Egy antiszemita emlékiratai
- 381pages
- 14 heures de lecture
L'œuvre de Gregor von Rezzori est profondément ancrée dans le monde multiethnique et multilingue de sa jeunesse, un monde tragiquement démantelé par les guerres et les idéologies du XXe siècle. Ses écrits explorent la tapisserie complexe de l'identité au sein des frontières et des allégeances changeantes d'une Europe fracturée. La vie itinérante de von Rezzori lui a offert un point de vue unique depuis lequel il a pu relater l'impact profond et durable des bouleversements historiques sur la condition humaine. Sa voix distinctive capture la beauté mélancolique et les dynamiques sociales complexes d'une époque révolue.







Berlin zwischen 1938 und 1945. Er ist kein Held seiner Zeit, der junge Traugott von Jasselkowski, der den Zweiten Weltkrieg nicht an der Front, sondern in Charleys Bar in Berlin erlebt. Für wen und warum soll er sich auch opfern, wo Opfern doch die Sache der Väter ist? Der Väter, die noch ein Reich (oder eine Ehefrau) zu verteidigen haben. Traugotts Protest gegen die Welt dieser Väter findet in der Demimonde der Lebemänner statt. Nationalsozialismus interessiert hier weit weniger als der nächste Flirt und der korrekte Sitz eines Schlipsknotens. Der Krieg offenbart sich - zunächst - nur als bedauerliche Einschränkung der materiellen Umstände.
Parti sur les traces de sa propre vie, à partir de cet espace de déterritorialisation qu'est la Bucovine, Rezzori part immanquablement sur les traces d'une Europe qui ne cesse de se recomposer. Comme une photographie plongée dans le bain du révélateur, les images de ces époques s'éclaircissent au fur et à mesure de l'évocation, se reconstituent en trame pour former l'histoire d'un destin mouvementé et irréversible Ni fresque, ni autobiographie, cette oeuvre en perpétuel mouvement, écrite d'une plume alerte et jubilatoire, impertinente, rend de façon précise cet univers ambigu où le sentiment d'isolement, les déchirements identitaires, la quête d'un salvateur reniement se conjuguent de telle sorte que Claudio Magris range Rezzori parmi les grands noms de la littérature «autrichienne», au côté de Musil et de Doderer. On pourrait y ajouter Joseph Roth et Elias Canetti.
Gregor von Rezzori, Sprachkünstler, Spötter und Weltbürger, hat trotz zahlreicher bezaubernder Portraits aus eigener Feder geschworen, niemals eine Autobiographie zu verfassen. Dennoch - welch wunderbarer Wortbruch - hat er sich aufgemacht zu einer Wanderung durch unser Jahrhundert und damit durch seine eigene Lebensgeschichte. Gesichter und Geschichten sorgen dafür, daß kein trockenes Geschichtsbuch entstanden ist, sondern Erinnerungen, die ein ganzes Jahrhundert widerspiegeln. Gregor von Rezzori nennt sein Buch selbstironisch „Greisengemurmel“. Doch der Leser soll sich nicht täuschen lassen, es ist ihm durchaus ernst mit seinem „Rechenschaftsbericht“