Marcel Pagnol Livres
Marcel Pagnol fut un romancier, dramaturge et cinéaste français, réputé pour ses observations perspicaces de la vie provençale. En 1946, il a obtenu une distinction littéraire unique en devenant le premier cinéaste élu à l'Académie Française. Ses récits explorent souvent les thèmes durables de l'amitié, de la famille et des complexités de la nature humaine. La voix distinctive de Pagnol allie humour, sentiment et profonde empathie, faisant résonner ses histoires auprès des lecteurs.







Œuvres complètes, tome 3
Souvenirs et romans
Angèle
- 181pages
- 7 heures de lecture
Le secret du Masque de fer
- 316pages
- 12 heures de lecture
Le Secret du Masque de Fer Le 19 novembre 1703, au terme d'une longue captivité, est mort à la Bastille un prisonnier dont nul ne connaissait le nom ni le motif de l'incarcération. Marcel Pagnol a tenté de percer le secret. Et voici comment il présente son récit: "L'histoire du prisonnier masqué met en scène des personnages qui sont tous d'une originalité puissante: Louis XIV, Louvois, Charles II, Saint-Mars, Fouquet, Lauzun, l'affreux Nallot, le pauvre La Rivière, le silencieux major Rosarges, Antoine Ru, le porte-clefs provençal, et le méthodique du Junca, dont l'orthographe est un régal, et qui écrivait, nous dit-on, des lettres à Mme de Sévigné! Le premier devoir de l'historien, c'est de rétablir la vérité en détruisant les légendes. Sans lui, l'histoire des peuples ne serait qu'un vaste poème, où les faits, agrandis et dramatisés par l'imagination des foules, grandement embellis ou inventés par les flatteurs des rois, brilleraient, couleur d'or ou de sang, dans une lumineuse brume."
La petite fille aux yeux sombres
- 182pages
- 7 heures de lecture
Ils sont trois, ils sont amis, ils ont vingt ans. Nous sommes au début de ce siècle et Marseille était alors - elle est encore - une des plus belles cités du monde. Le premier s'appelle Louis-Irénée Peluque : il est gardien au jardin zoologique. Le deuxième s'appelle Félix-Antoine Grasset : il est poète et philosophe, c'est-à-dire qu'il tire longuement sur sa pipe et ne fait rien. Le troisième, qui a trouvé un travail approximatif chez un éditeur, s'appelle Jacques Panier. Cette histoire est son histoire, celle des premières amours de Jacques Panier. L'amour est-il un piège que nous tend le génie de l'Espèce, aux seules fins de se perpétuer? C'est ce que pensent Peluque et Grasset. C'est aussi l'idée de Jacques Panier, qui a juré qu'on ne l'y prendrait pas. Mais les plus belles idées ne pèsent pas lourd contre la nature, et comment rester philosophe quand on voit passer tous les jours, à la même heure, discrète, silencieuse et timide, une petite fille aux yeux sombres? [payot.ch]
Manon des sources
- 318pages
- 12 heures de lecture
Après la mort du Bossu et la vente des Romarins, Manon et sa mère s'installent dans la grotte de Baptistine. Quelques années plus tard, Manon trouve l'occasion de se venger... Pagnol s'est souvent adapté lui-même, passant aisément du théâtre au cinéma. Ici, il fait le chemin inverse, et adapte un film en roman : Manon des sources (1963), deuxième partie de L'Eau des collines, est la " mise en roman " du film éponyme, tourné dix ans plus tôt. On en retrouve tous les personnages, et on est émerveillé de voir que les dialogues, qui sont souvent, mot à mot, les mêmes, " s'entendent " aussi bien sur la page que sur l'écran. Manon des sources sera une sorte de testament : Pagnol ne réalisera jamais Jean de Florette et n'écrira plus de fiction. " Le murmure était plus fort, c'était une chanson tintante et cristalline... Elle s'arrêta, éleva la petite flamme au-dessus de sa tête, et vit sur le sol danser une étoile : comme elle se penchait, un visage monta vers elle, et c'était le sien. "
Jofroi
- 117pages
- 5 heures de lecture
R150206218. JOFROI. 1990. In-12. Broch. Bon tat, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intrieur frais. 152 pages- 1er plat illustr d'une photo en couleurs. . . . Classification Dewey : 840.091-XX me sicle
Merlusse
- 152pages
- 6 heures de lecture
Ils ont peur de moi c'est vrai. Ils ont peur, parce que je leur fais peur. Et je leur fais peur parce que j'ai peur d'eux. Oui. Lorsque j'étais élève moi-même, dans un collège de province, j'ai eu en troisième un professeur de lettres qui était un érudit, d'une grande intelligence et d'une grande bonté. Il nous traitait comme des gens raisonnables. Au bout de huit jours, sa classe était aussi bruyante qu'une foire, et les élèves répondaient à ses questions par des plaisanteries stupides. Puis les boules puantes ont fait leur apparition. Un jour que nous avions bouché le tuyau du poêle, il continuait d'une voix blanche son exposé sur la Phèdre de Racine comparée à celle de Pradon, à travers un nuage de fumée, et d'une suffocante odeur d'œufs pourris. J'étais au premier rang, j'ai vu briller des larmes dans ses yeux... Et tout à coup ils ont commencé à le bombarder de boules de papier... Il s'est levé, il a pris la fuite, sous les huées. Nous ne l'avons jamais revu... C'est ce jour-là que j'ai compris. Il ne faut pas les laisser commencer. Il faut se faire une réputation de sévérité impitoyable et soutenir son personnage, car ils profitent de la moindre faiblesse...
Au village des Bastides Blanches, on hait ceux de Crespin. C'est pourquoi lorsque Jean Cadoret, le Bossu, s'installe à la ferme des Romarins, on ne lui parle pas de la source cachée. Ce qui facilite les manœuvres des Soubevran, le Papet et son neveu Ugolin. qui veulent lui racheter son domaine à bas prix... Jean de Florette (1962), premier volume de L'Eau des collines, marque, trente ans après Pirouettes, le retour de Pagnol au roman. C'est l'épopée de l'eau nourricière sans laquelle rien n'est possible. Marcel Pagnol y développe l'histoire du père de Manon, évoquée sous forme de flash-back dans le filin Manon des sources (1952). Les dialogues sont savoureux, et la prose aussi limpide que dans les Souvenirs d'enfance. Quant au Papet et à Ugolin, à la fois drôles et terrifiants, ils sont parmi les créations les plus complexes de Pagnol. " Tri comprends, s'ils avaient bu l'eau de la citerne, c'est sûr qu'ils seraient morts tous les trois, et moi ça m'aurait embêté. D'avoir bouché la source, c'est pas criminel : c'est pour les œillets. Mais si, à cause de ça, il y avait des morts, eh bien peut-être qu'après nous n'en parlerions pas, mais nous y penserions.



