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Kerangal Maylis

    Maylis de Kerangal écrit dans un style puissant et englobant, explorant souvent les processus fondamentaux de création et de transformation. Ses récits plongent dans la physicalité de l'existence, qu'il s'agisse de la construction de ponts ou du voyage d'un cœur destiné à une transplantation. Elle possède une capacité unique à rendre des paysages vastes et grandioses, ainsi que les détails intimes de l'action humaine, avec une clarté égale. Sa prose invite les lecteurs à s'immerger dans la trame même de la vie et ses moments les plus profonds.

    Canoës
    Un monde à portée de main
    • Un monde à portée de main

      • 336pages
      • 12 heures de lecture

      «Paula se souvient de la grande verrière de la rue du Métal, de la luminosité particulière de l’atelier et alors, Jonas apparaît, la gueule de Rembrandt, le regard clandestin, la peau d’iguane, la prunelle d’un noir bleuté, le blanc de l’œil aux reflets de perle, les cernes de cendre.» À vingt ans, Paula entre dans le prestigieux Institut de peinture de Bruxelles. Elle y apprend à copier les surfaces qui composent le monde, à donner l’illusion des matières vivantes. Les nuits blanches s’enchaînent, les sentiments tournoient. Des studios de cinéma de Cinecittà, à Rome, au fac-similé de la grotte de Lascaux, elle s’immerge dans le travail. Sous son pinceau, les images enchevêtrent le passé et le présent, le loin et le proche, la fiction et la vie. Si Paula veut comprendre le monde qu’elle peint, il lui faudra d’abord le saisir de ses mains.

      Un monde à portée de main
      3,5
    • "J'ai conçu Canoës comme un roman en pièces détachées : une novella centrale, "Mustang", et autour, tels des satellites, sept récits. Tous sont connectés, tous se parlent entre eux, et partent d'un même désir : sonder la nature de la voix humaine, sa matérialité, ses pouvoirs, et composer une sorte de monde vocal, empli d'échos, de vibrations, de traces rémanentes. Chaque voix est saisie dans un moment de trouble, quand son timbre s'use ou mue, se distingue ou se confond, parfois se détraque ou se brise, quand une messagerie ou un micro vient filtrer ses paroles, les enregistrer ou les effacer. J'ai voulu intercepter une fréquence, capter un souffle, tenir une note tout au long d'un livre qui fait la part belle à une tribu de femmes - des femmes de tout âge, solitaires, rêveuses, volubiles, hantées ou marginales. Elles occupent tout l'espace. Surtout, j'ai eu envie d'aller chercher ma voix parmi tes leurs, de la faire entendre au plus juste, de trouver un "je", au plus proche."

      Canoës
      3,5