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Nation

La fin d'une illusion

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  • 109pages
  • 4 heures de lecture

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La libre circulation des hommes et des idées, la globalisation des économies, les échanges entre cultures sonnent-ils le glas des nations ? Inventées au XIXe siècle, en Europe et sur le même modèle, les mythologies nationales ont déchaîné les passions et les guerres au cours du siècle qui s'achève. Certains se gaussent aujourd'hui d'une nation idéale qui pourrait résoudre tous nos problèmes ; d'autres en revanche affirment qu'elle reste le seul espace démocratique possible. Les conflits récents, en Europe et dans le monde, ont montré que le discours nationaliste finit par renforcer les tenants d'une nation purifiée de ses éléments hétérogènes. Du Kosovo au Timor, la fièvre nationale sert l'exclusion de l'autre et la barbarie. Une société civile mondiale devrait fonder une citoyenneté délivrée des appartenances exclusives, s'appuyant sur la reconnaissance des identités individuelles et collectives et respectant les différences culturelles. Un droit international des citoyens prend peu à peu le pas sur les logiques étroites de la souveraineté des Etats-nations. Si des millions de personnes vivent déjà dans cet espace-monde, le dépérissement de l'Etat-nation n'est-il pas inéluctable ?

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Nation, Armand Touati

Langue
Année de publication
2000
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Titre
Nation
Sous-titre
La fin d'une illusion
Langue
Français
Éditeur
Ddb
Publié
2000
Pages
109
ISBN10
2220047261
ISBN13
9782220047263
Séries
Mots clés
Description
La libre circulation des hommes et des idées, la globalisation des économies, les échanges entre cultures sonnent-ils le glas des nations ? Inventées au XIXe siècle, en Europe et sur le même modèle, les mythologies nationales ont déchaîné les passions et les guerres au cours du siècle qui s'achève. Certains se gaussent aujourd'hui d'une nation idéale qui pourrait résoudre tous nos problèmes ; d'autres en revanche affirment qu'elle reste le seul espace démocratique possible. Les conflits récents, en Europe et dans le monde, ont montré que le discours nationaliste finit par renforcer les tenants d'une nation purifiée de ses éléments hétérogènes. Du Kosovo au Timor, la fièvre nationale sert l'exclusion de l'autre et la barbarie. Une société civile mondiale devrait fonder une citoyenneté délivrée des appartenances exclusives, s'appuyant sur la reconnaissance des identités individuelles et collectives et respectant les différences culturelles. Un droit international des citoyens prend peu à peu le pas sur les logiques étroites de la souveraineté des Etats-nations. Si des millions de personnes vivent déjà dans cet espace-monde, le dépérissement de l'Etat-nation n'est-il pas inéluctable ?