Appearing together in English for the first time, three politically charged sci-fi graphic novellas by a pioneering French comics artist. Dark, smart, and indomitably cool, the ’70s and ’80s dystopian visions of Chantal Montellier still unsettle. Visitors to an underground mall must recreate civilization after a nuclear strike may have wiped out the rest of humanity. Newlyweds find themselves implicated in a government eugenics program. A disembodied authority reprimands a man for stepping out of view of a security camera. In this collection of three novellas—Wonder City, Shelter, and 1996—published together in English for the first time, Montellier’s blend of dark humor, gripping storytelling, and consistent focus on the perils of totalitarianism shows her to be a master of both comics and science fiction. Social Fiction includes a Q&A between Chantal Montellier and Geoffrey Brock.
Chantal Montellier Livres
Chantal Montellier est une artiste de bande dessinée française célébrée pour son style visuel fort et sa défense du dessin traditionnel belge. Son travail aborde souvent des thèmes sociaux et politiques, en mettant l'accent sur les personnages féminins et leurs perspectives. Montellier a acquis une reconnaissance pour ses créations qui défient les conventions et explorent des relations humaines complexes. Son dévouement à son art et sa capacité à produire des récits visuellement saisissants et stimulants en font une figure importante dans le monde de la bande dessinée.


Le Procès
- 285pages
- 10 heures de lecture
On raconte que c'est grâce aux éditions clandestines du samizdat - et donc, sans nom d'auteur - que fut introduite en Union soviétique la traduction du Procès. Les lecteurs pensèrent, dit-on, qu'il s'agissait de l'oeuvre de quelque dissident, car ils découvraient, dès le premier chapitre, une scène familière : l'arrestation au petit matin, sans que l'inculpé se sût coupable d'aucun crime, les policiers sanglés dans leur uniforme, l'acceptation immédiate d'un destin apparemment absurde, etc. Kafka ne pouvait espérer une plus belle consécration posthume. Et pourtant, les lecteurs russes se trompaient. Le projet de Kafka n'était pas de dénoncer un pouvoir tyrannique ni de condamner une justice mal faite. Le procès intenté à Joseph K., qui ne connaîtra pas ses juges, ne relève d'aucun code et ne pouvait s'achever ni sur un acquittement si sur une damnation, puisque Joseph K. n'était coupable que d'exister.