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Philippe Forest

    L'Oubli
    Dictionnaire fondamental du français littéraire
    Sarinagara
    • Sarinagara

      • 271pages
      • 10 heures de lecture

      Sarinagara signifie cependant, un mot mystérieux ajouté par Kobayashi Issa à la fin d'un poème, alors qu'il pleure la perte de son unique enfant. Ce mot, dont la signification reste en suspens, devient le fil conducteur d'un roman tissant ensemble trois récits : la vie d'Issa, maître du haïku, celle de Natsume Sôseki, pionnier du roman japonais moderne, et celle de Yamahata Yosuke, le premier photographe des victimes de Nagasaki. Ces histoires se rejoignent pour explorer comment un individu peut espérer surmonter la douleur la plus profonde. Loin des clichés habituels sur le Japon et des discours contemporains sur le deuil et l'art, Philippe Forest s’attache à exprimer une expérience qui doit être renouvelée à chaque fois. À travers ce récit, le lecteur est entraîné dans un voyage de Paris à Kyôto, puis de Tôkyô à Kôbe, naviguant entre le temps de l'existence et de l'Histoire. Ce roman invite à revisiter des souvenirs enfouis, là où l'oubli conserve la mémoire vive du désir.

      Sarinagara
      4,0
    • L'Oubli

      • 235pages
      • 9 heures de lecture

      "Un matin, un mot m’a manqué. C’est ainsi que tout a commencé. Un mot. Mais lequel, je ne sais pas." Un homme se réveille, convaincu d’avoir égaré un mot dans son sommeil, incapable de se le rappeler. Une idée s’insinue dans son esprit et prend bientôt l’allure d’une obsession : son langage se défait, sa vie se vide à mesure que les souvenirs se détachent de lui. Un homme – peut-être le même, peut-être un autre – observe l’océan depuis sa fenêtre. Une brume perpétuelle recouvre l’horizon, au loin il s’imagine distinguer une forme qui lui fait signe et qui l’appelle. L’histoire se dédouble – à moins qu’il ne s’agisse de deux histoires différentes dont demeure mystérieux le lien qui les unit. Tandis que les mots et la mémoire s’abîment dans un même précipice, l’univers recouvre amoureusement l’apparence splendide indispensable pour chacun au recommencement de l’existence. Dans la veine de ses deux précédents romans, Le chat de Schrödinger et Crue, mais en restant fidèle à l’expérience qu’il a posée au principe de tous ses livres depuis L’enfant éternel et Sarinagara, Philippe Forest propose au lecteur une fable insolite, qui enseigne, comme l’a écrit un poète, que la nuit recèle en son sein le plaisir et l’oubli, qui sont les deux seuls secrets du bonheur.

      L'Oubli