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Un drôle d'héritage

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On ne s'est pas tout de suite rendu compte que mon père commençait à perdre la boule, car il avait toujours eu une sacrée tête de lard, comme il appelait ceux qui n'avaient pas ses idées. L'hiver de ses quatre-vingt-dix ans, il a démonté le chauffe-eau, ce qui m'a mis la puce à l'oreille. Un jour, je suis allé les voir dans la maison où ils avaient toujours vécu, à une centaine de kilomètres. Cette maison aurait dû être mon premier indice. Je la connaissais bien, y ayant grandi. C'était une maison "faite maison", construite autour de nous par mon père. Au début, nous vivions dans deux pièces, puis trois, et à la fin, il y en avait neuf, reliées par des placards, des couloirs sombres et des escaliers tordus. Il ne se lassait jamais d'ajouter des pièces. Enfant, je croyais qu'il avait créé le monde. Imaginez une famille juive, pauvre, d'origine ukrainienne, dans le Bronx des années 1940-1950. Des communistes irréductibles, avec un père tyrannique et des tantes un peu allumées. Les disputes, les secrets de famille, les souvenirs racontés par la fille, sans pudeur ni retenue. Elle partage tout sur sa famille, entre rires et larmes. Amour et haine, tout est exagérément vrai, une quintessence de l'humour juif. On a envie de lire ce récit à voix haute, morceau par morceau, tant il évoque la vie, acide et douce, que l'on mord à pleines dents.

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Un drôle d'héritage, Dorothy Gallagher

Langue
Année de publication
2003
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(souple),
État du livre
Bon
Prix
3,59 €

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Titre
Un drôle d'héritage
Langue
Français
Éditeur
Autrement
Publié
2003
Format
souple
Pages
160
ISBN10
2746703823
ISBN13
9782746703827
Séries
Description
On ne s'est pas tout de suite rendu compte que mon père commençait à perdre la boule, car il avait toujours eu une sacrée tête de lard, comme il appelait ceux qui n'avaient pas ses idées. L'hiver de ses quatre-vingt-dix ans, il a démonté le chauffe-eau, ce qui m'a mis la puce à l'oreille. Un jour, je suis allé les voir dans la maison où ils avaient toujours vécu, à une centaine de kilomètres. Cette maison aurait dû être mon premier indice. Je la connaissais bien, y ayant grandi. C'était une maison "faite maison", construite autour de nous par mon père. Au début, nous vivions dans deux pièces, puis trois, et à la fin, il y en avait neuf, reliées par des placards, des couloirs sombres et des escaliers tordus. Il ne se lassait jamais d'ajouter des pièces. Enfant, je croyais qu'il avait créé le monde. Imaginez une famille juive, pauvre, d'origine ukrainienne, dans le Bronx des années 1940-1950. Des communistes irréductibles, avec un père tyrannique et des tantes un peu allumées. Les disputes, les secrets de famille, les souvenirs racontés par la fille, sans pudeur ni retenue. Elle partage tout sur sa famille, entre rires et larmes. Amour et haine, tout est exagérément vrai, une quintessence de l'humour juif. On a envie de lire ce récit à voix haute, morceau par morceau, tant il évoque la vie, acide et douce, que l'on mord à pleines dents.