Pour prouver à son père qu'il est un vrai dragon, Strokkur doit brûler quelques maisons. Telle est la tradition chez les dragons ! Mais Strokkur a rarement craché du feu, ou seulement pour se griller une petite chenille. Saura-t-il faire honneur à sa famille ?
Si nous sommes sincères, il faut bien avouer que nous ignorons notre raison d'être sur Terre. La solution à l'énigme de l'univers et de la vie nous est cachée. Est-ce une raison pour désespérer? Bien au contraire, on peut prendre appui sur cette incertitude. Socrate avec son « Je sais que je ne sais rien », Montaigne avec son « Que sais-je? » nous ont montré le chemin. En suivant les enseignements des Sceptiques de l'Antiquité, ces philosophes injustement méconnus, j'ai cherché à élaborer une philosophie morale adaptée à notre temps. Elle tient en quatre préceptes, dont l'explication complète occupe l'ensemble de cet ouvrage: « Ne perds pas ta vie à poursuivre un but illusoire; ne choisis jamais; obéis toujours à ton désir le plus grand; admire aussi souvent que tu le peux les apparences de ce monde.»
"Un soir de décembre, ma femme s'approcha de moi et me fit un reproche que j'avais déjà entendu maintes fois dans sa bouche : "Tu ne m'embrasses pas assez !", me dit-elle. "Tu es aride. Mais pourquoi est-ce que tu ne penses jamais à me prendre dans tes bras, juste pour me donner des baisers" ? Comme d'habitude dans ces cas-là, je me contentai de hausser les épaules. Mais un peu plus tard dans la soirée, alors qu'elle était partie dormir et que je passais quelques heures à mon ordinateur, j'ai tapé une suite de réflexions sur le baiser, qui forme le premier chapitre de ce livre. Où en étais-je avec le baiser ? Qu'y avait-il dans ce geste si simple qui me le faisait paraître inutile ou difficile ? Le lendemain, en me relisant, j'ai senti que j'avais touché un sujet plus profond qu'il n'y paraissait au départ". Voyageant dans ses souvenirs, l'auteur s'interroge sur le rôle que jouent les baisers dans une vie, de l'adolescence à l'amour conjugal. Cette enquête passionnante l'amène aussi à parcourir l'Histoire, de la Rome Antique au cinéma hollywoodien, des poètes de la Renaissance à Freud, pour trouver la clé de cet acte fréquent et pourtant si mystérieux : le baiser.
Vingt-quatre siècles après la mort de Socrate, il est temps qu'on cesse de prendre les idées pour des divinités célestes, intimidantes et hautaines. D'en finir avec ce préjugé que les grandes notions de la philosophie flotteraient au-dessus de nos têtes, qu'elles appartiendraient à une réalité à part, inaccessible.Philosopher n'est pas simplement affaire de spécialistes et d'érudits. Cela ne s'apprend pas forcément dans les manuels, bien au contraire : il s'agit d'abord d'un acte de pensée accessible à chacun, pour peu qu'on ait confiance en son jugement et qu'on fasse l'effort de réfléchir à sa propre condition.Fort de cette conviction, Alexandre Lacroix aborde ici des thèmes comme le désir, le courage, l'histoire, l'érotisme, la nature, le langage, le vieillissement, ou Dieu...En partant à chaque fois d'une expérience vécue, d'un rêve marquant, d'une conversation entre amis, du souvenir d'un être disparu, de la contemplation d'un paysage, il montre que loin d'être des constructions abstraites, les idées naissent le plus souvent d'un rapport concret au monde. Et qu'avant d'être une discipline scolaire, la philosophie est bien une émanation de la vie.Pour que la philosophie descende du ciel rassemble dix années d'écrits d'Alexandre Lacroix dans Philosophie Magazine.
Kindliche tastende Küsse, jugendliche übermütige Knutschereien, erwachsene Ritual gewordene Begrüßungs-, Dankes oder Liebesküsse: In diesem schwungvollen Essay zeichnet Lacroix die Kulturgeschichte des Kusses nach. Leichthändig und humorvoll, ausgehend von so manchen eigenen Erfahrungen, folgt er der Praktik des Küssens vom antiken Rom und der griechischen Mythologie bis hin zur Hollywood-Industrie. Er zieht Theorien heran von den platonischen Kugelmenschen über die Dichter der Renaissance bis zu Sigmund Freuds psychoanalytischen Ausdeutungen. Doch so viel er auch schreibt und deutet, so gründlich er den Akt auch ausdeutet – letztlich geht es doch immer um das Glück, das einen durchströmt, wenn man seine Lippen auf diejenigen des geliebten Menschen legen kann.