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Contes fantastiques, Théophile Gautier

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  • 255pages
  • 9 heures de lecture

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Théophile Gautier n’a pas encore accompli sa vingtième année, lorsqu’il rédige, en 1830, un article à la gloire d’Hoffmann, tout fraîchement révélé au public français par les traductions de Loève-Veimars. L’année suivante, il publie son premier récit, La Cafetière où éclate l’influence du conteur berlinois. Mais il est trop lucide pour s’abandonner sans contrôle à son enthousiasme. Bientôt, il décrit les « vexations » d’un Jeune-France égaré par la passion du fantastique : Onuphrius est sa caricature, dessinée avec une ironie fraternelle. Tel est-il toujours demeuré : vigilant quoique exalté ; attentif à voiler ses préoccupations sous une nonchalance étudiée. Omphale, La Pipe d’opium, Le Pied de momie effleurent comme par jeu les réalités invisibles. Le lecteur sourit à son tour et goûte la saveur d’une fantaisie chatoyante, disciplinée par un langage strict. Pourtant, des accents plus graves se laissent percevoir quelquefois. Ce dilettante avait des hantises, dont ses proches ont été les témoins ; ce poète des apparences possédait, comme Baudelaire a su s’en apercevoir, une « intelligence innée de la correspondance et symbolisme universel ». Presque tous ses contes, plus particulièrement La Morte amoureuse, Arria Marcella, Le Club des Hachichins, manifestent son regret de ne pouvoir échapper aux limites de la condition humaine et son besoin d’une évasion imaginaire au-delà du Temps et de la Mort. Vers la fin de sa carrière, Théophile Gautier a composé dans la même veine de petits romans (Avatar, Jettatura) et une longue nouvelle (Spirite). Nous nous bornons, dans le présent volume à reproduire celles des ses œuvres fantastiques dont brièveté paraît justifier l’étiquette de « contes ». Nous les présentons selon l’ordre chronologique où elles ont paru pour la première fois dans les revues et périodiques de l’époque: - La cafetière - Onuphrius - Omphale - La morte amoureuse - Le pipe d'opium - Le chevalier double - Le pied de momie - Deux acteurs pour un rôle - Un visite nocturne - Le club des hachichins - Arria Marcella

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Contes fantastiques, Théophile Gautier, Théophile Gautier, Hervé Alvado

Langue
Année de publication
2005
Reliure
(souple),
État du livre
Bon
Prix
3,19 €

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Titre
Contes fantastiques, Théophile Gautier
Langue
Français
Publié
2005
Format
souple
Pages
255
ISBN10
201169180X
ISBN13
9782011691804
Séries
Description
Théophile Gautier n’a pas encore accompli sa vingtième année, lorsqu’il rédige, en 1830, un article à la gloire d’Hoffmann, tout fraîchement révélé au public français par les traductions de Loève-Veimars. L’année suivante, il publie son premier récit, La Cafetière où éclate l’influence du conteur berlinois. Mais il est trop lucide pour s’abandonner sans contrôle à son enthousiasme. Bientôt, il décrit les « vexations » d’un Jeune-France égaré par la passion du fantastique : Onuphrius est sa caricature, dessinée avec une ironie fraternelle. Tel est-il toujours demeuré : vigilant quoique exalté ; attentif à voiler ses préoccupations sous une nonchalance étudiée. Omphale, La Pipe d’opium, Le Pied de momie effleurent comme par jeu les réalités invisibles. Le lecteur sourit à son tour et goûte la saveur d’une fantaisie chatoyante, disciplinée par un langage strict. Pourtant, des accents plus graves se laissent percevoir quelquefois. Ce dilettante avait des hantises, dont ses proches ont été les témoins ; ce poète des apparences possédait, comme Baudelaire a su s’en apercevoir, une « intelligence innée de la correspondance et symbolisme universel ». Presque tous ses contes, plus particulièrement La Morte amoureuse, Arria Marcella, Le Club des Hachichins, manifestent son regret de ne pouvoir échapper aux limites de la condition humaine et son besoin d’une évasion imaginaire au-delà du Temps et de la Mort. Vers la fin de sa carrière, Théophile Gautier a composé dans la même veine de petits romans (Avatar, Jettatura) et une longue nouvelle (Spirite). Nous nous bornons, dans le présent volume à reproduire celles des ses œuvres fantastiques dont brièveté paraît justifier l’étiquette de « contes ». Nous les présentons selon l’ordre chronologique où elles ont paru pour la première fois dans les revues et périodiques de l’époque: - La cafetière - Onuphrius - Omphale - La morte amoureuse - Le pipe d'opium - Le chevalier double - Le pied de momie - Deux acteurs pour un rôle - Un visite nocturne - Le club des hachichins - Arria Marcella