Cette série rend accessibles les conférences révolutionnaires de l'un des penseurs les plus influents du XXe siècle. Les lecteurs plongeront dans des analyses profondes des structures sociales, du pouvoir et du savoir. C'est une lecture essentielle pour quiconque s'intéresse à la philosophie, à l'histoire de la pensée et à la théorie critique. Les conférences offrent une fenêtre unique sur le processus intellectuel du penseur et son impact durable sur le monde moderne.
Foucault explores the concept of the will to know through a Nietzschean lens, examining the evolution of truth procedures, legal systems, and class struggles in ancient Greece. His analysis reveals how these elements interconnect to shape knowledge and power dynamics, offering a profound critique of historical narratives and their implications for contemporary thought. This lecture serves as a foundational exploration of the relationship between knowledge and societal structures.
These thirteen lectures on the 'punitive society,' delivered at the Collège de France in the first three months of 1973, examine the way in which the relations between justice and truth that govern modern penal law were forged, and question what links them to the emergence of a new punitive regime that still dominates contemporary society. Praise for Foucault's Lectures at the Collège de France Series “Ideas spark off nearly every page...The words may have been spoken in [the 1970s], but they seem as alive and relevant as if they had been written yesterday.”—Bookforum “Foucault is quite central to our sense of where we are...[He] is carrying out, in the noblest way, the promiscuous aim of true culture.”—The Nation “[Foucault] has an alert and sensitive mind that can ignore the familiar surfaces of established intellectual coded and ask new questions...[He] gives dramatic quality to the movement of culture.”—The New York Review of Books
In this addition to the College de France Lecture Series Michel Foucault
explores the birth of psychiatry, examining Western society's division of
'mad' and 'sane' and how medicine and law influenced these attitudes. This
seminal new work by a leading thinker of the modern age opens new vistas
within historical and philosophical study.
Michel Foucault remains one of the towering intellectual figures of the last half century. Michel Foucault's works on sexuality, madness, the prison and medicine are classics and his example continues to challenge and inspire. The philosopher gave public lectures at the College de France from 1971 until his death in 1984 - these lectures were seminal events and created benchmarks for contemporary critical inquiry. The lectures comprising "Abnormal" begin by examining the role of psychiatry in modern criminal justice and its method of categorizing individuals who "resemble their crime before they commit it." Michel Foucault shows how and why defining "abnormality" and "normality" were prerogatives of power in the 19th century and shaped the institutions. The College de France lectures add to our appreciation of the philosopher's thought and offer a unique window into his way of thinking
An examination of the relation between war and politics, by one of the twentieth century's most influential thinkers From 1971 until 1984 at the Collège de France, Michel Foucault gave a series of lectures ranging freely and conversationally over the range of his research. In Society Must Be Defended, Foucault deals with the emergence in the early seventeenth century of a new understanding of war as the permanent basis of all institutions of power, a hidden presence within society that could be deciphered by an historical analysis. Tracing this development, Foucault outlines the genealogy of power and knowledge that had become his dominant concern.
Le cours prononcé par Michel Foucault au Collège de France de janvier à avril 1978 marque un tournant dans sa recherche. Il examine la mise en place, au XVIIIe siècle, d'une nouvelle technologie de pouvoir, distincte des mécanismes disciplinaires, centrée sur la gestion de la population à partir de la connaissance de ses régularités. Cette technologie de sécurité est indissociable du libéralisme, une rationalité gouvernementale fondée sur le principe du « laisser faire ». Foucault souligne l'importance de la notion de « gouvernement » et choisit, dès la quatrième leçon, de resituer sa problématique dans une histoire de la « gouvernementalité ». Ce changement théorique déplace l'horizon du cours vers la généalogie de l'État moderne et les procédures mises en œuvre en Occident pour assurer le « gouvernement des hommes ». Deux moments essentiels sont étudiés : l'invention par le christianisme d'un nouveau type de pouvoir, distinct de la tradition gréco-romaine, et la formation d'une « gouvernementalité » politique aux XVIe-XVIIe siècles, qui intègre la conduite des individus dans l'exercice du pouvoir souverain. Ce parcours révèle la double face, individualisante et totalisante, de la rationalité politique de l'État moderne. Cela ouvre la voie à une analyse du statut de la liberté dans la gouvernementalité libérale du XVIIIe siècle, sujet du cours suivant.
With these lectures Foucault inaugurates his investigations of truth-telling
in the ethical domain of practices of techniques of the self. How and why, he
asks, does the government of men require those subject to power to be subjects
who must tell the truth about themselves?
"Dans Subjectivité et vérité, Foucault propose une étude de la sexualité des Anciens qui nourrira l'écriture de ses deux derniers livres, L'Usage des plaisirs et Le Souci de soi. Plutôt que de décrire des comportements effectifs ou de dégager un système général des interdits et des tolérances, Foucault analyse, en s'appuyant sur les auteurs anciens (Hippocrate, Plutarque, Musonius Rufus, etc.), la structuration d'une expérience, celle que les sujets font d'eux-mêmes à travers leur rapport aux plaisirs du corps, le lien matrimonial, la relation homosexuelle. Les « choses de l'amour » (aphrodisia) donnent lieu à une élaboration éthique de soi propre à l'Antiquité et irréductible aux problématisations postérieures de la sexualité occidentale (concupiscence chrétienne et science moderne du désir)."--Site web de l'éditeur
Dans le cours qu’il consacre en 1982 à l’ Herméneutique du sujet, Michel Foucault présente une enquête sur la notion de « Souci de soi », qui, bien plus que le fameux « Connais-toi toi-même », organise les pratiques de la philosophie. Il s’agit de montrer selon quelles techniques, quelles procédures et quelles finalités historiques un sujet éthique se constitue, dans un rapport à soi déterminé. Ces études débordent le cadre de la stricte histoire de la philosophie. En décrivant le mode de subjectivation antique, Michel Foucault cherche à rendre éclatante la précarité du mode de subjectivation moderne. En relisant les Anciens, il nous permet de nous interroger sur notre identité de sujet moderne. Tout son travail consiste à nous rendre davantage étrangers à nous-mêmes, en montrant l’historicité de ce qui pouvait sembler le plus anhistorique : la manière dont, comme sujets, nous nous rapportons à nous-mêmes. Ce qu’aura permis encore ce passage aux Anciens, c’est une reformulation du problème politique : et si les luttes aujourd’hui n’étaient pas seulement des luttes contre les dominations politiques, plus seulement des luttes contre les exploitations économiques, mais des luttes contre des assujettissements identitaires ? Michel Foucault, relisant Platon et Marc Aurèle, Épicure et Sénèque, cherche, non pas de quoi dépasser, mais de quoi repenser la politique.