient mais qui n'étaient pas couverts par l'actualité habituelle. Nous avons convenu d'une chronique quotidienne pendant un an, mais j'ai suggéré trois mois, correspondant à l'été. Après quelques discussions, nous avons opté pour une publication hebdomadaire. Les trois mois se sont écoulés, à l'exception de deux semaines. Aujourd'hui, je remets les textes de L’Été 80 aux Éditions de Minuit. Je voulais partager cette décision de publier ces écrits, car j'ai longtemps hésité à les laisser éparpillés dans des journaux éphémères. Les conserver dans cet état aurait accentué leur caractère introuvable, ce qui semblait contradictoire avec l'essence même de L’Été 80, un égarement dans le réel. J'ai réalisé qu'il était temps de ne plus laisser mes œuvres dans l'oubli. Le processus d'écriture était éprouvant, nécessitant plusieurs jours pour digérer l'actualité, oublier son poids, puis créer à nouveau.

      L'Été 80
      3,4
    • «J'ai appris qu'il était mort depuis des années. C'était en mai 90 (...). Je n'avais jamais pensé à sa mort. On m'a dit aussi qu'il était enterré à Sadec, que la maison bleue était toujours là, habitée par sa famille et des enfants. Qu'il avait été aimé à Sadec pour sa bonté, sa simplicité et qu'aussi il était devenu très religieux à la fin de sa vie. J'ai abandonné le travail que j'étais en train de faire. J'ai écrit l'histoire de l'amant de la Chine du Nord et de l'enfant : elle n'était pas encore là dans L'Amant, le temps manquait autour d'eux. J'ai écrit ce livre dans le bonheur fou de l'écrire. Je suis restée un an dans ce roman, enfermée dans cette année-là de l'amour entre le Chinois et l'enfant. Je ne suis pas allée au-delà du départ du paquebot de ligne, c'est-à-dire le départ de l'enfant.» Marguerite Duras.

      L'amant de la chine du nord
      3,8
    • Le marin de Gibraltar

      • 427pages
      • 15 heures de lecture

      Un homme qui veut changer sa vie s'engage sur un bateau. Sur ce bateau il y a une femme qui court le monde à la recherche du marin de Gibraltar qu'elle a aimé et qui a disparu. L'amour naît entre l'homme qui veut changer sa vie et la femme qui cherche le marin de Gibraltar. Ensemble, ils vont rechercher avec scrupule ce marin disparu. S'ils le trouvent ce sera la fin de leur amour. Etrange contradiction. De Sète à Tanger, de Tanger à Abidjan, et d'Abidjan à Léopoldville, leur recherche se pousuit.

      Le marin de Gibraltar
      3,8
    • Un barrage contre le Pacifique

      • 364pages
      • 13 heures de lecture

      Les barrages de la mère dans la plaine, c'était le grand malheur et la grande rigolade à la fois, ça dépendait des jours. C'était la grande rigolade du grand malheur. C'était terrible et c'était marrant. Ça dépendait de quel côté on se plaçait, du côté de la mer qui les avait fichus en l'air, ces barrages, d'un seul coup d'un seul, du côté des crabes qui en avaient fait des passoires, ou au contraire, du côté de ceux qui avaient mis six mois à les construire dans l'oubli total des méfaits pourtant certains de la mer et des crabes. Ce qui était étonnant c'était qu'ils avaient été deux cents à oublier ça en se mettant au travail.

      Un barrage contre le Pacifique
      3,8
    • La douleur

      • 217pages
      • 8 heures de lecture

      C’est un texte composite, dont le noyau est « La douleur », les cahiers que Duras écrivit pendant qu’elle attendait, espérait le retour de Robert Antelme, déporté. Autour de ce texte à tonalité très autobiographique, il y a cinq autres qui prennent plus ou moins de distance avec le biographique (« L’ortie brisée » est introduite par « C’est inventé. C’est de la littérature. » Ce même « C’est inventé » introduit également « Aurelia Paris », une des variations sur le personnage d’Aurélia.)

      La douleur
      3,8